Musée Steinhardt d'histoire naturelle

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| Coordonnées |
32° 06′ 49″ N, 34° 48′ 27″ E |
| Fondateur | |
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| Site web |
(he) smnh.tau.ac.il |

Le Musée Steinhardt d'histoire naturelle (en hébreu : שטיינהרדט), Centre national israélien d'études sur la biodiversité de l'université de Tel Aviv, est un musée d'histoire naturelle en Israël ouvert en . Il s'agit du plus grand et du plus actif centre de documentation et de recherche scientifique d'Israël, axé sur la recherche sur la biodiversité et ses diverses applications, notamment la conservation de la nature, la protection de l'environnement et l'agriculture.
Le musée est dédié à la découverte, au développement et à la conservation des collections, ainsi qu'à la catégorisation scientifique de millions de spécimens, documentant la faune et la flore d'Israël et du Moyen-Orient depuis des millénaires, ainsi que l'histoire de l'humanité et ses interactions avec l'environnement. Il est ouvert au public et à la communauté scientifique et professionnelle.
Les collections abritent près de 5,5 millions d'objets, accumulés par des scientifiques de l'Université de Tel Aviv et d'autres institutions.
Architecture et concept



Les plans du musée ont été conçus par le cabinet d'architecte Kimmel Eshkolot. Le bâtiment compte cinq étages, une superficie de 9 620 m2, et a été imaginé comme un « coffre au trésor » ou une « arche de Noé ».
Des objets issus des collections, laquelle est principalement utilisée pour la recherche fondamentale et appliquée, l'enseignement et la formation, sont présentés au public dans le cadre d'expositions temporaire. Les espaces d'exposition couvrent plus de 1 700 mètres carrés et sont répartis en neuf expositions thématiques : migration des oiseaux ; diversité des écosystèmes d'Israël ; les insectes et autres ; la vie dans l'obscurité ; la forme, la structure et les fonctions (animales) ; l'impact humain sur l'environnement ; les interactions entre les animaux ; les trésors des collections[1],[2].
Expositions permanentes
- Grande migration des oiseaux : spécimens naturalisés d'oiseaux survolant Israël pendant la saison de migration, notamment des oiseaux aquatiques, cigognes, pélicans et rolliers[3]...
- Insectes et autres : terrariums abritant des arthropodes vivants ainsi que des spécimens naturalisés..
- Vie dans l'obscurité : les animaux qui vivent sans lumière du jour.
- Nature urbaine animaux sauvages vivant en ville.
- Paysages d'Israël : plusieurs dioramas représentant des habitats naturels en Israël et leur faune commune, notamment le désert, le sable et les dunes, les forêts, les eaux douces et le climat alpin du mont Hermon, avec des animaux naturalisés.
- Forme et fonction : une exposition illustrant l'adaptation du corps animal à sa fonction. Squelettes et des spécimens naturalisés d'animaux tels que le vélociraptor (réplique), la tortue géante d'Aldabra, la gazelle du Néguev, le porc-épic, un crâne d'éléphant, le canard colvert, la roussette...
- L'Impact Humain : exposition interactive présentant principalement l'impact négatif de l'homme sur l'environnement (pollution, destruction des habitats, espèces envahissantes, surpêche, etc.).
- « La Toile de la Vie » — Interaction entre les animaux et les écosystèmes - débutant par un diorama de l' écosystème créé par l' acacia, illustrant les interrelations et les connexions entre différents animaux, plantes et leurs écosystèmes.
- Baleine — squelette grandeur nature d'un petit rorqual commun
- Trésors des Collections – une vaste collection d'oiseaux et de mammifères naturalisés, de squelettes et de spécimens conservés de poissons et d'invertébrés marins. La collection historique du zoologiste Ernst Johann Schmitz (1845–1922), loué à l'Association allemande de Terre sainte[4], est présenté derrière une vitre de protection. Il comprend le dernier crocodile sauvage du Nil chassé en 1912 en Palestine ottomane. 2e étage.
