Mont Écho
| Mont Écho | |
Vue du versant nord-ouest au printemps depuis le chemin du Mont-Écho à proximité du chemin de la Falaise. | |
| Géographie | |
|---|---|
| Altitude | 751 m |
| Massif | Monts Sutton (montagnes Vertes, Appalaches) |
| Coordonnées | 45° 05′ 47″ nord, 72° 30′ 13″ ouest |
| Administration | |
| Pays | |
| Province | Québec |
| Région | Estrie |
Le mont Écho est un sommet des monts Sutton culminant à 751 m d'altitude, dans la municipalité de Sutton[1]. Il offre une vue panoramique sur la chaîne des montagnes Vertes du Vermont.
Toponymie
Avant l'aménagement de la station de ski, la propriété était connue sous le nom d'Echo Valley[2],[3]. Il est probable que le nom de la station de ski fut dérivé de cette appellation[4].
Géographie
Situation, topographie

S'élevant entre 750 m[5] et 761 m[6] d’altitude, ce mont se situe à l’est du village de Sutton et au sud-ouest du mont Singer.
La montagne comprend plusieurs petits étangs, mares temporaires et milieux humides[7]. Parmi les plus importants figure le lac Cliff, un petit lac de montagne situé sur le versant nord-est. Il s'agit d'une propriété privée appartenant au « Sutton Cliff Lake Club »[8]. L’Étang-aux-Herbages, traversé par le ruisseau Singer, est localisé sur le versant est de la montagne[7]. Par ailleurs, le ruisseau Jackson prend sa source sur le mont Singer ainsi que sur le versant nord-est du mont Écho[9].
Histoire
Montagne de ski
Des coupes forestières ont été réalisées sur le mont Écho par Harold Boyce, dans le cadre d’un contrat conclu en 1946 avec la « Atlas Plywood Company »[10]. Par la suite, M. Boyce a fait l’acquisition d’un versant de la montagne[3].
En 1963, M. Boyce a vendu ses terrains situés sur le mont Écho à cinq hommes d'affaires de Waterloo souhaitant y développer une station de ski[3],[2].
La première saison d'exploitation du centre a eu lieu durant l'hiver 1963-1964. À cette époque, la station fut dotée de deux télésièges de la société Gerhard Muller, dont l’un était alors le plus long télésiège double au Canada[2]. Elle disposait également d'une remontée mécanique de type Poma et offrait un réseau de pistes totalisant environ 19 km [11].
Dès sa première saison, la station a rejoint l’Association des stations de ski des Cantons de l'Est et du nord du Vermont, aux côtés des monts Orford, Sutton, North Hatley et Jay Peak[12]. L’année suivante, Bromont s’est joint également à ce regroupement[13].
Malgré certaines bonnes saisons de ski, la station a rencontré d’importantes difficultés financières au fil des années[4]. L’exploitation de la station de ski a fait face à plusieurs défis, notamment la présence d’un plateau au centre du domaine skiable, des conditions parfois rudes pour les skieurs en raison du temps prolongé nécessaire pour atteindre le sommet en télésiège durant les journées froides, un accès difficile au site en voiture[14], l’absence de neige artificielle[4], ainsi qu’une concurrence marquée des stations voisines du mont Sutton et d’Owl’s Head[15].
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La dernière saison d'exploitation de la station de ski du mont Écho a eu lieu durant l’hiver 1977-1978[4]. À la suite de sa fermeture, les équipements ont été partiellement récupérés par le mont Sutton. Les pylônes des télésièges ont été transportés par hélicoptère jusqu'à cette station, où ils ont été réinstallés. La grande remontée mécanique du mont Écho est alors devenue le télésiège V et la plus petite fut réutilisée pour devenir le télésiège I Ouest[14].
Achat par la Domtar
À la fin de l’année 1984[16], la compagnie Domtar a acheté la montagne, pour 390 000 $, dans le but de faire des coupes forestières sur la montagne[17],[18]. Cependant, aucune coupe n’était prévue avant 1990[19]. En , la Domtar a fait une demande de permis de coupe. Le permis fut refusé, car la demande ne respectait plus le nouveau règlement adopté par la MRC le . Dans un même temps, une pétition pour s’opposer aux coupes fut signée par 3 814 personnes et l’idée de faire un parc avec la montagne fut soulevée par le maire du canton de Sutton Raymond Robillard[20],[21].
Malgré le désir de vente en 1994 et la rumeur selon laquelle 15 compagnies étaient intéressées à acquérir le territoire[22], les terrains englobant la montagne et le mont Singer furent plutôt vendus en 2004 à l’organisme Conservation de la nature Canada, devenant le plus grand site naturel privé protégé dans l'Est du Canada[23],[24]. L’Association de conservation du Mont Écho (ACMÉ) fut incorporée la même année[25].
En 2009, le gouvernement du Québec a accordé au territoire le statut de réserve naturelle en milieu privé. Il prend alors le nom de la réserve naturelle des Montagnes-Vertes (RNMV)[26].
Feu de 2025
En , un incendie de forêt d’origine humaine s’est déclaré sur la montagne[27], affectant une superficie entre 0,2[28] et 0,9 hectare[27]. Deux avions-citernes ont été mobilisés pour maîtriser le sinistre, utilisant le lac Brome comme point d’approvisionnement en eau. L’incident a entraîné la fermeture des sentiers ainsi que l’évacuation préventive du secteur[29].
