Musée Fernand Léger - André Mare

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France |
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3 rue des Jacobins - 6 rue de l'Hôtel-de-Ville |
Le musée Fernand Léger - André Mare est un musée situé à Argentan dans l'Orne et consacré aux œuvres des célèbres artistes français du XXe siècle Fernand Léger et André Mare. Le musée, ouvert en , est installé dans la maison d'enfance du premier de ceux-ci.
Historique
La mère de Fernand Léger s'installe dans cette maison en 1884, après la mort du père du futur artiste[1].
Fernand Léger et André Mare sont tous deux élèves du collège Mézeray d'Argentan[2]. Fernand Léger est de 4 ans l’aîné d’André Mare, mais leur passion commune pour le dessin les rapproche. En 1904[1], Mare rejoint Léger à Paris où ils partagent un atelier, rue Saint-Placide (Montparnasse). Après le départ d’André Mare pour le service militaire et celui de Fernand Léger en Corse pour soigner un début de tuberculose, les deux jeunes hommes échangent une fructueuse correspondance révèlant leurs recherches d’artistes en devenir[3].
Pendant la Première Guerre mondiale, Fernand Léger est sapeur dans le génie puis brancardier. André Mare est canonnier puis camoufleur[4].
Une plaque commémorative est apposée sur le mur de la maison par Nadia Léger, veuve de l'artiste, en . La maison est acquise par la ville en 1990. Le projet de musée est acté à la fin de l'année 2015[1]. Le musée ouvre ses portes au public le .
Collections
Les collections du musée évoquent les deux artistes d'Argentan, l'un maître du cubisme et l'autre, un des fondateurs de l'Art déco[1]. « Si André Mare va tôt concevoir sa vocation de décorateur comme chef d’orchestre de spécialistes des principaux arts appliqués, Léger se voit davantage en chef d’atelier d’œuvres signées de son nom »[5].
Le musée présente une trentaine d'œuvres[6] et rend hommage aux Constructeurs (1950) de Fernand Léger. Une aquarelle précoce de Fernand Léger Cycles X (1899), est acquise grâce à une action de mécénat et à une vente à prix modique eu égard à l'estimation. Cette œuvre fait partie des rares travaux datés d'avant 1910 non détruits par l'artiste[6].
Le musée d’Argentan conserve des livres reliés sur parchemin par André Mare, un Grand pot à tabac (vers 1925) conçu par l'artiste au sein de la Compagnie des Arts Français et la grande tapisserie L’Enlèvement d’Europe (1932), tissée dans les Ateliers d’Aubusson (Creuse) d’après un carton d’André Mare.
Fernand Léger et André Mare représentent nombre de paysages normands. Fernand Léger peint Argentan constellé de drapeaux français, les remorqueurs de Seine vus des rives de Vernon (Eure), les fermes à colombages du Pays d’Auge et les maquignons surveillant les bœufs dans les herbages. Il détaille à la mine de plomb, à l’encre de Chine ou en de multiples gouaches et tableaux : les silex, le houx et le petit houx, ou les racines de poiriers de sa ferme atelier de Lisores (Calvados). Il porte sur toile les filets du port de Trouville ou les bouées en forme de poulpe de la plage de Deauville. Le musée d’Argentan conserve une ample collection de ses lithographies consacrées à la nature, à la vie parisienne ou au cirque[7].
En 1911, André Mare orne d’une de ses originales reliures mêlant aquarelle et pyrogravure sur vélin, le recueil poétique de Roger Allard : Le Bocage amoureux. En 1927, il exécute des lithographies pour l’essai : Dans la forêt normande d’Édouard Herriot dont des vues du Haras du Pin et de ses palefreniers ou le portrait de Charlotte de Corday. Sa vie durant, il porte sur toiles, sa ferme des Champeaux (Orne), son pressoir, sa bouillerie ou le manoir et l’église de Saint-Saturnin-des-Lignerits (Orne), près de laquelle il repose. Le musée d’Argentan conserve les tableaux : Le jardin d’Argentan (1905), Les cueilleuses à Bernay (Eure) (vers 1908), Le cheval échappé à Camembert (1926) ou La Meule (1932)[8].
Notes et références
- « Musée Fernand Léger – André Mare », sur site de la ville d'Argentan.
- ↑ Benoît Noël, « Fernand Léger et André Mare, Normands pur jus », revue Le Pays d’Auge, mars-avril 2017.
- ↑ Tristan Rondeau (préface de Michel Onfray), Fernand Léger – Lettres à Charlotte et André Mare (1906-1932), Livarot Pays d’Auge, Éditions BVR, 2019.
- ↑ Laurence Graffin, André Mare, Carnets de Guerre (1914-1918), Sainte-Marguerite-des-Loges, BVR, , 164 p. (ISBN 978-2-9585664-5-6)
- ↑ Benoît Noël, « André Mare et l’Art déco : de la ‘Maison maresque’ au ‘Tombeau du marabout’ », Le Pays d’Auge,
- « Le futur musée Fernand Léger - André Mare d'Argentan fait l'acquisition d'un “véritable trésor” », sur france3-regions, .
- ↑ Benoît Noël, Fernand Léger - Un Normand planétaire, Sainte-Marguerite-des-Loges, BVR, (ISBN 978-2-9556296-4-2)
- ↑ Benoît Noël, « Le Musée Fernand Léger-André Mare à Argentan - Un kaléidoscope mental », Études Normandes, no N°29,
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
- Site officiel
- Le futur musée Fernand Léger - André Mare d'Argentan fait l'acquisition d'un “véritable trésor”, france3-regions.francetvinfo.fr, 16 janvier 2019
- Musée Fernand Léger – André Mare sur le site de la ville d'Argentan
- Pour le futur musée, Argentan veut acheter une oeuvre de Fernand Léger
- Incendie dans le musée Fernand-Léger d’Argentan, actu.fr, 26 février 2019
- Site ornetourisme.com
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