Mona Jafarian

Mona Jafarian
Mona Jafarian en 2024.
Biographie
Naissance
Nationalité
Activité
Essayiste, militante, influenceuse
Appartenance ethno-culturelle
Famille
Autres informations
Organisation
Association Femme Azadi (cofondatrice)
Idéologie
Pahlavisme (en)
Anti-islamisme
Membre de
Œuvres principales
Je suis iranienne (2024), Mon combat (2025)

Mona Jafarian (en persan : مونا جعفریان), née en en Iran, est une militante et essayiste franco-iranienne, cofondatrice en 2022 du collectif Femme Azadi, engagée en faveur du mouvement « Femme, Vie, Liberté » au sein de la diaspora iranienne en France. Elle milite également en faveur d'une transition démocratique en Iran sous l'égide du prétendant au trône Reza Pahlavi et fait des prises de position en soutien à Israël.

Biographie

Mona Jafarian naît en Iran d'une mère kurde et d'un père perse, industriel possédant des usines de porcelaine et de peintures. À l'âge de 18 mois, elle émigre avec sa mère en France à la suite de l'arrivée au pouvoir de l'ayatollah Khomeini. Sa mère devient grossiste en tapis à Paris[1].

Son oncle Mahmoud Jafarian est vice-président du parti unique du régime monarchique de Mohammad Reza Pahlavi Rastakhiz, directeur de la Radiotélévision nationale iranienne et collaborateur de la SAVAK, police politique de Pahlavi[2].

Avant de s'engager publiquement sur la question iranienne, Jafarian exerce comme influenceuse sur Instagram[3].

Engagement

Mona Jafarian est très souvent présentée sur les plateaux comme portant la voix du peuple Iranien, sans que soient rappelés ses engagements à droite et en faveur du gouvernement israélien et du chah d’Iran[4].

Femme Azadi

Après la mort de Mahsa Amini en , Mona Jafarian transforme son compte Instagram en tribune de témoignages sur la répression du régime iranien. Elle cofonde ensuite le collectif Femme Azadi (en persan : « آزادی زن », azadi signifiant « liberté ») en [1]. L'association est déclarée le [5].

Femme Azadi se distingue par son engagement actif en dehors de l’Iran, notamment en France, où elle organise des manifestations, des conférences et des campagnes de sensibilisation pour soutenir le mouvement « Femme, Vie, Liberté » (en persan : « زن، زندگی، آزادی »). Le collectif est décrit par ABC News comme l'un des plus actifs de la diaspora iranienne dans la mobilisation en faveur de ce mouvement[6].

Des militantes du collectif identitaire Némésis sont souvent présentes lors des rassemblements de Femme Azadi[3].

En 2026, certains membres de Femme Azadi estiment auprès de Revue21 que l'association est devenue un instrument au service des ambitions personnelles de sa fondatrice plutôt qu'un mouvement de soutien aux femmes iraniennes[3].

En faveur du prétendant au trône d'Iran

Mona Jafarian est favorable à une prise du pouvoir iranien par le prétendant au trône d'Iran Reza Pahlavi dans le cadre d'une transition démocratique[7]. Acrimed la désigne comme une « figure de proue » des soutiens de Pahlavi en France[8]. Elle est une intervenante régulière sur les chaînes d'information en continu francophones, notamment CNews et i24News, pour commenter l'actualité iranienne[3],[8].

En , Mona Jafarian organise à l'Assemblée nationale une rencontre entre Reza Pahlavi et un groupe de députés réunis autour de Vincent Jeanbrun (Les Républicains) et de Constance Le Grip (Renaissance). Elle avait auparavant tenté, sans succès en raison d'un conflit d'agenda, d'arranger une entrevue entre l'héritier de la monarchie iranienne et Bruno Retailleau, alors ministre de l'Intérieur[9]. Elle est présente aux côtés de Pahlavi lors de la Conférence de Munich sur la sécurité[3].

D'après Revue21, elle serait également associée à des campagnes de harcèlement en ligne contre des membres de la diaspora iranienne, ayant donné lieu à au moins deux plaintes pour harcèlement[3].

