Mont Sainte-Victoire avec grand pin

La Montagne Sainte-Victoire au grand pin
Artiste
Date
Vers
Type
Matériau
Dimensions (H × L)
67 × 92 cm
Série
Propriétaires
No d’inventaire
P.1934.SC.55
Localisation

Mont Sainte-Victoire avec grand pin ou La Montagne Sainte-Victoire au grand pin est une peinture à l'huile sur toile réalisée vers 1887 par l'artiste français Paul Cézanne. Elle est la propriété du Courtauld Institute of Art depuis 1934 et est exposée dans la galerie de Somerset House. Elle appartient à une série de peintures à l'huile de la montagne Sainte-Victoire que Cézanne a peintes tout au long de sa carrière.

Description

Dans une lettre adressée à son ami Émile Zola, écrite le , Cézanne décrivit la montagne Sainte-Victoire, telle qu’il la voyait depuis la fenêtre du train reliant Aix à Marseille, en ces termes : « Quel beau motif »[1].

Cette lettre fut rédigée environ six mois après l’ouverture de la ligne ferroviaire. À cette époque, âgé de trente-neuf ans, Cézanne commença enfin une série de peintures consacrées à la montagne Sainte-Victoire, dans sa ville natale — un sujet qu’il n’avait encore jamais représenté auparavant. Il est donc très probable que la série des Montagne Sainte-Victoire de Cézanne ait été inspirée par le paysage observé depuis la fenêtre du train en mouvement[2].

En effet, comme dans de nombreuses autres œuvres de la série des Montagne Sainte-Victoire, ce tableau représente également le pont ferroviaire de la ligne Aix-Marseille, qui traverse la vallée de l’Arc, près du centre droit de la composition[2].

Le sujet du tableau est la montagne Sainte-Victoire vue de Montbriant, en Provence dans le sud de la France. Cézanne passait beaucoup de temps dans la région d'Aix-en-Provence à cette époque, et a développé une relation particulière avec le paysage[3]. Montbriant était la propriété de Maxime Conil, beau-frère de Cézanne qui y a travaillé souvent.

Postérité

On aperçoit ce paysage de Cézanne par les fenêtres du triptyque Une affaire de pommes n°2 (Cézanne)[4] peint par Herman Braun-Vega en 1970[5] pour célébrer le rôle de "père créateur" de certains mouvements artistiques joué par Cézanne[6].

Notes et références

  1. ↑ Paul Cézanne, Correspondance, recueillie, annotée et préfacée par John Rewald, nouvelle édition révisée et augmentée, Paris: Bernard Grasset, 1978, p. 165.
  2. Tomoki Akimaru, « Cézanne et le chemin de fer (1) : Une origine cachée de la vision moderne », (consulté le )
  3. ↑ « Notice », sur artandarchitecture.org.
  4. ↑ Herman Braun-Vega, « Une affaire de pommes n°2 (Cézanne) », Triptyque, Acrylique sur toile, 200 x 200 cm x 3, sur braunvega.com, (consulté le )
  5. ↑ Pierre Henry, « Comment un peintre convoque dans son tableau quelque chose de plus que la peinture », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne) :

    « En 1970, [...] on voit le tableau devenir un lieu d'étude et de questionnement. [...] Ce questionnement s'exerce à propos de Cézanne. La composition est panoramique. On aperçoit de gauche à droite trois fenêtres dont deux sont ouvertes et dans l'espace desquelles se fait admirer le paysage provençal tel que le peignait le maître. »

  6. ↑ « Herman Braun », Les Nouvelles Littéraires,‎ , p. 14 (lire en ligne)

Liens externes

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