Musée du Risorgimento (Turin)
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| Nom local |
Museo Nazionale del Risorgimento Italiano |
|---|---|
| Type |
Musée militaire (d), musée national (d), musée historique (d), musée d'art, musée privé (en) |
| Ouverture |
1878 |
| Dirigeant |
Mauro Caliendo (président) |
| Surface |
3 500 m2 |
| Visiteurs par an |
37023 (en 2024) |
| Effectif |
10 employés () |
| Site web |
| Collections |
Collections historiques du XIXe siècle |
|---|---|
| Époque | |
| Nombre d'objets |
2 579 () |
| Architecte | |
|---|---|
| Protection |
| Pays | |
|---|---|
| Commune | |
| Coordonnées |
45° 04′ 08″ N, 7° 41′ 10″ E |
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Le musée national du Risorgimento italien (Museo Nazionale del Risorgimento Italiano) est l'un des 23 musées italiens consacrés au Risorgimento : il est le plus important, par la richesse de ses collections permanentes
[1],
[2]
et le seul à avoir le statut de musée national
[3],[4]. Fondé en 1878, il se trouve à Turin, l'intérieur de l'historique palais Carignan.
Ce musée est principalement dédié au Risorgimento italien, période durant laquelle se déroule l'Unification de l'Italie. Toutefois, les objets exposés dans le musée sont datés d'entre 1706 (année de la bataille de Turin) à 1946 (naissance de la République italienne), couvrant ainsi une période historique plus large. Les collections sont présentés au niveau de l'étage noble du palais[3].
Histoire
Le musée est fondé le , pour commémorer la mort du premier roi de l'Italie unifiée. Il prend le nom de "Ricordo nazionale di Vittorio-Emmanuele II". Après des installations temporaires, notamment lors de l'Exposition générale italienne de 1884 de Turin ou à l'intérieur du musée civique de Turin en 1899, sa première installation permanente fut dans la Mole Antonelliana, inauguré le , 30 ans après son ouverture[5].
Après un dernier transfert provisoire en 1930 dans le palais du Journal, situé dans le parc du Valentino, il est finalement définitivement transféré en 1938 en un lieu directement lié au Risorgimento, le palais Carignan où il se trouve toujours aujourd'hui. Cet édifice baroque, conçu par Guarino Guarini a précédemment accueilli la chambre des députés du Parlement du royaume de Sardaigne entre 1848 et 1860 (connu aussi comme Parlament subalpin) et la chambre des députés du Parlement du royaume d'Italie, entre 1861 et 1865[5].
La chambre des députés était hébergée dans une salle provisoire dans la cour, démontée plus tard, en attendant l'achèvement des travaux visant à doubler la taille du bâtiment et à construire une grande salle qui aurait abrité les députés du royaume d'Italie nouvellement établi. Une fois les travaux terminés, réalisés entre 1864 et 1871, la salle grandiose, qui est aujourd'hui la dernière sur le parcours de visite du musée, ne servit plus à rien et ne fut donc jamais utilisée, (étant donné que la capitale et le parlement avaient déjà quitté Turin pour être transférés à Florence)[3].
A l'intérieur du musée, il est possible aujourd'hui possible de visiter deux salles parlementaires. La première est la chambre des députés du Parlement subalpino (1848-1860), déjà évoqué précédemment, intacte et présenté avec son ameublement de 1860, l'année où elle a cessé de fonctionner, avec les sièges originaux des députés parlementaires les plus importants, comme Cavour, Massimo d'Azeglio, Cesare Balbo, Vincenzo Gioberti et Giuseppe Garibaldi, reconnaissables par une cocarde tricolore aujourd'hui[6]. La seconde est la chambre des députés du Parlement italien, qui ne fut jamais utilisée en tant que telle, mais sert de nos jours à accueillir des expositions temporaires et des manifestations culturelles du musée[6].
L'exposition permanente change à plusieurs reprises, notamment en 1948, à l'occasion du centenaire de la première guerre d'indépendance, puis en 1961, durant les célébrations du centième anniversaire de l'unification de l'Italie[7]. Cette dernière expansion des collections furent réduites en 1965. En 1975, une collection consacrée à la Résistance lors de la Seconde Guerre mondiale est installée au musée[8].
Peu après les Jeux olympiques de Turin en 2006, le musée est fermé pour des travaux de restauration et de réaménagement de ses expositions permanentes[5]. La réouverture du musée s'est tenue le à l'occasion des célébrations pour le 150e anniversaire de l'unification de l'Italie en présence du président de la République Giorgio Napolitano[9].
En 2020, Mauro Caliendo, ancien maire de San Damiano d'Asti, est élu président du musée en remplacement d'Umberto Levra, président de 2004 à 2020 [10],[11].
Salles et collections
L'essentiel des collections est constitué de vaisselle, armes, uniformes, documents, et gravures datant du XVIIIe siècle au début de la Première Guerre mondiale, exposées dans 30 salles, sur 3 500 m2.
