Musée des Ursulines de Trois-Rivières

Musée des Ursulines de Trois-Rivières
Musée des Ursulines.
Informations générales
Ouverture
Gestionnaire
Site web
Bâtiment
Construction
Protection
Localisation
Pays
Canada
Commune
Adresse
Coordonnées
46° 20′ 40″ N, 72° 32′ 09″ O
Localisation sur la carte du Canada
voir sur la carte du Canada
Localisation sur la carte du Québec
voir sur la carte du Québec
Localisation sur la carte de la Région métropolitaine de Trois-Rivières
voir sur la carte de la Région métropolitaine de Trois-Rivières

Le musée des Ursulines est une institution muséale située dans le monastère des Ursulines au cœur du Vieux-Trois-Rivières. Depuis 1982, il occupe les murs du premier hôpital de Trois-Rivières, l'ancien Hôtel-Dieu, construit par les Ursulines. Le musée offre aux visiteurs la visite de trois lieux: la chapelle des Ursulines, la salle d'exposition temporaire et la salle d'exposition permanente.

Histoire de la communauté des Ursulines

Couvent des Ursulines, vers 1865.
Monastère des Ursulines - 375e de Trois-Rivières.

Les Ursulines de Trois-Rivières sont un rameau de la Compagnie de Sainte-Ursule, fondée en 1535 au nord de l'Italie par Angèle Mérici. En 1612, à la suite du concile de Trente, la Compagnie devient en France un ordre de religieuses cloîtrées vouées à l'éducation des jeunes filles. En 1639, trois Ursulines françaises arrivent à Québec sous la direction de Mère Marie de l'Incarnation, grâce aux dons de madame de la Peltrie, pour y fonder le premier monastère destiné à l'éducation des jeunes filles françaises et amérindiennes[1].

Vers la fin du XVIIe siècle, la ville de Trois-Rivières comporte 32 familles, qui réclament des services hospitaliers et une école pour jeunes filles. La cité de Laviolette est fondée depuis 1634, malheureusement aucune communauté d'hospitalières n'est encore venue s'y établir, non plus qu'une communauté d'enseignantes n'a ouvert d'école pour fillettes. L'enseignement est dispensé par missionnaires, maîtres d'école et notaires. Monseigneur de Saint-Vallier, évêque de Québec, demande aux Ursulines de dépêcher quelques religieuses à Trois-Rivières afin d'y occuper cette double fonction. Le monastère de Québec accepte d'ouvrir l'école mais, en ce qui concerne l'hôpital, elles hésitent car elles ne sont pas des hospitalières, mais bien des enseignantes. L'évêque les rassure alors en mentionnant que le soin aux malades sera transféré à un autre ordre dès que cela sera possible et que les Ursulines auront cette tâche seulement quelques années. On apprendra plus tard que ces quelques années s'avérèrent être près de 200 ans.

C'est donc le que trois religieuses Ursulines de Québec arrivent à Trois-Rivières par voie d'eau, à bord d'un brigantin appartenant au gouverneur. Il s'agit de Marie Drouet de Jésus, supérieure, Mère Marie Le Vaillant de Ste-Cécile et de Sœur Françoise Gravel de Ste-Anne. Deux autres religieuses arriveront quelques jours plus tard. Il s'agit de Mère Marie Drouard de St-Michel et Marie-Madeline Amiot de la Conception. Au départ, les Ursulines enseignent aux Amérindiennes et aux Françaises des familles Hertel, Leneuf, Boucher, Poulin de Courval et Tonnancourt.

Les deux premières années de fondation de la communauté se déroulent dans la maison du gouverneur de Trois-Rivières, Claude de Ramezay. Cette maison, dite du roi, était située sur le Platon. En 1699, elles entrent au monastère. Les débuts sont marqués par le labeur, les épidémies fréquentes et une extrême pauvreté, ce qui a pour conséquences, plusieurs décès prématurés. Après 100 ans, elles sont à peine 20. En 1897, leur nombre est passé à 80. Par contre, le début du XXe siècle constitue un apogée. Enfin, aux fêtes du 250e, elles sont près de 300 religieuses. Depuis 2019, le monastère de Trois-Rivières n'est plus habité par les religieuses, mais le musée demeure ouvert.

Patrimoine immobilier et archivistique

Malgré les deux incendies de 1752 et de 1806 qui ont ravagé le monastère, les Ursulines ont su préserver les murs originaux et cherchent encore à respecter le style original de l'édifice. Avec le temps, les religieuses ont acquis et protégé certaines maisons ancestrales du quartier historique, contribuant ainsi à la conservation du Vieux-Trois-Rivières. Les Ursulines ont également ouvert leurs archives aux chercheurs depuis 1980[1].

Le musée et ses expositions

Dès la fin du XVIIIe siècle, les religieuses commencent à conserver des objets pour un éventuel musée. L'idée d'exposer ces objets apparait dès 1897, pour le deuxième centenaire de leur arrivée, lorsque les religieuses regroupent dans une salle du pensionnat divers objets illustrant l'histoire de l'enseignement. À la fin des années 1970, en prévision des fêtes du 350e anniversaire de Trois-Rivières, les Ursulines procèdent à un inventaire complet des objets du monastère. Le , elles ouvrent au public le musée aménagé dans l'ancien hôpital, dans la partie la plus ancienne du monastère qui date du XVIIIe siècle[1].

Aujourd'hui, le musée des Ursulines conserve plus de 15 000 objets qui relatent non seulement un large pan de l'histoire de la communauté, mais aussi de l'évolution de la ville de Trois-Rivières et de la région. Une nouvelle exposition temporaire est présentée chaque année en plus de l'exposition permanente occupant l'ancien réfectoire. Le Musée offre également une visite guidée de la chapelle historique.

Plus de 300 ans de mémoire vive

Plus de 300 ans de mémoire vive est une exposition du patrimoine religieux matériel, mémoriel et immatériel de la communauté des Ursulines. Après une première collecte d'informations lors du tricentenaire en 1997, une deuxième collecte a lieu en février 2008 : l'ethnologue Diane Audy et la vidéaste Carolane St-Pierre réalisent des entrevues vidéo auprès de cinq religieuses âgées de 88 à 96 ans, portant sur l'enseignement des arts, l'enseignement de la musique, la fonction de directrice d'école, les soeurs angélines et le parcours d'une soeur converse devenue podiatre. L'exposition a reçu le prix Excellence de la Société des musées du Québec en 2009 et le prix Coup de coeur de Tourisme Mauricie en 2010[1].

Visite guidée de la chapelle historique

La chapelle des Ursulines a été construite entre 1714 et 1715, reconstruite en 1752-1753 et en 1806-1808, et par la suite rénovée et agrandie en 1896-1897, d'après les plans des architectes Damien Bellemare, Georges et Joseph Héroux de Yamachiche, à l'occasion du deuxième centenaire de la communauté trifluvienne. La façade de l'édifice est en pierres bosselées et ornée de pierres de taille. Son intérieur est orné de fresques et de sculptures. Elle permet aux visiteurs de voir les œuvres de l'artiste-peintre Luigi Capello, du peintre Joseph Légaré, du peintre Antoine Plamondon et de l'artisan trifluvien, François Normand.

Logo du Musée des Ursulines.

Notes et références

  1. Josée Grandmont, « Musée des Ursulines de Trois-Rivières », sur Encyclopédie du patrimoine culturel de l'Amérique française (consulté le ).

Annexes

Liens externes

  • icône décorative Portail du tourisme
  • icône décorative Portail de la Mauricie
  • icône décorative Portail de la médecine
  • icône décorative Portail du catholicisme