Monument aux morts de Rodez
| Monument aux morts de Rodez | |
La Victoire, sur son socle en acier | |
| Présentation | |
|---|---|
| Nom local | La Victoire |
| Inscription | La ville de Rodez à nos soldats victorieux |
| Date de construction | 1923 |
| Géographie | |
| Pays | France |
| Subdivision administrative | Occitanie |
| Subdivision administrative | Aveyron |
| Localité | Rodez |
| Adresse | Jardin du Foirail |
| Coordonnées | 44° 21′ 05″ nord, 2° 34′ 14″ est |
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Le monument aux morts de Rodez, dans le département français de l'Aveyron, est une œuvre du sculpteur Denys Puech de 1923. Nommé La Victoire, il se dresse dans le jardin du Foirail.
Description
Le monument, symbolisant la victoire française en 1918, représente une femme ailée et casquée, levant les bras au ciel et écrasant sous ses pieds l'aigle allemand. Elle est érigée sous un socle cubique évidé en acier corten, de même type que les façades du musée Soulages voisin[1] et sur la face duquel est gravée « La ville de Rodez à ses soldats victorieux ». Sur les flancs intérieurs du socle sont inscrits d'un coté les morts de la Première Guerre mondiale et de l'autre ceux de la Seconde Guerre mondiale.
Histoire
Les combats de la Première Guerre mondiale tuèrent plus de 400 soldats ruthénois. Dès la signature de l'Armistice, la municipalité de Rodez souhaite ériger un monument « à la victoire »[2]. Un comité est alors mis en place pour l'érection de ce monument, son implantation devant se faire en lieu et place de la statue de Samson, qui se dresse dans un square devant la cathédrale Notre-Dame[2] en préservant les arbres. Ce qui ne sera pas pris en compte par le paysagiste qui les fera abattre. La statue de Samson est déplacée dans le jardin du Foirail (elle sera fondue par les Allemands sous l'Occupation)[2].
La réalisation de la statue est confiée au sculpteur aveyronnais Denys Puech, auteur de plusieurs œuvres pour la ville et qui avait proposé de la réaliser gracieusement. Une cabale va se monter contre lui, l'accusant d'avoir proposé gratuitement ses services pour s'assurer cette commande prestigieuse au détriment d'artistes locaux aussi talentueux et nécessiteux[3]. Mal défini, le projet initial, une Victoire ailée en bronze encadrée par deux colonnes et reposant sur une plateforme, est rejeté par le comité le . En octobre de cette année, l'artiste travaillant toujours sur cette maquette, supprima la plateforme qu'il jugeait trop imposante pour la taille du square. En 1923, le Comité impose la présence d'une statue d'un soldat mourant aux pieds de la Victoire[Note 1]. En 1923, Denys Puech faisait part de sa lassitude : « J'en ai tant fait de maquettes que je ne vois plus quelle est la meilleure ». Le , c'est finalement son premier projet qui est validé. Cela sera sa dernière réalisation pour la ville de Rodez. La statue est achevée la même année et inaugurée le en présence d'Émile Borel, ministre de la Marine et député de l'Aveyron. Elle se dresse, encadrée par deux colonnes, sur un imposant socle en pierre sur lequel sont gravés le nom des soldats disparus.
L'emplacement du monument devant la cathédrale fait polémique : il n'est pas positionné exactement face à l'édifice, ni dans l'axe de l'avenue et sa matière un peu laiteuse jure avec la façade en grès rose de la cathédrale[2]. « On ne peut s’empêcher de voir que le monument n’est point dans l’axe, ni par rapport à la façade qui se trouve derrière ni par rapport à l’avenue qui se trouve devant. Il apparaît comme un tableau fraîchement brossé, mais placé de guingois dans un cadre d’occasion trop grand, mal assorti, sans unité, trop ancien ou trop banal. »[2]. Dès son érection, le maire Louis Lacombe fera planter une vingtaine de conifères tout autour du monument pour amoindrir cet effet.
En 1974, la municipalité décide de déplacer la statue pour rendre la perspective sur la cathédrale[2]. Les arbres sont coupés et la statue est installée dans le jardin du Foirail sur un socle de pierre plus simple[2].
En 2014, avec le projet de rénovation urbaine du Foirail, la statue est restaurée et installée à son emplacement actuel, à l'extrémité est du jardin[2], à l'angle des avenues Victor-Hugo et de la rue Planard. Elle repose désormais sur un socle en acier corten[2], parallélépipède évidé, œuvre d'une société locale, ATS Laser, de Lioujas[1].
Notes
- ↑ Les archives municipales de Rodez possèdent une photographie de la maquette avec un soldat mourant au pied de la Victoire
Références
- « Rodez : un socle de corten pour le monument aux morts », Centre Presse, (lire en ligne, consulté le )
- « Monument de la Victoire : l'oeuvre polémique de Denys Puech », Centre-Presse, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Maquette du monument aux morts de Rodez (Colonne avec Victoire à mi-hauteur) », notice no 05500000895, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Joconde, ministère français de la Culture
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