Mouloud Lounaouci
| Nom de naissance | ⵎoⵓⵍoⵓⴷ ⵍoⵓⵏⴰoⵓⵛⵉ |
|---|---|
| Naissance |
Tizi Ouzou, kabylie |
| Nationalité | Algérien |
| Pays de résidence | Algérie |
| Diplôme | |
| Profession | |
| Famille |
Mouloud Lounaouci (en kabyle : ⵎoⵓⵍoⵓⴷ ⵍoⵓⵏⴰoⵓⵛⵉ), né le , est un médecin, linguiste et homme politique algérien originaire de Tizi Ouzou. Il est l'un des principaux militants pour la langue berbère.
Origine et études
Mouloud Lounaouci est né le [1] à Tizi Ouzou en Kabylie. Le frère de Mouloud Lounaouci est Hamid Lounaouci, ministre des Transports entre 1999 et 2001[2].
Après avoir obtenu un baccalauréat en mathématiques en 1968, Mouloud Lounaouci rejoint l'université d'Alger pour étudier la médecine jusqu'en 1976[1].
Études de troisième cycle
Il poursuit ses études supérieures à Tizi Ouzou de 1990 à 1993. Il rejoint l'université Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou où il obtient un Master of Science en « Culture et Civilisation amazighe »[1].
Puis il s'installe à Paris pour rejoindre l'Institut national des langues et civilisations orientales (INALCO) de 1994 à 2000 au sein du Centre de recherche amazigh[1]. Lounaouci obtient un diplôme d'études supérieures de cet institut en sous la direction du professeur Salem Chaker. Son mémoire de diplôme de troisième cycle s'intitule « Essai de sociolinguistique comparée : l'aménagement linguistique dans les domaines (berbère, basque et catalan) ». Il entreprend ensuite un doctorat à l'INALCO sous la direction de Salem Chaker.
Activités politiques
Mouloud Lounaouci est considéré comme l'un des principaux militants du Printemps berbère de 1980. En , il est un des 24 détenus, au sein de la prison de Berrouaghia, par la police lors de ces événements. Ils sont libérés le à la suite d'une mobilisation « populaire et pacifique »[3],[4].
Mouloud Lounaouci est le candidat du Front des forces socialistes (FFS) aux premières élections législatives multipartites algériennes du [1],[5]. Il est candidat dans la circonscription de Larbaâ Nath Irathen (wilaya de Tizi Ouzou), où il est élu à l'Assemblée populaire nationale[6]. Il remporte le premier tour avec une majorité absolue de 55,76 %. Lounaouci ne siège jamais car les élections sont annulées par les militaires le .
Il est le directeur régional de la campagne de Saïd Sadi lors des élection présidentielle de 2004. Dans ce cadre, il exhorte les Kabyles à venir voter pour s'opposer à Abdelaziz Bouteflika[7].
En 2007, à la suite de sa mise à l'écart de la direction, à Tizi Ouzou, du Rassemblement pour la culture et la démocratie, il démissionne du parti[8]. Ce départ lui permet d'abandonner ses « responsabilités partisanes » pour « faire fructifier son expérience et ses talents, notamment dans le domaine amazigh »[9]
Défense de la langue berbère
Mouloud Lounaoussi, membre fondateur et président du Mouvement culturel berbère (MCB)[1],[7], a participé à plusieurs études, recherches et activités liées à l'écriture de la langue amazigh. Ces travaux ont consisté à comparer les options d'écriture de la langue amazigh, soit en tifinagh, soit en alphabet arabe berbère, soit en alphabet berbère latin.
Il participe à la création du Congrès mondial amazigh en . À suite de l'officialisation du tamazight lors de la révision constitutionnelle algérienne de 2016, Mouloud Lounaoussi estime qu'il faut débloquer des financements significatifs pour sa promotion, à défaut cette mesure restera de la « poudre aux yeux ». Il considère que l’arabe reste la langue officielle en Algérie conformément aux termes de la Constitution de 2016[10].
En 2003, il organise avec son frère Hamid Lounaouci le séminaire du MCB dit unifié, avec des participants des « Aurès, du Chenoua, du M´zab, d´Alger, de Kabylie et des représentants des Touaregs ». Par contre, pour le MCD, seuls les militants proches du Rassemblement pour la culture et la démocratie y participent[2]. En 2004, lors de la campagne de l'élection présidentielle algérienne de 2004, il avance, en soutien au candidat Saïd Sadi, que le « Tamazight ne peut être officielle que dans le cadre d´un État unitaire décentralisé »[7].
Mouloud Lounaouci participe à plusieurs reprises aux activités de l'Académie berbère.
Références
- « Mouloud Lounaouci en tournée au Canada », sur Le Matin d'Algérie, (consulté le ).
- A. Saïd, « Une rencontre RCD-RCD », L'Expression, .
- ↑ Arab Chih, « Rencontre avec Mouloud Lounaouci, l'un des précurseurs du Printemps berbère », sur TSA, (consulté le ).
- ↑ Aomar Mohellebi, « Mustapha Bacha : Un homme d’action et de conviction », sur L'Expression, (consulté le ).
- ↑ (ar) « Journal officiel du 4 janvier 1992 » [archive du 17 سبتمبر 2016]
- ↑ « Wilaya de Tizi-Ouzou », Journal officiel de la république Algérienne, no 1, , p. 16 (lire en ligne [archive])
- Arezki Slimani, « Tizi Ouzou : L’offensive du RCD », sur L'Expression, (consulté le ).
- ↑ Djamel Mebrouk, « Mouloud Lounaouci démissionne du RCD », sur La Dépêche de Kabylie, (consulté le ).
- ↑ A. Saïd, « Légistlatives en Kabylie :Rumeurs et activités partisanes fébriles », sur L'Expression, (consulté le ).
- ↑ Tarik Haddouche, « Lounaouci et Chemakh : « L’officialisation de tamazight est un leurre » », sur Tamurt, (consulté le ).
Liens externes
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