Mounir Laggoune

Mounir Laggoune
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Fonctions
Président
Finary
depuis le
Country Manager (d)
Trainline Europe
-
Biographie
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A travaillé pour
Finary (depuis le )
Trainline ( - )
Lidl France (d) (janvier - )
Saint-Gobain (février - )
Sanofi ( - )
Coca-Cola Enterprises (mai - )

Mounir Laggoune, né le à Chambéry, est un entrepreneur français, président et cofondateur de Finary, une entreprise de la fintech spécialisée dans la gestion de patrimoine en ligne. Il est également connu comme créateur de contenu et influenceur financier, actif notamment sur YouTube et LinkedIn[1],[2].

Situation personnelle

Origines

Mounir Laggoune naît le à Chambéry. Sa mère est Allemande, tandis que son père est un immigré algérien de première génération[3].

Petit-fils d'enseignants et de commerçants, Mounir Laggoune grandit entre la Savoie et l'Allemagne[1],[2]. Son père, directeur financier dans de grands groupes, lui transmet très tôt un intérêt pour la finance[1]. Il indique lire le Financial Times dès l'âge de sept ans[1].

Formation

Son parcours scolaire traverse les systèmes éducatifs allemand et français. Il étudie notamment au lycée français d'Anvers[3].

Refusant la voie traditionnelle des classes préparatoires économiques et commerciales, Mounir Laggoune intègre le Global BBA, le programme post-bac de l'ESSEC Business School[3], dont il reçoit le diplôme en 2013[4]. Par la suite, il tente plus tard d'intégrer le programme grande école via les admissions sur titre mais sa demande est refusée[3].

À l'issue de son cursus, il complète sa formation par un apprentissage de la programmation informatique[1].

Carrière professionnelle

Alors qu'il est encore étudiant à l'ESSEC, il effectue un de ses premiers stages chez Sanofi au sein de l'équipe chargée des fonds de pension[3]. Il y occupe le poste d'analyste financier pour placer l'épargne des salariés du groupe pharmaceutique. C'est à ce moment-là, au début des années 2010, qu'il découvre et manie les ETF et la gestion passive[5].

Après l'ESSEC, il tente une incursion en finance d'entreprise chez Lidl, mais l'expérience tourne cours[3]. Il se réoriente alors vers la technologie et rejoint Yoopies, une plateforme web de services à la personne, dont il s'occupe du développement international[6]. Il y fait la connaissance de Julien Blancher, son futur associé au sein de Finary[7].

En 2015, Mounir Laggoune rejoint Captain Train, start-up française spécialisée dans la réservation en ligne de billets de train[2]. L'entreprise est rachetée en 2016 par Trainline dans ce qui est alors l'une des dix plus grosses opérations de sortie de la French Tech[8]. Country Manager pour la région DACH, qui comprend l'Allemagne, l'Autriche et la Suisse, Mounir Laggoune pilote l'expansion de Trainline dans les pays susnommés[7],[9],[10]. Il indique que cette période constitue sa « première » expérience significative de création de valeur financière[2]. En 2019, il participe à l'introduction de Trainline à la Bourse de Londres[11]. En revendant ses parts dans la société, il empoche un demi-million d'euros[5]. Cela lui fait prendre conscience de la nécessité de prendre en main la gestion de ses finances personnelles[11].

Finary

Création

En , au début de la pandémie de Covid-19, Mounir Laggoune cofonde Finary avec Julien Blancher, ingénieur d'applications issue de la première promotion de l'école de programmation 42. Le projet naît d'une frustration partagée vis-à-vis du manque de transparence des banques et des conseillers financiers, accusés de privilégier les produits à forte commission.

Les deux fondateurs développent la première version de la plateforme de gestion patrimoniale en quelques jours dans une chambre d'hôtel à Aix-en-Provence. Ils déposent les statuts constitutifs de Finary, en tant que société par actions simplifiée, auprès du greffe du tribunal de commerce de Paris en [3],[12],[13],[14]. Mounir Laggoune en est le président et Julien Blancher le directeur général.

De à , Mounir Laggoune participe au programme de l'incubateur américain Y Combinator en distanciel depuis le Portugal[1],[2],[15]. Il décrit cette expérience comme déterminante, évoquant l'influence de la culture entrepreneuriale américaine et son impact sur l'ambition et la stratégie de développement de Finary[1].

