Néferou-Ptah

Néferou-Ptah
Image illustrative de l’article Néferou-Ptah
Bas-relief représentant Néferou-Ptah, temple de Rénénoutet à Médinet Mâdi
Nom en hiéroglyphe
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Hnfrnfrnfr
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Transcription Nfr.w-Ptḥ
Période Moyen Empire
Dynastie XIIe dynastie
Fonction principale Princesse d'Égypte
Famille
Père Amenemhat III
Fratrie ♂ Amenemhat IV ?
♀ Néférousobek
♀ Sathathor II ?
♀ Hathorhétépet ?
♀ Noubhétépet ?
Sépulture
Emplacement Hawara
Date de découverte 1956
Objets bijoux, sarcophage en granit, trois vases en argent

Néferou-Ptah II[note 1] (« La beauté de Ptah ») est une fille du roi égyptien Amenemhat III de la XIIe dynastie.

Attestations

La princesse est attestée par plusieurs éléments :

  • un papyrus qui mentionne sa tombe et qui a été trouvé à El-Lahoun (numéro UC 32212 du Musée Petrie)[1],[2],[3],
  • un sphinx fragmentaire en granit noir de son père Amenemhat III[1],[3],[4],
  • une statue fragmentaire en granit gris provenant d'Éléphantine dont seul le socle est conservé avec le cartouche de la princesse gravé dessus[1],[3],
  • un bloc de granit noir réutilisé comme pilon[3],
  • un relief provenant du temple de Rénénoutet à Médinet Mâdi[1],[3],[5],
  • la chambre funéraire de son père dans la pyramide de Hawara qui semble avoir été sa demeure d'éternité prévue initialement[1], à moins qu'il faille y voir un cénotaphe[6],
  • sa propre pyramide à environ deux kilomètres au sud de la pyramide de son père ; elle a été découverte et fouillée en 1956[1].

Biographie

Néferou-Ptah est l'une des premières femmes royales dont le nom ait été écrit à l'intérieur d'un cartouche[1]. Bien qu'elle n'ait jamais eu le titre de « femme du roi », elle devait avoir un statut spécial ; il est possible qu'elle ait été considérée comme une future dirigeante[1]. Ses titres incluaient « princesse héréditaire, grande de faveur, grande de louange » et « la fille du roi bien aimée de son corps »[7].

Sépulture

Une sépulture lui fut préparée dans la tombe de son père à Hawara[1],[8]. Dans la chambre funéraire de son père, des objets au nom de Néferou-Ptah sans cartouche et simplement qualifiée de « fille du roi » ont été découverts : une table d'offrandes en albâtre gravée en son honneur, et des fragments de peut-être huit ou neuf plats en albâtre en forme de canards troussés et également gravés à son nom[9],[10],[11].

Cependant, elle ne fut pas enterrée là, mais dans une petite pyramide à environ deux kilomètres au sud de la pyramide de son père. Sa tombe fut retrouvée intacte en 1956 par une équipe égyptienne dirigée par Nagib Farag et Zaky Iskander[3]. Elle contenait deux pièces :

  • une salle d'offrandes, elle contenait : table d'offrandes en granit noir, des coupelles en céramique de plusieurs formes et un vase en argent[12],[13],[11],
  • une chambre funéraire, elle contenait : deux vases en argent, des objets rituels associés à la cosmétique et des bijoux, ainsi qu'un grand sarcophage de granit rouge ; à l'intérieur, on a découvert les restes décomposés de deux cercueils en bois ; le cercueil extérieur était décoré d'une feuille d'or inscrite ; parmi les bijoux se trouve un collier-ousekh composé de rangées de perles en cornaline, en fledspath et en or, agrémenté aux deux extrémités d'une tête de faucun en or[12],[13],[11].

Sur une grande table d'offrandes, elle est simplement appelée « fille du roi » (sȝ.t-nsw.t). Le sarcophage en granit portait une courte formule d'offrande ; sur ce dernier, son nom est inscrit dans un cartouche et ses titres sont : elle est « princesse héréditaire, grande du sceptre-hétes, grande d'honneur, fille bien-aimée du roi de son corps » (iry.t-pˁt, wr.t Hts, wr.t Hzwt, sȝ.t-nsw.t nt ẖt.f mrt.f). Des inscriptions identiques ont été trouvées sur le sarcophage de la reine Hatchepsout[14] qui a vécu environ 300 ans plus tard. Sur le cercueil extérieur, son nom n'est pas inscrit dans un cartouche et son seul titre est « fille du roi ». Enfin, son nom figure sur les trois vases en argent, où elle est appelée « princesse héréditaire, fille du roi » et « fille du roi du corps », et ici son nom est inscrit dans un cartouche. Dans la formule d'offrande figurant sur ces vases, figure le nom de Nesout-bity du roi Amenemhat III, Nymaâtrê[12].

Notes et références

Notes

  1. ↑ Ou Néférouptah ou Ptahnéférou.

Références

Bibliographie

  • Joyce Ann Tyldesley, Chronique des reines d'Égypte: des origines à la mort de Cléopâtre, Actes Sud, (ISBN 978-2-7427-7566-8), p. 74 ;
  • (en) Aidan Mark Dodson et Dyan Hilton, The Complete Royal Families of Ancient Egypt, Thames & Hudson, [détail des éditions] (ISBN 0-500-05128-3) ;
  • (en) Wolfram Grajetzki, The Middle Kingdom of Ancient Egypt : History, Archeology and Society, Bloomsbury, , 2e éd. (ISBN 978-1-350-45553-5) ;
  • (en) Wolfram Grajetzki, « The Coffin of the "King's Daughter" Neferuptah and the Sarcophagus of the "Great King's Wife" Hatshepsut », Göttinger Miszellen: Beitrage zur ägyptologischen Diskussion, no 205,‎ , p. 55-66 ;
  • (en) Wolfram Grajetzki, « The two burials of Neferuptah and other second burials for royal women », Cahiers Caribéens d’Egyptologie, no 22,‎ , p. 33-42 (lire en ligne) ;
  • Pierre Tallet, Sésostris III et la fin de la XIIe dynastie, Paris, Pygmalion, coll. « Les grands pharaons », (réimpr. 2015, édition augmentée et mise à jour) (1re éd. 2005), 334 p., 24 cm (ISBN 978-2-7564-1692-2) ;
  • (de) Silke Roth, Die Königsmütter des Alten Ägypten von der Frühzeit bis zum Ende der 12. Dynastie, Wiesbaden, Harrassowitz Verlag, (ISBN 3-447-04368-7) ;
  • (it) Stefania Pignattari, Due donne per il trono d'Egitto: Neferuptah e Sobekneferu, Imola, La Mandragora,  ;
  • (en) Stefania Pignattari, Amenemhat IV and the End of the Twelfth Dynasty : Between the End and the Beginning, Oxford, BAR Publishing, coll. « BAR International Series 2906 », (ISBN 978-1407-31635-2) ;
  • (en) Nagib Farag et Zaky Iskander, The Discovery of Neferwptah, Le Caire, General Organization for Government Printing Offices,  ;
  • (en) Mark Collier et Stephen Quirke, The UCL Lahun Papyri: Letters, Oxford, BAR Publishing, , 203 p. (ISBN 1-84171-462-3) ;
  • (en) William Matthew Flinders Petrie, Kahun, Gurob, and Hawara, Londres, (lire en ligne).
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