En faveur d'Israël

Selon Acrimed, Mona Jafarian est une « ardente défenseuse d’Israël »[8]. Elle cible notamment l'eurodéputée La France insoumise Rima Hassan en raison de ses positions sur le conflit israélo-palestinien[3]. En , elle donne un discours au gala de l'association pro-israélienne Diaspora Defense Force[10]. Elle est également proche du groupe de lobbying ELNET[3].

En , Mona Jafarian cosigne une lettre ouverte adressée au président français Emmanuel Macron, en compagnie de 19 autres personnalités, demandant que la reconnaissance d'un État palestinien soit conditionnée à la libération des otages israéliens et au démantèlement du Hamas[11].

Elle prend position en faveur des frappes israélo-américaines sur l'Iran lors de la guerre d'Iran de 2026[3].

Autres prises de position

Elle prend position contre ce qu'elle désigne comme une emprise croissante de l'islamisme en Occident[1] et revendique ouvertement être islamophobe[3][4]. Le Monde la désigne proche du Printemps républicain[9]. Dans son livre Mon combat ainsi que dans ses interventions publiques, Jafarian exprime une hostilité envers la gauche française[3].

Selon elle, le parti Reconquête l'aurait approchée en vue d'une éventuelle candidature, information que Sarah Knafo dit ignorer[3].

Sur les réseaux sociaux

Arrêt sur images note que sur les réseaux sociaux, elle emploie des méthodes de cyberharcèlement très agressives envers ses détracteurs (allant des journalistes à l'ONU), utilisant insultes et menaces[4].

Œuvres

  • Je suis iranienne : Victimes des mollahs, des femmes témoignent de leur courageux combat pour la liberté, Humensis / L’Observatoire, 2024.
  • Mon combat, Stock, 2025.

Réception

Je suis iranienne a été salué par Le Point pour la force des témoignages recueillis[12], mais certains critiques, comme Samir Belahsen, ont souligné une représentation jugée partielle de la complexité iranienne[13].

Références

  1. Anne Fulda, « Mona Jafarian, une combattante pour les femmes iraniennes qui alerte sur l’emprise islamiste » Accès payant, sur Le Figaro, (consulté le )
  2. « Chère Mona Jafarian - Boxing Day #65 », sur www.blast-info.fr, (consulté le )
  3. Mehdi Bouzouina et Thomas Guichard, « D’Instagram à CNews : Mona Jafarian, la porte-flingue parisienne des monarchistes iraniens » Accès libre, sur Revue21, (consulté le )
  4. Maya Elboudrari, « Mona Jafarian : "porte-voix" des Iraniens sur les plateaux, harcèlement sur les réseaux », sur www.arretsurimages.net,
  5. « Association FEMME AZADI : Chiffre d'affaires, statuts, extrait d'immatriculation », sur www.pappers.fr (consulté le )
  6. (en) A. B. C. News, « How a women's group is spurring 'revolution' in Iran, 45 years after the Islamic Revolution », sur ABC News (consulté le )
  7. Judith Beller, « Mona Jafarian à la gauche pro-mollah : "Cessez de parler à la place des concernées" » Accès payant, sur Marianne, (consulté le )
  8. Quentin Müller, « Iran : lobbying pro-chah dans les médias français » Accès libre, sur Acrimed, (consulté le )
  9. Lucas Minisini, « Comment Reza Pahlavi, l’héritier du dernier chah d’Iran, tisse son réseau en France » Accès payant, sur Le Monde, (consulté le )
  10. Élodie Safaris, « Les nouveaux antisémites" : le livre à la thèse jamais démontrée (1/3) », sur www.arretsurimages.net (consulté le )
  11. Juliette Barthe, « Gainsbourg, Arthur, Sfar… 20 personnalités interpellent Macron avant sa reconnaissance de la Palestine », sur Le Point, (consulté le )
  12. « En Iran, des hommes aussi se battent pour la liberté des femmes », sur Le Point.fr (consulté le )
  13. « Je suis Iranienne de Mona Jafarian - Par Samir Belahsen », sur Quid.ma (consulté le )
  • icône décorative Portail de l’Iran et du monde iranien
  • icône décorative Portail des femmes et du féminisme