Morane-Saulnier MS.733 Alcyon
| Rôle | Avion d'entraînement |
|---|---|
| Constructeur |
|
| Équipage | 3 |
| Premier vol | |
| Mise en service | 1952 |
Dimensions
| Longueur | 9,34 m |
|---|---|
| Envergure | 11,29 m |
| Hauteur | 3,46 m |
| Surface alaire | 20,40 m2 |
| Max. à vide | 1,262 t |
|---|---|
| Max. au décollage | 1,67 t |
| Moteur(s) | Potez 6D six cylindres en ligne refroidi par air |
|---|---|
| Puissance totale |
177 kW (240 ch) |
| Vitesse de croisière maximale | 200 km/h |
|---|---|
| Vitesse maximale | 240 km/h |
| Autonomie | 4 h |
| Plafond | 4 800 m |
| Charge alaire | 82 kg/m2 |
| Puissance massique | 106 W/kg |
Le Morane-Saulnier MS.733 Alcyon est un avion d'entraînement français. Le premier MS.733 prit son envol le . En version militaire, il a équipé l'École de l'air de Salon de Provence. L'armée de l'air en commanda 200 dont 40 pour l'Aéronavale. La première escadrille qui perçut des Morane 733 fut la 51S. Mais il a aussi été utilisé durant la guerre d'Algérie comme avion anti-guérilla. Il était alors armé de mitrailleuses, de paniers lance-roquettes et de bombes anti-personnel.
En version civile, le SFA de Saint-Yan[1] et Air France l'ont utilisé pour la formation ou le perfectionnement des pilotes de ligne.
Une quinzaine d'appareils furent exportés au Cambodge, d'autres en Grande-Bretagne, en Italie et en Allemagne fédérale[2].
Histoire
Genèse et développement (1949 - 1951)
Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, l'industrie aéronautique française cherche à se reconstruire. En 1949 la société Morane-Saulnier répond à un programme d'état visant à doter l'armée de l'air et l'aéronautique navale d'un nouvel avion d'entraînement de début et de transition.
Le projet initial nommé MS.730, effectue son premier vol le 11 aout 1949. Il s'agit d'un monoplan à aile basse de construction entièrement métallique, caractérisé par un train d'atterrissage fixe et un moteur Mathis de 180 ch. Cependant, les performances sont jugées insuffisantes par les autorités militaires. Morane-Saulnier développe alors plusieurs variantes pour corriger ces lacunes : le MS.731, équipéde'un moteur Argus de 240 ch et conservant un train fixe, et le MS.732, équipé d'un moteur Potez 6D de 240 ch et doté d'un train d'atterrissage escamotable.
C'est finalement le MS.733, synthèse des essais précédents, qui effectue son vol inaugural le . Cette version définitive adopte le moteur Potez 6D-30 de 240 ch et un train d'atterrissage rentrant vers l'extérieur de l'aile. Baptisé « Alcyon », l'appareil entre en production de série après cinq exemplaires de présérie[3].
Carrière militaire
La production totale s'élève à environ 200 exemplaires. L'Armée de l'Air en reçoit 145 (utilisés principalement à l'École de l'Air de Salon-de-Provence) et la Marine nationale 40 exemplaires (affectés notamment aux escadrilles 51S et 52S).
Bien que conçu pour l'instruction, l'Alycon connaît une carrière opérationnelle durant la Guerre d'Algérie. Entre 1956 et 1958, plusieurs appareils sont modifiés pour des missions d'appui feu et de lutte anti-guérilla. Équipés de lance roquettes, de mitrailleuses et de bombes anti-personnel,ils opère au sein des escadrilles d'aviation légère d'appuis (EALA). Cependant, leur performance sous les climats chauds s'avère limité pour ce type de mission.
À l'exportation, le Cambodge acquiert une quinzaine d'appareils qui servent également de plateformes de combat lors des conflits locaux dans les années 1960 et 1970[4].
Utilisation civile
Après son retrait progressif des unités de première lignes à la fin des années 50, le MS.733 entame une seconde carrière dans le secteur civile. Le Service de la formation aéronautique et le centre de Saint-Yan l'utilise intensivement pour la formation des pilotes de ligne, notamment pour le perfectionnement au vol aux instruments. Air France l'utilise également pour la sélection et l'entraînement de ses cadets jusque dans les années 1960.
Retraite
Robuste et apprécié pour ses qualités de vol, l'Alycon est devenu un avion de collection après sa réforme définitive des services publics. Aujourd'hui, on estime qu'une cinquantaine d'appareils subsistent à travers le monde, dont une grande partie en France, maintenus en état de vol par des associations de passionnés[5].
Caractéristiques
À l'avant l'élève-pilote et l'instructeur sont assis côte-à-côte et ont accès à toutes les commandes. La place arrière centrale est destinée au passager passif mais dispose d'un équipement de tête radio comme les deux autres. Originellement équipé d'une hélice bipale, le SFA l'a fait équiper d'une hélice tripale Hartzell. Le train d'atterrissage est rentrant vers l'extrémité des ailes. Il dispose d'une instrumentation complète qui fait un avion de formation par excellence.
Notes et références
- ↑ « Un nouveau MS 733 dans le ciel gersois », Le Fana de l'Aviation, no 594, , p. 5.
- ↑ [PDF] « http://www.hydroretro.net/etudegh/de_ms_a_socata.pdf »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?)
- ↑ « Morane-Saulnier MS.733 Alcyon [in french] », sur www.ffaa.net (consulté le )
- ↑ « Morane Saulnier MS733 Alcyon », sur Ailes Anciennes Toulouse (consulté le )
- ↑ « LE MORANE SAULNIER 733 », sur MARINE 733 (consulté le )
Liens externes
- Site de l'association Nostalgic'Aéro qui possède deux Alcyon
- Site de l'association Morane Marine qui fait voler trois Alcyon
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