Mukami Kimathi

| Naissance | Njabini (en) |
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Kenya Land and Freedom Army (en) |
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Mukami Kimathi, née en 1927 à Njabini dans le comté de Nyandarua et morte le à Nairobi[1],[2], est une activiste des droits humains et résistante ayant lutté pour l'indépendance du Kenya dans les années 1950-1960[3].
Biographie
Éducation
Mukami Kimathi naît en 1927 à Njabini dans le comté de Nyandarua[2].
Son père est activiste à la Kikuyu Central Association et lui inspire son militantisme pour les droits humains et la défense des minorités[3].
Elle est élève au Alliance Girls High School, puis elle étudie l'administration des affaires à l'Université Strathmore et les études africaines à l'Université de Nairobi au Kenya[1].
Elle épouse l'activiste et résistant Dedan Kimathi Waciuri, un des trois maréchaux autoproclamé de la lutte pour l'indépendance[1]. À sa mort, elle élève seule leurs 10 enfants : 2 garçons et 8 filles[4].
Activisme
Sa lutte pour l'indépendance
Mukami Kimathi commence son activisme à la fin des années 1950 en rejoignant le mouvement Mau Mau dans lequel elle tiendra un rôle essentiel pour l'indépendance du Kenya dans la lutte contre la domination coloniale britannique[3].
Elle est notamment détenue et torturé par les autorités coloniales britanniques qui cherchaient à retrouver son époux disparu dans la forêt pour mener la résistance armée[5].
Dans le cadre de sa lutte, elle fait la connaissance de Nelson Mandela qui prend le parti des Mau Mau[6].
Ce n'est que le lors de la Journée Mashujaa que le gouvernement Mwai Kibaki lève le statut de terroriste des Mau Mau et la reconnaît comme héroïne nationale de la liberté[6].
Depuis le décès de son époux le , tué par les autorités coloniales britanniques, elle cherche à retrouver sa dépouille. Vraisemblablement, le corps aurait été jeté dans une tombe anonyme de la prison de Kamiti pour éviter que la tombe ne devienne un sanctuaire[2],[7],[8]. Elle relance cette recherche en 2010 dans le but de lui donner une tombe honorable[9].
Son activisme à partir de 1963
Mukami Kimathi lutte par la suite pour d'autres communautés déracinées par l'accaparement de leurs terres par des projets de construction[1]. Elle est membre notamment de l'Union nationale africaine du Kenya (KANU) et du Conseil national des femmes du Kenya (NCWK)[3].
De 2002 à 2007, elle est élue députée de la circonscription de Tetu dans le Comté de Nyeri[3].
Autrice, elle publie des articles et des essais sur les problèmes de justice, d'égalité et de lutte pour la liberté[1].
Elle crée la Fondation Mukami Kimathi pour former la jeunesse kenyane, notamment en fournissant les outils pour apporter des changements dans les quartiers[1].
Commémoration
Le , Mukami Kimathi perd une de ses filles Mama Mukami Kimathi des suites d'une longue maladie. Le président de la République annonce ses condoléance et fait l'éloge de la famille[10].
Décédée le dans un hôpital de Nairobi de problèmes respiratoires, Mukami Kimathi est incinérée le 13 à Njambini Kinangop[11]. La cérémonie de son enterrement dans son village d'origine Njabini est parrainée par l’État et se déroule en présence de nombreuses personnalités dont le président William Ruto[2].
Elle instaure le « Kimathi Day » chaque , qui est célébré en plantant des arbres à Kahiga-ini pour commémorer la mort de son époux[12].
Prix
- Reconnaissance du gouvernement kenyan pour sa lutte pour l'égalité et la justice[1]
- 2020 : Citée dans la liste des 100 femmes africaines les plus influentes par Avance Media[1]
Publications
- Mukami Kimathi, Mau Mau Daughter : A Life History[13]
- Mukami Kimathi, Talking to My Country
Postérité
- Wairimu Nderitu, Mũkami Kĩmathi : Mau Mau Woman Freedom Fighter, éd. Mdahalo Bridging Divides, Kenya, 2019, 396p, (ISBN 9789966190321)
Références
- (en-US) « Mukami Kimathi Biography, Wikipedia, Age, Husband, Children, Activism, Awards, Entrepreneurship, Early Life, Education » Labaran Yau »
(consulté le )
- (en) Félix Maringa, « Kenya's final farewell to Mau Mau heroine Kimathi – DW – 05/12/2023 »
, sur dw.com, (consulté le )
- (en-US) Slay, « Mukami Kimathi Bio, Wiki, Age, Husband, Children, Cause of Death »
, sur illuminaija, (consulté le )
- ↑ (en) Kibaki Muthamia, « Women in War: The Untold Story of Mukami, Field Marshal Dedan Kimathi's Wife - Kenyans.co.ke »
, sur www.kenyans.co.ke, (consulté le )
- ↑ (en) Tee NGugi, « A true fighter: Mukami Kimathi was embodiment of our conscience »
, sur The East African, (consulté le )
- (en) « African Books Collective: Mũkami Kĩmathi: Mau Mau Woman Freedom Fighter »
, sur www-africanbookscollective-com (consulté le )
- ↑ (en-GB) Siobhan McGuirk, « Reclaiming Kimathi, leader of the Mau Mau »
, sur Red Pepper, (consulté le )
- ↑ (en) Amos Kareithi, « Mukami: A lifetime of sacrifice and betrayal »
, sur Health, (consulté le )
- ↑ (en-GB) « Kenya urged to find Mau Mau leader Dedan Kimathi's body », BBC News, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ (en) Nicholas Komu, « Mukami Kimathi's daughter, Peris Muthoni, dies », sur Nation, (consulté le )
- ↑ (en) Allan Kisia, « Bury our father's remains in a dignified manner, Dedan Kimathi's children tell state », The Star, (lire en ligne
)
- ↑ (en) « Mukami Kimathi’s story lends voice to women freedom fighters »
, sur Nation, (consulté le )
- ↑ (en) Amos Kareithi, « Mukami Kimathi homage: Raila retraces father’s steps 50 years later », sur The Standard, (consulté le )
Liens externes
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