Nécropole de Li Muri

Nécropole de Li Muri
Cercles mégalithiques ou tombes circulaires
Image illustrative de l’article Nécropole de Li Muri
Localisation
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région Sardaigne
Province Sassari
Commune Arzachena
Coordonnées 41° 04′ 12″ nord, 9° 19′ 18″ est
Histoire
Époque Néolithique
Géolocalisation sur la carte : Sardaigne
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Nécropole de Li Muri
Nécropole de Li Muri
Géolocalisation sur la carte : Italie
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Nécropole de Li Muri
Nécropole de Li Muri

La nécropole de Li Muri, appelée aussi tombes circulaires ou cercles mégalithiques de Li Muri, est un site archéologique du Néolithique situé dans la commune d'Arzachena, dans la province de Sassari, en Sardaigne.

Plan du site

Historique

La nécropole de Li Muri est découverte en 1939 par Michele Ruzittu et fouillée pour le compte de la Surintendance aux Antiquités de Sardaigne par Francesco Soldati. Salvatore Maria Puglisi étudie le site en 1941[1].

Description

La nécropole est composée de cinq cistes lithiques, généralement orientées nord-sud, de forme quadrangulaire (2 m de côté au maximal, 1,60 m sur 1,20 m a minima)[2], dont quatre sont entourées d'un cercle péristalithe[3], d'un diamètre variant de 5,30 à 8,50 m[1],[2],[4], qui ceinturait à l'origine le tumulus recouvrant les tombes[5]. Les cercles sont appuyés les uns contre les autres selon un angle tangent et parfois sécant[2].

Le défunt était déposé à l’intérieur de la ciste, probablement individuellement (contrairement au reste de la Sardaigne où les sépultures étaient généralement collectives). Il était accompagné d'un mobilier funéraire comprenant des céramiques, des vases en pierre, des hachettes, et des colliers en stéatite et en pierres semi-précieuses[2],[5].

La nécropole inclut six menhirs aniconiques en granite situés à l'extérieur des cercles funéraires. Le plus grand des menhirs mesure 1,45 m et le plus petit 0,77 m[6].

Matériel archéologique

Compte tenu de la dimension des cites, on a émis l’hypothèse qu’il s’agissait de sépultures individuelles, mais l’acidité du sol granitique n’ayant pas permis la conservation des ossements, on ne dispose que de quelques fragments altérés d’os longs. On ne peut donc exclure qu’une ciste ait pu également accueillir plusieurs individus, d'autant que l'on ne dispose d'aucun élément sur le mode d'inhumation associé (dépôt primaire ou secondaire)[1].

La découverte, dans les cistes, de galets portant des résidus d’ocre rouge laisse supposer que le pigment pouvait être utilisé au cours des rites funéraires[1].

Le mobilier funéraire recueilli est essentiellement lithique. Il comprend des objets caractérisés par une finition particulièrement soignée : une petite coupe en stéatite avec deux anses pleine et un fond annulaire en relief ; de très fines lames en silex, des haches triangulaires en pierre dure polie, des pommeaux sphéroïdes perforés, de fonction incertaine, considérés hypothétiquement comme des armes offensives pour le combat rapproché ou comme des insignes de commandement ; enfin, une série nombreuse de perles de collier en stéatite en forme de petites olives, d’autres sphériques et discoïdales. La petite coupe en stéatite présente des similitudes avec des exemplaires similaires provenant de Crète[1].

On a également retrouvé de minuscules fragments de céramique modelée, dépourvue d’ornementation[1].

Interprétation et datation

L'architecture des tombes a été comparée avec celle des tombes à « coffres » de Tivolaggiu (Porto-Vecchio), de Vasacciu et de Monte Rotundu (Sotta), de Caleca (Levì), qui ont livré des mobiliers riches en artefacts en obsidienne sarde et en d’autres objets de pierre, confirment l’étroite relation existant entre la Gallura et le sud de la Corse entre la fin du IVe millénaire et le début du IIIe millénaire av. J.-C.[1].

Les cercles mégalithiques avec ciste lithique présentent une concentration particulière dans la région de Li Muri, mais il n'est pas pour autant démontré que la culture d'Arzachena serait un phénomène autonome par rapport à la culture d’Ozieri[1].

Protection

La nécropole de Li Muri fait partie de l'ensemble inscrit au Patrimoine mondial en 2025 par l'Unesco, sous le nom de Tradition funéraire dans la Sardaigne préhistorique – Les domus de janas (cote 1730-010)[7].

Références

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Necropolis of Li Muri » (voir la liste des auteurs).
  1. Ruju et Ferrarese Ceruti 1992.
  2. Paglietti 2009.
  3. ↑ Cercle constitué de pierres plantées verticalement dans le sol.
  4. ↑ (it) Riccardo Cicilloni, « I dolmen della Sardegna », dans Alberto Moravetti, Paolo Melis, Lavinia Foddai, Elisabetta Alba, La Sardegna preistorica : Storia, materiali monumenti, Regione Autonoma della Sardegna, , 500 p. (ISBN 9788893610827), p. 137
  5. (it) Paola Mancini, Gallura preistorica, Taphros, , 96 p.
  6. ↑ (it) Salvatore Merella, I menhir della Sardegna, Sassari, , 372 p. (lire en ligne), p. 16
  7. ↑ « Tradition funéraire dans la Sardaigne préhistorique – Les domus de janas », UNESCO

Voir aussi

Articles connexes

Bibliographie

  • (it) Giacomo Paglietti, « Origini del megalitismo nell’occidente mediterraneo : le tombe a circolo », dans Convegno nazionale dei giovani archeologi Uomo e Territorio : 27-30 settembre 2006, Muros, Università degli Studi di Sassari, (lire en ligne), p. 97-103
  • (it) Angela Antona Ruju et Maria Luisa Ferrarese Ceruti, Il nuraghe Albucciu e i monumenti di Arzachena, Sassari, Carlo Delfino Editore, coll. « Guide e Itinerari », , 107 p. (ISBN 88-7138-055-X), p. 25-29

Liens externes

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