- Salle 1 : représentations du Risorgimento dans le musée (1884, 1961).
- Salle 2 : représentations du Risorgimento dans le musée (1884, 1898, 1908, 1911).
- Salle 3 : représentations du Risorgimento dans le musée (1935, 1938).
- Salle 4 : un monde nouveau ; les révolutions du XVIIIe siècle.
- Salle 5 : Italie ; occupation française et triennale révolutionnaire (1796-1799).
- Salle 6 : l'Italie napoléonienne (1800-1814).
- Salle 7 : Consulat et Empire napoléonien (1799-1815).
- Salle 8 : Restauration, société secrète et insurrections (1815-1830).
- Salle 9 : répression de l'opposition politique.
- Salle 10 : révolutions de 1830 ; idées de nationalité, mouvement démocratique en Italie.
- Salle 11 : Italie ; libéraux modérés, souverains, réformes.
- Salle 12 : Italie ; statue de Charles-Albert et constitutions de 1848.
- Salle 13 : Europe et Italie ; révolutions et insurrections de 1848.
- Salle 14 : Italie ; la première guerre d'indépendance (1848-1849).
- Salle 15 : l'exil et la mort de Charles-Albert (1849).
- Salle 16 : la Chambre des députés du parlement subalpin (1848-1860).
- Salle 17 : salle cinéma.
- Salle 18 : Italie ; la décennie 1849-1859.
- Salle 19 : la guerre en Crimée ; entrée du Royaume sarde sur la scène politique internationale (1855-1856).
- Salle 20 : du congrès de Paris à la réunion de Plombières ; diplomatie, question italienne, alliance avec la France (1856-1858).
- Salle 21 : Italie (1859-1861) ; seconde guerre d'indépendance, annexions, plébiscites (1859-1860).
- Salle 22 : Italie (1859-1861) ; expéditions des Mille. 1860.
- Salle 23 : Italie (1859-1861) ; contre-offensive modérée et occupation du Centre-Sud (1860).
- Salle 24 : de la naissance du royaume de l'Italie à la prise de Rome ; un difficile début (1861-1870).
- Salle 25 : studio de Camillo Cavour ministre.
- Salle 26 : royaume d'Italie 1870-1915 ; politique, culture et société.
- Salle 27 : Europe et Italie 1870-1915 ; l'âge de la bourgeoisie.
- Salle 28 : royaume d'Italie 1870-1915 ; les classes ouvrières.
- Salle 29 : Europe et Italie vers la Grande Guerre.
- Salle 30 : l'épopée du Risorgimento.
Le palais Carignan contient plusieurs lieux liés au Risorgimento :
- reconstitution du cabinet de travail de Camillo Cavour
- reconstitution de la chambre où est mort Charles Albert de Savoie
- siège de la Chambre des députés du parlement de la République subalpine (1800-1802)
- siège de la Chambre des députés du parlement du royaume d'Italie (1805-1814).
-
Palais Carignan, la façade sur la place Carignan.
-
Entrée du musée du Risorgimento.
Références
- ↑ (it) « Museo nazionale del Risorgimento italiano » [archive du ] (consulté le )
- ↑ (it) Marzia CAMARDA, « Torino, il Museo Nazionale del Risorgimento compie 140 anni », sur Corriere della Sera, (consulté le )
- (it) Augusta BUSICO, Il tricolore: il simbolo la storia, Presidenza del Consiglio dei Ministri, Dipartimento per l'informazione e l'editoria, , 215 p., p. 15-17
- ↑ it:regio decreto nº 360 du 8 décembre 1901 (it) « Riapre il museo nazionale del Risorgimento italiano » [archive]
- (it) Umberto Levra, Il Museo Nazionale del Risorgimento Italiano di Torino, Milan, Skira, , 269 p. (ISBN 978-88-572-1022-3), p. 15-44
- (it) Umberto Levra, Il Museo Nazionale del Risorgimento Italiano di Torino, Milan, Skira, , 269 p. (ISBN 978-88-572-1022-3), p. 143-148
- ↑ « Palazzo Carignano | Storia del Museo del Risorgimento di Torino e allestimenti precedenti » [archive du ], sur www.museorisorgimentotorino.it (consulté le )
- ↑ Claudio SILINGARDI, « Les musées de la Résistance en Italie », En Jeu. Histoire et mémoires vivantes, no 1, (ISSN 2269-2347, DOI 10.34745/numerev_1454, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Wayback Machine » [archive du ], sur www.museorisorgimentotorino.it (consulté le )
- ↑ (it) « Museo Risorgimento Torino, Mauro Caliendo nuovo presidente - Notizie - Ansa.it », sur Agenzia ANSA, (consulté le )
- ↑ (it) « Torino dice addio al professor Umberto Levra, fino all'anno scorso presidente del nuovo Museo del Risorgimento », sur TorinoToday (consulté le )
Liens externes
- (it + en) Site officiel
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