- Qu'est-ce qui nous rend humains ? - L'origine de l'homme : anthropologie et squelettes d'hommes préhistoriques, montrant leur évolution de « Lucy » (réplique) à l'Homo sapiens moderne. 4e étage.
Recherche et éducation
Les spécimens témoignent de la faune et de la flore de la région au cours du siècle dernier, ainsi que du développement et de l'histoire de l'humanité. Les collections constituent une infrastructure de recherche nationale extrêmement active, utilisée chaque année par plus de 500 scientifiques, étudiants de troisième cycle et professionnels d'Israël et du monde entier.
Le musée intègre et reprend les activités éducatives précédemment menées au sein du « Campus-Teva » de l'Université de Tel Aviv.
Taxonomie
L’Initiative de taxonomie israélienne (ITI), un projet soutenu par le système d’enseignement supérieur israélien, les ministères et agences gouvernementales, ainsi que divers instituts de recherche, est implantée au sein du musée. Ses principales activités visent à relancer la taxonomie, à former des taxonomistes et à approfondir les connaissances sur la biodiversité d’Israël. L’objectif ultime de cette initiative est de contribuer à l’étude, à la conservation et à l’utilisation durable des écosystèmes en Israël[5].
Emplacement
Le bâtiment du musée est situé à l'est du campus de l'Université de Tel Aviv, en face de la porte du Musée du peuple juif, à côté des jardins botaniques et du jardin Meier Segals pour la recherche zoologique.
Instituts de recherche
Le Musée zoologique (École de zoologie, Faculté des sciences de la vie George S. Wise), l'Herbier national d'algues, de champignons et de lichens (Département de biologie moléculaire et d'écologie des plantes, Faculté des sciences de la vie), les Collections nationales d'anthropologie (Département d'anatomie, Faculté de médecine) et les collections et laboratoires d'archéologie biologique (Institut d'archéologie, Faculté des lettres et sciences humaines) ont uni leurs forces pour créer le musée.
Financement et administration
La construction du bâtiment du musée a été rendue possible grâce au soutien de Michael Steinhardt[6], ancien président du conseil d'administration de l'université de Tel Aviv, et de son épouse Judy, ainsi que grâce à des dons d'autres fondations et particuliers (Yad Hanadiv, Fondation Dan David, Fondation Arison, KKL-JNF, Millie Phillips, Colette Kerber et Haim Filler, ainsi que grâce à l'aide gouvernementale fournie par le Comité de planification et de subventions du Conseil de l'enseignement supérieur, les ministères de la Protection de l'environnement ; de l'Agriculture et du Développement rural ; du Tourisme ; et des Sciences et Technologies)[2].
Le musée est présidé par la professeure Tamar Dayan, de l'École de zoologie de l'Université de Tel Aviv, et dirigé par Alon Sapan. Les collections sont gérées sous l'égide de l'Académie israélienne des sciences et des lettres et avec le soutien du Comité de planification et de subventions du Conseil de l'enseignement supérieur[2].
Notes et références
- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Steinhardt Museum of Natural History » (voir la liste des auteurs).
- ↑ Ivanka Garcia Mancebo, « Musée Steinhardt d'Histoire Naturelle - Tel-Aviv », sur www.tel-aviv.fr (consulté le )
- Jacobson, Michael (March 24, 2017). The Steinhardt Museum of Natural History in Tel Aviv. Ynet.
- ↑ « Une journée au Musée Steinhardt de Tel Aviv », sur Francosphere, (consulté le )
- ↑ « Statement of the German Association of the Holy Land regarding the Father Schmitz Collection », sur www.dvhl.de, German Association of the Holy Land (consulté le )
- ↑ (en) « The Israel Taxonomy Initiative », sur smnh.tau.ac.il (consulté le ).
- ↑ « Inauguration du Musée Steinhardt d'Histoire naturelle à l'Université de Tel-Aviv », sur www.ami-universite-telaviv.com, (consulté le )
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
- (he) Site officiel
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