Moyen-Niger
Région du Moyen-Niger
1899–1902
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| Capitale | Tombouctou |
|---|---|
| Religion | Islam, animisme, christianisme |
| Monnaie | Franc français |
Entités précédentes :
- Soudan français (1880-1899)
Entités suivantes :
- Sénégambie et Niger
Le Moyen-Niger est une ancienne entité administrative coloniale française de l'Afrique occidentale, qui exista du 10 octobre 1899 au 1er octobre 1902. Il s'agissait de l'une des deux régions issues du démembrement du Soudan français en 1899, l'autre étant le Haut-Sénégal.

Histoire
Création
Par le décret du 10 octobre 1899, le territoire du Soudan français est démembré : les cercles du sud sont rattachés aux colonies côtières (notamment la Côte d'Ivoire, le Dahomey et la Guinée française), tandis que le reste est divisé en deux régions administratives, le Haut-Sénégal et le Moyen-Niger.
Cette région, qui correspond à la partie orientale et septentrionale de l'ancien Soudan français, est placée sous l'autorité directe du Gouverneur général de l'Afrique-Occidentale française et administrée par un délégué résidant à Tombouctou.
Disparition
Par le décret du 1er octobre 1902, le Haut-Sénégal et le Moyen-Niger sont réunis aux pays de protectorat dépendant auparavant du Sénégal pour former la nouvelle colonie de la Sénégambie et Niger.
Cette colonie sera elle-même réorganisée en 1904 pour devenir le Haut-Sénégal et Niger, avant de reprendre le nom de Soudan français en 1921.
Territoire
Le Moyen-Niger recouvrait approximativement la partie centrale et orientale de l'actuel Mali, comprenant notamment la boucle du fleuve Niger, dont il tirait son nom, ainsi que les régions de Tombouctou, Djenné, Mopti, Bandiagara et Gao. Il englobait également les zones sahéliennes et sahariennes situées au nord du fleuve, peuplées principalement de populations touarègues et maures.
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Tombouctou, chef-lieu de la région du Moyen-Niger. -
Maison à Tombouctou à l'époque de l'AOF. -
La grande mosquée de Djenné. -

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Carte du fleuve Niger et de sa boucle. -
La medersa de Sankoré à Tombouctou.
Administration
Comme l'ensemble des territoires de l'Afrique-Occidentale française, le Moyen-Niger était administré selon le régime de l'indigénat. Le territoire était organisé en cercles, dirigés chacun par un commandant de cercle, généralement un officier ou un administrateur civil français. En raison de l'étendue désertique d'une partie du territoire et de la persistance de résistances locales, plusieurs cercles étaient placés sous administration militaire.
La langue officielle était le français, et la monnaie en circulation était le franc français.
Population
Le territoire du Moyen-Niger était habité par diverses populations, notamment les Songhaïs, les Peuls, les Bambaras, les Bozos, les Dogons, ainsi que les Touaregs et les Maures dans les régions septentrionales et sahariennes.
Postérité
Bien que de courte durée (moins de trois ans), le Moyen-Niger constitue, avec le Haut-Sénégal, une étape importante dans la construction administrative coloniale française en Afrique de l'Ouest. Son territoire forme, avec celui du Haut-Sénégal, le noyau de ce qui deviendra successivement la Sénégambie et Niger (1902-1904), le Haut-Sénégal et Niger (1904-1921), puis le Soudan français (1921-1958), avant l'indépendance du Mali en 1960.
Notes et références
Bibliographie
- Maurice Delafosse, Haut-Sénégal-Niger, t. I, Paris, Émile Larose,
- Gouverneur Clozel, Haut-Sénégal-Niger, Paris, Maurice Larose,
- Camille Lefebvre, Frontières de sable, frontières de papier, Paris, Éditions de la Sorbonne, (ISBN 979-10-351-0173-3[à vérifier : ISBN invalide])
Voir aussi
Articles connexes
- Soudan français
- Haut-Sénégal
- Sénégambie et Niger
- Haut-Sénégal et Niger
- Afrique-Occidentale française
- Histoire du Mali
Liens externes
- « Décret du 17 octobre 1899 », sur Gallica - BnF
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