Activités
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Le mont Écho est traversé par le sentier de longue randonnée des Sentiers de l’Estrie, un réseau de sentiers pédestres qui s’étend sur plusieurs municipalités des Cantons-de-l'Est[30]. Un sentier de 12 km permet aussi d’atteindre le sommet durant une journée de randonnée[5].
Dans le bas de la montagne, un autre petit sentier permet d'admirer les gorges du mont Écho[31].
Notes et références
- ↑ Commission de toponymie, « Mont Écho », Banque de noms de lieux du Québec (consulté le 9 août 2025)
- « Au Mont Echo: le plus long télésiège double au Canada », La Presse, 28 novembre 1963, p.43 (consulté 9 août 2025)
- (en) « Obituary Harold Homer Boyce », The Record, 9 juillet 1991, p.10 (consulté le 9 août 2025)
- (fr-CA) Jacques Poulin, « Mont Écho - Zone.Ski », (consulté le )
- (fr-CA) « Mont Écho - Les Sentiers de l'Estrie inc. - Sentiers de randonnée - Sherbrooke | Cantons-de-l'Est (Estrie) », sur Tourisme Cantons-de-l'Est (consulté le )
- ↑ Direction générale de l’information géographique, Ministère des Ressources naturelles et de la Faune « île Memphrémagog, 31H01-200-0101, (45° 06' 28", -72° 29' 22") », 1/20000, 2003, dans Données Québec, cartes topographiques à l'échelle de 1/20 000, répertoire complet [PDF] (consulté le 9 août 2025)
- Julien Poisson et Louise Gratton, « Plan directeur 2014-2019 pour la Réserve naturelle des Montagnes-Vertes », Conservation de la nature, août 2014, p.8 et 14 (consulté le 9 août 2025)
- ↑ André Croteau, « Cahiers d’histoire No. 21 : Le Sutton Cliff Lake Club plus d’un siècle d’histoire », Héritage Sutton, novembre 2014, p.28-39, (ISSN 1916-4211)
- ↑ Isabel Authier, « Gros plan sur le ruisseau de Jackson [VIDÉO] », sur La Voix de l'Est, (consulté le )
- ↑ (en) Marc Clerk, « Cahiers d’histoire No. 14: Harold Boyce of Sutton, a legend before his time », Héritage Sutton, mai 2011, p.36, (ISSN 1916-4211)
- ↑ « Bienvenue au mont Écho », La Tribune, 24 janvier 1964, p.17 (consulté le 9 août 2025)
- ↑ J.L., « Mont Écho et Jay Peak ont surpris les directeurs des clubs de l'ACSM », La Presse, 14 novembre 1963, p.21 (consulté le 9 août 2025)
- ↑ « Ski dans l’est », La Voix de l’Est, cahier 2, 23 janvier 1965, p.3 (consulté le 9 août 2025)
- remontees-mecaniques.net, « Télésiège fixe 2 places (TSF2) V - www.remontees-mecaniques.net », sur www.remontees-mecaniques.net (consulté le )
- ↑ Jacques Coulon, « D’une pente à l’autre dans les Cantons de l’Est », Le Devoir, 22 décembre 1978, p.3 (consulté le 9 août 2025)
- ↑ « Numéro d’inscription 143530, Circonscription foncière de Brome » dans le registre foncier en ligne (consulté le 9 août 2025).
- ↑ Jacqueline de Bruycker, « Le mont Echo convoité par la Domtar », La Voix de l’Est, 12 décembre 1984, p.6-7 (consulté le 9 août 2025)
- ↑ (en) Merritt Clifton, « Mount Echo: To clear cut or not to clear cut, that is the question », The Record, 14 février 1985, p.7 (consulté le 9 août 2025)
- ↑ (en) Merritt Clifton, « Domtar Mt. Echo cut will get minister’s eye », The Record, 1er février 1985, p.3 (consulté le 9 août 2025)
- ↑ Vincent Marissal, « Mont Écho : un règlement du canton empêchera les coupes à blanc », La Voix de l’Est, 4 août 1992, p.7 (consulté le 9 août 2025)
- ↑ (en) Caroline Kutschke, « Sutton Township rejects Domtar logging plan », The Record, 10 août 1992, p.3 (consulté le 9 août 2025)
- ↑ (en)Sharon McCully, « Land trust mobilizes to save Singer Mountain », The Record, 9 mai 1994, p.3 (consulté le 9 août 2025)
- ↑ (en)Maurice Crossfield, « $8.3 million project to conserve Sutton mountains », The Record, 6 août 2004, p.1, 8 (consulté le 9 août 2025)
- ↑ Marie Tison « Domtar contribue à la création d’un site protégé », La Tribune, Cahier 1, 7 août 2004, p.A11 (consulté le 9 août 2025)
- ↑ « Acme | MECA », sur www.meca-acme.com (consulté le )
- ↑ « Réserve naturelle des Montagnes-Vertes », sur Réserve naturelle des Montagnes-Vertes (consulté le 9 août 2025)
- Sarah Arsenault et Marie-Hélène Rousseau, « Le feu au mont Écho à Sutton est d’origine humaine », sur Radio-Canada, (consulté le )
- ↑ « Prévention et suppression des feux de forêt | SOPFEU », sur www.sopfeu.qc.ca (consulté le )
- ↑ (fr-CA) Chloé Bourquin, « Mont Écho, à Sutton: Un incendie de forêt force l’évacuation des sentiers », La Presse, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Écho », sur www.lessentiersdelestrie.qc.ca (consulté le )
- ↑ « Winter Newsletter 2025 | MECA », sur www.meca-acme.com (consulté le )
Liens externes
- Ressources relatives à la géographie :
- La zone Écho
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