Activité et croissance

Finary propose une plateforme permettant de visualiser en temps réel l'ensemble de son patrimoine (comptes d'épargne, investissements financiers, cryptomonnaies, immobilier), d'obtenir des recommandations et de souscrire à certains produits financiers[1],[2]. Le lancement officiel de l'application web remonte à , tandis que celui de l'application mobile date d' de la même année[16].

L'application Finary affiche une croissance rapide, passant de 4 000 utilisateurs (en phase pilote) en [17] à 30 000 en [18], 150 000 en [19], 300 000 (dont 20 000 payants) en [20], 500 000 fin 2024[21], puis 600 000 (dont 50 000 payants, qui représentent alors 80 % du chiffre d'affaires de Finary) en [2]. Cette croissance est soutenue par plusieurs levées de fonds, dont le montant total s'élève à 38 millions d'euros[22].

Présence médiatique

En parallèle de son activité entrepreneuriale, Mounir Laggoune développe une importante présence médiatique afin de promouvoir l'éducation financière. En , Finary lance une chaîne YouTube animée principalement par lui, consacrée à l'investissement, à l'histoire économique et à la vulgarisation financière[1],[2].

La chaîne dépasse le demi-million d'abonnés en et génère plusieurs millions de vues mensuelles. Il y publie deux vidéos par semaine et reçoit régulièrement des économistes et des personnalités du monde des affaires[2]. En 2025, 50 % du chiffre d'affaires de Finary est corrélé à son activité sur YouTube[1]. Pour promouvoir l'entreprise, Mounir Laggoune a également recours à Legend Business, le format payant du podcast Legend de Guillaume Pley[23].

Il est également actif sur LinkedIn, où il compte près de 100 000 abonnés et figure parmi les « Top Voices » de la plateforme[1],[2].

Il est l'auteur du livre Investir pour être libre, paru en et vendu à plus de 75 000 exemplaires[24],[25]. Le livre se classe pendant plusieurs semaines dans le top 20 des essais les plus vendus en France[26],[27],[28],[29],[30],[31],[32].

Enfin, Mounir Laggoune est souvent sollicité par des grands médias nationaux (BFM Business, RMC, Le Monde, Le Parisien etc.) pour expliquer des sujets économiques et financiers[3],[33],[34],[35],[36],[37],[38],[39],[40].

Style de management et image publique

Mounir Laggoune revendique un style de management exigeant, inspiré des entreprises technologiques américaines. Il compare parfois son rôle à celui d'un « conducteur de bus » prêt à « faire descendre ceux qui ne sont plus en adéquation » avec le projet de l'entreprise[1].

Il revendique une forte discipline personnelle et une organisation rigoureuse de son temps de travail, qu'il dit avoir en partie héritées de son passage au sein de l'incubateur américain Y Combinator[1], qui détient environ 7 % du capital de Finary[15].

Publication

  • INVESTIR pour être libre : 9 étapes pour atteindre l'indépendance financière, Paris, FIRST ÉDITIONS, , 340 p. (ISBN 978-2-412-09928-5, BNF 47699419)

