Mont Chamaroux

Mont Chamaroux
Vue du mont Chamaroux.
Vue du mont Chamaroux.
Géographie
Altitude 1 476 m[1]
Massif Cézallier (Massif central)
Coordonnées 45° 20′ 45″ nord, 2° 55′ 48″ est[1]
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Puy-de-Dôme
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Mont Chamaroux
Géolocalisation sur la carte : Puy-de-Dôme
(Voir situation sur carte : Puy-de-Dôme)
Mont Chamaroux

Le mont Chamaroux est un sommet des monts du Cézallier. Il se trouve dans le Sud du département du Puy-de-Dôme dans la commune d'Anzat-le-Luguet et culmine à 1 476 mètres d'altitude.

Toponymie

Le sommet, également appelé pic de Chamaroux, est mentionné sous la forme V. de Chamaurou sur la carte de Cassini. Sa partie supérieure porte le nom d’Hort de las Fadas, ce qui signifie « jardin des fées »[2].

Le toponyme Chamaroux pourrait signifier « lieu élevé »[3].

Géologie

Des cinérites schisteuses ont été découvertes au sud-est du mont, à une altitude d'environ 1 345 m[4].

La source de la Couze d'Ardes se situe à proximité.

Vue du sommet depuis Montgreleix.

Écologie

Le site est une zone d’estives caractérisée par une diversité de milieux naturels : pelouses acidiphiles à Nard, landes d’altitude, tourbières bombées, prairies humides, mégaphorbiaies, sources et affleurements rocheux. Il abrite plusieurs espèces végétales protégées, telles que l’Andromède (Andromeda polifolia), l’Œillet superbe (Dianthus superbus), le Droséra à feuilles rondes (Drosera rotundifolia), la Ligulaire de Sibérie (Ligularia sibirica), le Lis martagon (Lilium martagon) et le Saule bicolore (Salix bipartita), ainsi qu’une libellule rare, la Leucorrhine douteuse (Leucorrhinia dubia), inscrite sur la liste rouge régionale[5].

Légende

Le sommet du mont Chamaroux, également appelé Suc des Fées, est associé à une légende locale. Son aridité, contrastant avec les pentes verdoyantes, serait attribuée à des forces surnaturelles. Selon le récit, un jeune homme nommé Irald, attiré un samedi soir par une ronde de fées, aurait été entraîné dans une danse infernale. Sauvé de justesse par l’invocation de saint Géraud, il en serait revenu marqué à vie. Depuis, le lieu est appelé l’Hort de las Fadas (« le jardin des fées »)[6],[7].

Notes et références

  1. « Carte IGN classique » sur Géoportail.
  2. Émile Amé, Dictionnaire Topographique du département du Cantal, Impr. nat., (lire en ligne), p. 111
  3. Joël Fouilheron et Marie-Aimée Méraville, Contes populaires de l'Auvergne: Suivi de Mémoire sur la langue et le patois. Suivi de Vie et œuvres de Marie-Aimée Méraville, FeniXX réédition numérique, (ISBN 978-2-307-04402-4, lire en ligne)
  4. Académie des sciences (France) Auteur du texte, « Comptes rendus hebdomadaires des séances de l'Académie des sciences. Séries A et B, Sciences mathématiques et Sciences physiques », sur Gallica, (consulté le )
  5. Conservatoire d'espaces naturels Auvergne, « ZNIEFF 830005461 - Mont Chamaroux », sur https://inpn.mnhn.fr (consulté le )
  6. Bulletin de la Société de mythologie française, Société de mythologie française, (lire en ligne)
  7. Gilbert Laconche, Légendes et diableries du Cantal: Contes des veillées d'autrefois, FeniXX, (ISBN 978-2-307-55815-6, lire en ligne), p. 101-103

Voir aussi

Articles connexes

Bibliographie

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