Musée d'art moderne de Collioure
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| Coordonnées |
42° 31′ 29″ N, 3° 05′ 24″ E |

Le Musée d'Art moderne de Collioure a été créé par le peintre d'origine russe Jean Peské en 1934 et repris en 1985 par la petite municipalité des Pyrénées-Orientales. Après avoir été en gestion commune avec le Musée d'Art moderne de Céret jusqu'en 2019, le Musée d'Art moderne de Collioure envisage de s'agrandir[1] pour rendre hommage à la venue d'Henri Matisse en 1905, qui a peint à de nombreuses reprises la petite ville[2], offrir un parcours permanent et encourager la création contemporaine davantage.
Historique
L'emplacement actuel du Musée faisait auparavant partie du complexe du Couvent des Dominicains, on retrouve d'ailleurs son cloître dans le jardin du musée.
Au XIXe siècle, un château est bâti sur ce terrain, la bâtisse se mue au milieu du XXe dans un style méditerranéen et devient la Villa Pams, du nom de son propriétaire, le sénateur Gaston Pams.
En parallèle, en 1934, le peintre d’origine russe, Jean Peské, tombé amoureux de Collioure, décide d’y créer un musée à l’instar de son ami Albert André à Bagnols-sur-Cèze. Il rassemble, auprès de ses amis artistes, près de 200 œuvres qui prennent ensuite place dans une salle de l’hôtel de ville.
Plus tard, en 1981, la ville de Collioure fait l’acquisition de la villa Pams, pour y installer un musée sur la base du fonds Peské, jusqu’alors tombé en sommeil. Cela se fait sous l’impulsion d’un groupe d’amis et de passionnés : les artistes Willy Mucha et Jean-Jacques Prolongeau ainsi que René Pous, propriétaire de l'Hostellerie des Templiers, haut lieu de passage des artistes à Collioure depuis celui de Matisse notamment.
Le Musée d’Art moderne de Collioure est inauguré le par une exposition hommage « Descossy, Giner, Perrot – Trois peintres à Collioure ». La gestion du musée est alors confiée à l’Association des Amis du Musée présidée par Joseph Pous (fils de René Pous des Templiers).
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Le clocheton du musée qui dépasse des arbres à la gauche de l'ancien Couvent des Dominicains. -
Le cloître, maintenant dans le jardin du musée, déplacé à la suite d'un elginisme. -
Les Toits de Collioure, par Henri Matisse. -
Collioure, par Henri Matisse.
Le musée garde un moment le nom de Musée Peské, en hommage au peintre initiateur du projet, puis prend le nom de Musée d'Art moderne de Collioure. Il expose des collections d'art moderne et contemporain.
Le musée a le statut de Musée de France depuis 2003[3].
Collioure, lieu de naissance du Fauvisme
La nouvelle peinture que proposent Matisse et Derain à la suite de leurs voyages successifs à Collioure à partir de 1905[4], se verra donner le nom de "fauve" par le critique d'art Louis Vauxcelles.
Si Collioure a vu la naissance du mouvement fauve avec Henri Matisse qui y séjourna régulièrement jusqu'en 1914, le musée ne possède à l'heure actuelle qu'une seule œuvre du peintre. Alors que Matisse créait le phénomène à Paris avec ce nouveau mouvement, ce ne sont - dans un premier temps - que les collectionneurs étrangers tels Léo et Gertrude Stein ou bien Sergueï Chtchoukine qui ont acheté ses œuvres. Les pouvoirs publics français ne se sont intéressés que plus tard à l'œuvre matissien, après la Seconde Guerre mondiale sous l'impulsion notamment de Jean Cassou. Alors que Matisse est vu comme "l'artiste français" par excellence - image que Louis Aragon a contribué à faire émerger - le petit musée municipal de Collioure est trop en retard pour rendre hommage à ce peintre qui est bien au-delà de ses modestes moyens et de ses ambitions[5].
Par ailleurs, Matisse a produit à Collioure de nombreuses œuvres très connues telles que Intérieur aux aubergines, Porte-fenêtre à Collioure ou encore La Joie de vivre.
Collection
- Albert André
- Georges Ayats
- Auberge de Garcias
- François Baloffi
- Ben
- François Bernadi
- Michel Bertrand
- Vincent Bioulès
- Bleda y Rosa
- Pierre Brune
- Pierre Buraglio
- Charles Camoin
- Jacques Capdeville
- Jean Capdeville
- Francesca Caruana
- Jean Cocteau
- Claudia Comelade
- Pascal Comelade
- Lucien Coutaud
- Nicolas Cussac
- Rolande Déchorain
- André Derain
- Joël Desbouiges
- Michel Descossy
- Béatriz Garrigó
- Dominique Gauthier
- Balbino Giner i Garcia
- Augustin Hanicotte
- Rudolf Ilhee
- Frédéric Khodja
- Renée Lavaillante
- Aristide Maillol
- Henri de Maistre
- Henri Matisse
- Henri Marre
- Mela Muter
- Juan Navarro Ramón
- Pablo Picasso
- Jean Peské
- Jean-Jacques Prolongeau
- Josep Riera i Aragó
- Jaume Rocamora
- Kenneth Martin Snodgrass
- Léopold Survage
- Etienne Terrus
- Aurore Valade
- Henri Vergé-Sarrat
- Claude Viallat
- Jean-Louis Vila
Conservateurs en chef du musée
- Joséphine Matamoros
- Claire Muchir
Notes et références
- ↑ Anne Devailly, « La conservatrice Claire Muchir quitte le musée de Perpignan pour celui de Collioure (66) », sur Artistes d'Occitanie, (consulté le ) : « Claire Muchir va de nouveau relever un défi ambitieux, l’extension du musée de Collioure et son intégration dans un triptyque qui doit réunir Collioure-Céret-Cadaqués, trois villes qui ont joué un rôle important dans les avant-gardes du début du XXe. (1905, Matisse et Derain à Collioure; 1911, Céret et le cubisme; les années 30, Dali à Cadaquès). »
- ↑ Joséphine Matamoros et Dominique Szymusiak, Matisse-Derain. Collioure 1905, un été fauve, Paris, Gallimard Collection Livres d'Art, , 48 p. (ISBN 9782070306992)
- ↑ « Musée d’art moderne de Collioure », sur pop.culture.gouv.fr (consulté le )
- ↑ Jean-Pierre Barou, Matisse ou le miracle de Collioure, Payot et Rivages, (ISBN 978-2-228-92642-3)
- ↑ Louis Abat, Matisse à l'ombre et au soleil... de deux musées de province : Le Cateau-Cambrésis et Collioure. Dynamiques territoriales de la muséographie publique française (mémoire de master en Patrimoine et Musées), Paris, Paris I Panthéon-Sorbonne, , 157 p.
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
- Site officiel
- Ressource relative aux beaux-arts :
- Ressource relative au tourisme :
- Page officielle du Musée d'Art moderne de Collioure
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