Monplaisir (Schaerbeek)

Monplaisir
Monplaisir (Schaerbeek)
La gare de Schaerbeek vue depuis l'avenue Monplaisir
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région de Bruxelles-Capitale Région de Bruxelles-Capitale
Ville Schaerbeek
Arrondissement Bruxelles-Capitale
Géographie
Coordonnées 50° 52′ 36″ nord, 4° 22′ 37″ est
Transport
Gare Schaerbeek
Tramway (T)(92)
Bus (B)(58)(59)(69)
Localisation
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Monplaisir
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Monplaisir

Monplaisir est un lieu-dit de la commune belge de Schaerbeek (Région de Bruxelles-Capitale)[1]. Il est aussi appelé quartier de la gare de Schaerbeek à cause de la présence ce celle-ci dans le quartier.

Historique

Le domaine de Monplaisir, gravure de Jacques Le Roy, vers 1730
Extrait de la carte de Ferraris de 1777 localisant le château "Mon Plaisir"

Le , Pierre Ferdinand Rose achète des terrains bordant la Senne à Helmet, un hameau de Schaerbeek. Vers 1690 il y fait construire une demeure, qu'il appelle Villa Scaerbeck. Son fils le vend à un prince de Holstein-Norbourg, qui l'occupe de 1711 jusqu'à sa mort en 1722. De 1730 il existe une gravure du domaine, montrant des jardins étendus, agrémenté des pièces d'eau et fontaines[2].

Un futur propriétaire, Jérôme de Tassillon, seigneur de Terlinden le loue à partir du et jusqu’en 1780, à Charles de Lorraine. Certains pensent que ce serait ce dernier qui utilise pour la première fois le nom "Monplaisir" pour le domaine. De toute façon, il y organise des festivités et des parties de chasse. Monplaisir était alors destiné à la culture de "plantes de choix" et à l'élevage d'animaux destinés à peupler les chasses royales, ce qui inclut une fauconnerie, une faisanderie et des volières[2].

Sous Jean-Sébastien Vaume la domaine change d'affectation : de 1786 à 1790 il y installe, ensemble avec Vermy de Villars, une manufacture de porcelaine (Manufacture de Monplaisir), dont on peut admirer les produits au Musée Art et Histoire[3].

Entre 1806 et 1811 le domaine est reconstruite, et à nouveau utilisé comme maison de plaisance jusqu'en 1888. Suivent encore 18 ans qu'il accueille la première blanchisserie mécanique du pays. Par un arrêté royal du le domaine fut exproprié, ses bâtiments détruits en 1907, pour faire place à la création d'un nouveau quartier[4].

L'ingénieur communal des Travaux, Octave Houssa, en dessine le "Plan no 3. Aménagement des quartiers Mon Plaisir et Helmet, Projet d’Avenues et Rues nouvelles, 11.04.1904". Monplaisir et Helmet y sont clairement identifiés comme deux quartiers différents, le premier à caractère bourgeois, avec des larges avenues, le deuxième plus populaire, à rues plus étroites. L'appellation "Helmet" se voit ainsi réduite à la partie supérieure, au-delà de l'avenue Georges Eekhoud, du square François Riga et de la rue Nestor De Tière[5].

Le nouveau quartier montre un plan de rues symétrique, organisé de deux cotés de la nouvelle avenue Huart-Hamoir, qui lie la gare de Schaerbeek en bas à l'Église d'Helmet. Le coté sud-ouest de l'avenue se remplit bien des maisons entre 1904 et 1914, dont beaucoup des bâtisses art nouveau. La Première guerre mondiale interrompe les travaux, l'autre coté de l'avenue devient un quartier homogène de l'entre-deux-guerres[6],[7]. Les deux quartiers ne se ressemblant donc visuellement pas du tout, un nom en commun pour les deux à des problèmes de se maintenir, le nom Monplaisir souvent étant utilisé pour le coté plus ancien seulement[réf. nécessaire]. La construction de la nouvelle église est achevée en 1930. La rue qui longe les chemins de fer porte le nom avenue Monplaisir.

Références

  1. Monplaisir sur 1030.be
  2. Alain Guillaume et Marc Meganck, Schaerbeek, Bruxelles, MRBC, coll. « Atlas du sous-sol archéologique de la Région de Bruxelles » (no 16), (ISBN 978-2-93045-700-0), p. 75-76
  3. Alain Guillaume et Marc Meganck, Schaerbeek, Bruxelles, MRBC, coll. « Atlas du sous-sol archéologique de la Région de Bruxelles » (no 16), (ISBN 978-2-93045-700-0), p. 77-79
  4. Alain Guillaume et Marc Meganck, Schaerbeek, Bruxelles, MRBC, coll. « Atlas du sous-sol archéologique de la Région de Bruxelles » (no 16), (ISBN 978-2-93045-700-0), p. 77-80
  5. Caroline Berckmans et Isabelle de Pange, Schaerbeek, Introduction urbanistique, Bruxelles, Service public régional de Bruxelles, Direction des Monuments et des Sites, 2013-2014 (lire en ligne), p. 39
  6. PatriS absl, Le Quartier Huart Hamoir (fiche)
  7. Laure Eggerickx, Schaerbeek, Bruxelles, Guides CFC-Éditions, (ISBN 2-930018-28-3), p. 49-53

Voir aussi

Articles connexes

Bibliographie

  • Caroline Berckmans et Isabelle de Pange, Schaerbeek, Introduction urbanistique, Bruxelles, Service public régional de Bruxelles, Direction des Monuments et des Sites, 2013-2014, 52 p. (lire en ligne)
  • Louis Robyns de Schneidauer, Contribution à l’histoire du château et de la manufacture impériale et royale de porcelaine de Monplaisir à Schaerbeek, Anvers, De Sikkel, 1942.
  • A. Guillaume et M. Meganck (en collab. avec Cl. Dumortier), « Schaerbeek », dans Atlas du sous-sol archéologique de la région de Bruxelles, t. 16, coord. par S. DEMETER, Bruxelles, Direction des Monuments et des Sites – Musées royaux d’Art et d’Histoire, 2006.
  • Michèle Galand, Charles de Lorraine, gouverneur général des Pays-Bas autrichiens (1744-1780), Bruxelles, Éditions de l'Université de Bruxelles, , 203 p. (ISBN 2-8004-1076-0).


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