Mont Saint-Bernard (navire)

Mont Saint-Bernard
illustration de Mont Saint-Bernard (navire)
Le Mont Saint-Bernard avec des chameaux.

Type Vaisseau de 74 canons
Classe Téméraire
Histoire
A servi dans  Marine nationale
 Marine austro-hongroise
Commandé 1807
Armé
Commission
Statut détruit le par un incendie
Caractéristiques techniques
Longueur 54,9 mètres (180 pieds)
Maître-bau 14,5 mètres (48 pieds)
Tirant d'eau 06,9 mètres (23 pieds)
Caractéristiques militaires
Armement 74 canons
Pavillon France

Le Mont Saint-Bernard est un vaisseau de 74 canons de la classe Téméraire en service dans la Marine impériale française puis la Marine autrichienne au début du XIXe siècle.

Conception et construction

Le Mont Saint-Bernard est l'un des nombreux vaisseaux de 74 canons de la classe Téméraire[1].

Sa construction est ordonnée en , en même temps que celles du Rivoli et du Castiglione[2]. Ces trois vaisseaux sont construits dans l'arsenal de Venise récemment pris en main par les Français et incorporé au royaume d'Italie pour le compte de la marine impériale française[2].

Après trois années d'une construction sans histoires mais assez lente, le Mont Saint-Bernard est prêt à être lancé[3],[4]. Le , le Mont Saint-Bernard est sorti de l'arsenal et armé[5], puis passe dans la rade de Malamocco.

La sortie du port des vaisseaux de 74 canons, au tirant d'eau trop important pour la lagune de Venise, était un problème. L'ingénieur Mathurin François Boucher, à partir de l'invention du hollandais Bakker, a été résolu par l'utilisation de chameaux. Le Rivoli l'a testé avec succès en 1811.

Le , l'opération de levage du vaisseau commence, sous les ordres de Jean Tupinier[6]. Le Mont Saint-Bernard franchit sans encombre la barre de sable.

Service actif

Marine impériale française

Le Mont Saint-Bernard participe à la défense de Venise lors de son blocus par les Britanniques en [7]. Le , après l'abdication de Napoléon 1er à la fin de la guerre de la Sixième Coalition, le vice-roi d'Italie, Eugène de Beauharnais, fait cesser les hostilités le . Il livre alors Venise aux Autrichiens, ainsi que les navires de guerre, dont le Mont Saint-Bernard.

Marine autrichienne

Les autorités autrichiennes ayant trop de navires pour leurs besoins maritimes, ils tentent de vendre les grosses unités à plusieurs pays, sans succès[8]. Le [9], un incendie accidentel à l'arsenal de Venise détruit deux des quatre vaisseaux de ligne.

Références

Bibliographie

  • Étienne Taillemite, Dictionnaire des marins français, Paris, Tallandier, coll. « Dictionnaires », , 537 p. [détail de l’édition] (ISBN 978-2847340082)
  • Jean Meyer et Martine Acerra, Histoire de la marine française : des origines à nos jours, Rennes, Ouest-France, , 427 p. [détail de l’édition] (ISBN 2-7373-1129-2, BNF 35734655)
  • Bernard Quintin et Danielle Quintin, Dictionnaire des capitaines de vaisseau de Napoléon, Paris, SPM, , 427 p. (ISBN 2-901952-42-9)
  • Jean Tupinier et Bernard Lutun (établissement du texte et annotation) (préf. Étienne Taillemite), Mémoires du baron Tupinier : 1779-1850, Éditions Desjonqueres, (ISBN 2-904227-81-4)
  • (en) Rif Winfield et Stephen S. Roberts, French warships in the age of sail, 1786-1861, Barnsley, Seaforth Publishing, , 464 p. (ISBN 978-1-848-32204-2, lire en ligne), p. 188-192
  • O. Troude, Batailles navales de la France, vol. IV, Paris, (lire en ligne), p. 155-158
  • Michel Vergé-Franceschi (dir.), Dictionnaire d'Histoire maritime, Paris, éditions Robert Laffont, coll. « Bouquins », , 1508 p. (ISBN 2-221-08751-8 et 2-221-09744-0)
  • Rémi Monaque, Une histoire de la marine de guerre française, Paris, éditions Perrin, , 526 p. (ISBN 978-2-262-03715-4)
  • Jean-Michel Roche (dir.), Dictionnaire des bâtiments de la flotte de guerre française de Colbert à nos jours, t. 1, de 1671 à 1870, éditions LTP, , 530 p. (lire en ligne)
  • (en) Lawrence Sondhaus, The Habsburg Empire and the Sea: Austrian Naval Policy, 1797–1866, West Lafayette, Purdue University Press, (ISBN 0-911198-97-0)

Liens internes

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