Références

  1. Maxime Heuze, « Mounir Laggoune, l’homme qui rêve de renverser la finance avec Finary », La Tribune, (consulté le )
  2. Adrien Lelièvre, « French Tech : Mounir Laggoune, l'atypique entrepreneur et influenceur financier », Les Échos, (consulté le )
  3. Alexia Jacquard, « Mounir Laggoune : l'histoire du fondateur de Finary », sur Le média de l'investisseur, (consulté le )
  4. Louis Armengaud Wurmser, « Levées, entrées en bourse, fusions acquisitions, records… Les entrepreneurs ESSEC ont la cote », sur ESSEC ALUMNI, (consulté le )
  5. Salim Nesba et Julie Garrigue, « #97 Mounir Laggoune | Celui qui a gagné 10 ans de salaire en un jour avec la bourse », L'Écho, (consulté le )
  6. « La Belgique parmi les pays où les baby-sitters sont les plus chers », sur Sudinfo.be, (consulté le )
  7. H. Bourrée, « Rejeté aux AST, célébré par l’ESSEC : Mounir Laggoune, fondateur de Finary », sur Objectif AST, (consulté le )
  8. Nabil Bourassi, « Le Français Captain Train racheté par Trainline », La Tribune, (consulté le )
  9. Mounir Laggoune, « Les clés pour réussir son expansion en Allemagne », Maddyness, (consulté le )
  10. Jérémy Le Bescont, « Mounir Laggoune, PDG de Finary : «Chaque semaine, nous doublons la clientèle de notre plan d’investissement crypto» », Capital,
  11. Olivia Vignaud, « Mounir Laggoune (Finary), le vulgarisateur de la finance personnelle », Décideurs Magazine, (consulté le )
  12. Emeric Douhoré, « Finary, la plateforme de l’investisseur moderne : Rencontre avec son CEO et co-fondateur, Mounir Laggoune », sur Manager.one, (consulté le )
  13. Vincent Touveneau, « Finary lève 8 millions d'euros pour commencer sa mue en banque privée », sur Le Journal du Net,
  14. Arthur Le Denn, « Finary cherche à offrir par la technologie les possibilités d'une banque privée », Maddyness, (consulté le )
  15. Lucas Mediavilla, « Open AI, Airbnb, Twitch... Les secrets de Y Combinator, l’incubateur qui fait pousser les géants de la Silicon Valley », Le Figaro, (consulté le )
  16. « Finary lance la 1ère application d’optimisation du patrimoine pour la nouvelle génération d’investisseurs », sur planet-fintech.com, (consulté le )
  17. « Finary: la plateforme de l’investisseur moderne », Challenges, (consulté le )
  18. Charlie Perreau, « Finary veut devenir une néobanque privée européenne », Les Échos, (consulté le )
  19. « Finary : bilan d’une année placée sous le signe de l’hypercroissance », sur planet-fintech.com, (consulté le )
  20. « Finary enregistre un début d’année record », sur planet-fintech.com, (consulté le )
  21. Alexia Jacquard, « Finary défie Trade Republic : la pépite française dévoile son assurance-vie révolutionnaire », sur Le média de l'investisseur, (consulté le )
  22. Valentin Gasselin, « À SUIVRE | Finary veut devenir une plateforme de gestion patrimoniale de référence en Europe », sur Forbes France, (consulté le )
  23. Cédric Remia, « Legend : le modèle économique du média de Guillaume Pley », Le Revenu, (consulté le )
  24. Jérémy Boissinot, « Qui est Mounir Laggoune ? », sur Favikon, (consulté le )
  25. Gabrielle Meulle, « Ces jeunes multipropriétaires qui cherchent à sécuriser leur avenir : « On ne sait pas si on aura un jour une retraite » », Le Monde, (consulté le )
  26. « Palmarès », L'Express, no 3828,‎ , p. 79
  27. « Le fil de Marianne », L'Express, no 3829,‎ , p. 76
  28. « Palmarès », L'Express, no 3830,‎ , p. 76
  29. « Palmarès », L'Express, no 3831,‎ , p. 78
  30. « Palmarès », L'Express, no 3832,‎ , p. 78
  31. « Palmarès », L'Express, no 3837,‎ , p. 77
  32. « Palmarès », L'Express, no 3838,‎ , p. 77
  33. « Retraites, les jeunes actifs désavantagés? "Le problème c'est les députés" », RMC, (consulté le )
  34. Nina Godart, « Epargne en ligne : quand la ludification de l’investissement devient un risque », Le Monde, (consulté le )
  35. Nina Godart, « Epargne : les intermédiaires empochent désormais autant commissions que les gestionnaires de fonds », Le Monde, (consulté le )
  36. Maxime Gayraud, « Investir en Bourse : c’est quoi les ETF, ces « trackers » qui cartonnent », Le Parisien,
  37. Charlotte Robinet, « « Ça ne se fait pas à la va-vite » : pour vos placements financiers, gare aux sirènes de la défiscalisation », Le Parisien,
  38. Maxime Gayraud, « Facile d’accès, frais réduits, rendement intéressant : l’ETF, le placement qui fait fureur », Le Parisien,
  39. Loic Grasset, « L’or et les cryptos pour diversifier », Paris Match, no 3944,‎ , p. 110
  40. Jean-Jacques Manceau, « Placements : comment surfer sur la vague des cryptomonnaies », Challenges, (consulté le )
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