Mou'in Bsissou

| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 57 ans) Londres |
| Nationalités | |
| Formation |
Université américaine au Caire (jusqu'en ) |
| Activités |
Poète, dramaturge, écrivain, Militant communiste |
| Fratrie |
Abidin Bisisu (d) |
| Influencé par |
Abu Salma (en) |
|---|
Mou'in Bsissou, né en 1926 à Gaza et mort le à Londres, est un homme politique, poète et dramaturge palestinien.
Biographie
Après une scolarité à Gaza, il entre en 1948 à l'université américaine du Caire, d'où il sort diplômé en journalisme en 1952. Il publie ses premiers poèmes dans le magazine al-Hurriyya (« La liberté ») à Jaffa en 1944. Son premier recueil de poésie, al-Ma‘raka (« La bataille ») paraît en 1952[1].
Il contribue dans les années 1970 au magazine de l'OLP, Falastin Al-Thawra (en) (« Palestine révolutionnaire »)[1].
Certains de ses poèmes ont été traduits en français[2].
Il meurt à Londres d'un arrêt cardiaque le . Israël s'oppose au souhait de sa famille de l'inhumer à Gaza, si bien qu'il repose au Caire[1].
Engagement politique
En 1953, il est élu secrétaire général du parti communiste de la bande de Gaza[1]. Professeur d'anglais au camp de réfugiés de Bureij, il est actif au sein du syndicat des enseignants de l'UNRWA[1],[3]. En , un commando israélien tue une vingtaine de civils dans le camp. Bseisso est à la tête des manifestations[3]. Fin , une autre opération de représailles est dirigée contre les militaires égyptiens stationnés à Gaza. À nouveau, Bseisso mène les cortèges de protestation. Il est arrêté et transféré dans une prison en Égypte[4]. En 1958, lorsque les relations se dégradent entre l'Égypte et le nouveau dirigeant de l'Irak, Abdelkarim Qassem, qui s'appuie sur les communistes, une vague d'arrestations frappe les militants communistes en Palestine administrée par l'Égypte. Bseisso en fait les frais, il est incarcéré et transféré en Égypte[5].
En 1967, quand Gaza est occupée par Israël, Bseisso part pour Damas, puis Beyrouth[1]. Le parti communiste palestinien, privé de son leader, s'en trouve affaibli[6]. En 1970, le chef des FLP, Abdelkader Abou al-Fahm, meurt lors d’une grève de la faim dans sa prison à Ashkelon : Bsissou lui consacre un poème[7].
En 1981, il est nommé conseiller culturel auprès de Yasser Arafat[1].
Distinctions
Il reçoit en 1980 ou 1981 le Lotus Prize for Literature (en)[8].
Références
- (en) « Muin Bseiso - Poets (1926 - 1984) », sur Interactive Encyclopedia of the Palestine Question – palquest (consulté le )
- ↑ Kamel Nasser, « Trois murs pour la salle des torture, de Mou’in Bsissou, poète Palestinien (1927-1984) emprisonné dans les années 1950 et exilé - في سبيل العروبة الحضارية - Sur le chemin de l'arabité civilisationnelle », sur في سبيل العروبة الحضارية - Sur le chemin de l'arabité civilisationnelle (consulté le )
- Jean-Pierre Filiu, Histoire de Gaza, Fayard, (ISBN 9782213664200), p. 183
- ↑ Filiu 2012, p. 189.
- ↑ Filiu 2012, p. 245.
- ↑ Filiu 2012, p. 260.
- ↑ Jean-Pierre Filiu, Histoire de Gaza, Paris, Fayard, coll. « Pluriel », (ISBN 978-2-818-50770-4), p. 204.
- ↑ (en) Refqa Abu-Remaileh, « Country of Words: A Transnational Atlas for Palestinian Literature », sur Country of Words: A Transnational Atlas for Palestinian Literature, (consulté le )
Liens externes
- Ressource relative au spectacle :
- Ressource relative à la musique :
- Portail de la poésie
- Portail du théâtre
- Portail de la Palestine