NGC 4578

NGC 4578
Image illustrative de l’article NGC 4578
La galaxie lenticulaire NGC 4578 par le relevé SDSS
Données d’observation
(Époque J2000.0)
Constellation Vierge[1],[2]
Ascension droite (α) 12h 37m 30,556 0s[3]
Déclinaison (δ) 09° 33 18,248 [3]
Magnitude apparente (V) 11,5
14,4 dans la bande B[2]
Brillance de surface 13,63 mag/am2[2]
Dimensions apparentes (V) 3,1' × 2,3'[2]
Décalage vers le rouge 0,007645 ± 0,0000170[3]
Angle de position 35°[2]

Localisation dans la constellation : Vierge

(Voir situation dans la constellation : Vierge)
Astrométrie
Vitesse radiale 2 292 ± 5 km/s [3]
Distance 16,400 ± 2,178 Mpc (∼53,5 millions d'al)[4]
Caractéristiques physiques
Type d'objet Galaxie lenticulaire
Type de galaxie SA(r)0^0^[3]: SA0°(r)[1] S0[2] S0/R[5]
Masse 19 G M [6]
Dimensions environ 15,80 kpc (∼51 500 al)[3],[a]
Magnitude absolue -19,28[6]
Découverte
Découvreur(s) William Herschel[1]
Date [1]
Désignation(s) PGC 42149
UGC 7793
MCG 2-32-159
CGCG 70-195
VCC 1720[2]

2MASS J12373055+0933182
GALEXASC J123730.67+093316.7
HOLM 429A
NSA 162133[3]

2MASX J12373054+0933184
SDSS J123730.56+093318.2
Z 70-195
Gaia DR3 3903268825521184000[7]
Liste des galaxies lenticulaires

NGC 4578 est une galaxie lenticulaire située dans la constellation de la Vierge à une distance d'environ 16,4 ± 2,2 Mpc (∼53,5 millions d'al)[4]. Cette galaxie a été découverte par l'astronome germano-britannique William Herschel en 1784.

Caractéristiques

Distance

Sa vitesse par rapport au fond diffus cosmologique est de 2 623 ± 24 km/s, ce qui correspond à une distance de Hubble de 38,68 ± 2,73 Mpc (∼126 millions d'al)[3].

À ce jour, 22 mesures non basées sur le décalage vers le rouge (redshift) donnent une distance de 16,400 ± 2,178 Mpc (∼53,5 millions d'al)[4], ce qui est à l'intérieur des valeurs de la distance de Hubble.

Cette galaxie, comme plusieurs de l'amas de la Vierge, est relativement rapprochée du Groupe local et on obtient souvent une distance de Hubble très différente en raison de leur mouvement propre dans le groupe où dans l'amas où elles sont situées. La distance de 16.4 Mpc est sans aucun doute plus près de la réalité. Selon ces deux mesures, NGC 4578 se dirige vers le centre de l'amas en direction opposée à la Voie lactée. Notons que c'est avec la valeur moyenne des mesures indépendantes, lorsqu'elles existent, que la base de données NASA/IPAC calcule le diamètre d'une galaxie.

Amas globulaires

Selon une étude publiée en 2008 et basée sur les observations réalisées avec le télescope spatial Hubble, le nombre d'amas globulaires dans NGC 4578 (VCC 1720 dans l'article) est estimé à 62 ± 13[8].

Trou noir supermassif

Selon un article publié en , la masse du trou noir supermassif au centre de NGC 4578 est égale à (2,3+0,9
−0,6
x 107[9]

Une autre étude publiée en évalue la masse de celui-ci à (3,5 ± 0,3) × 107 [10].

Groupe de M88, de M60 et l'amas de la Vierge

Selon A.M. Garcia, NGC 4578 fait partie du groupe de M88 (NGC 4501). Ce groupe de galaxies comprend au moins 44 membres, dont 17 apparaissent au New General Catalogue et 18 à l'Index Catalogue[11].

D'autre part, la plupart des galaxies du New General Catalogue, dont NGC 4578, et seulement trois de l'Index Catalogue du groupe de M88 apparaissent dans une liste de 227 galaxies d'un article publié par Abraham Mahtessian en 1998[12]. Cette liste comporte plus de 200 galaxies du New General Catalogue et une quinzaine de galaxies de l'Index Catalogue. On retrouve dans cette liste 11 galaxies du Catalogue de Messier, soit M49, M58, M60, M61, M84, M85, M87, M88, M91, M99 et M100.

Toutes les galaxies de la liste de Mahtessian ne constituent pas réellement un groupe de galaxies. Ce sont plutôt plusieurs groupes de galaxies qui font tous partie d'un amas galactique, l'amas de la Vierge. Pour éviter la confusion avec l'amas de la Vierge, on peut donner le nom de groupe de M60 à cet ensemble de galaxies, car c'est l'une des plus brillantes de la liste. L'amas de la Vierge est en effet beaucoup plus vaste et compterait environ 1300 galaxies, et possiblement plus de 2000[13], situées au cœur du superamas de la Vierge, dont fait partie le Groupe local[14],[15].

De nombreuses galaxies de la liste de Mahtessian se retrouvent dans onze groupes décrits dans l'article d'A.M. Garcia[11], soit le groupe de NGC 4123 (7 galaxies), le groupe de NGC 4261 (13 galaxies), le groupe de NGC 4235 (29 galaxies), le groupe de M88 (13 galaxies, M88 = NGC 4501), le groupe de NGC 4461 (9 galaxies), le groupe de M61 (32 galaxies, M61 = NGC 4303), le groupe de NGC 4442 (13 galaxies), le groupe de M87 (96 galaxies, M87 = NGC 4486), le groupe de M49 (127 galaxies, M49 = NGC 4472), le groupe de NGC 4535 (14 galaxies) et le groupe de NGC 4753 (15 galaxies). Ces onze groupes font partie de l'amas de la Vierge et ils renferment 396 galaxies. Certaines galaxies de la liste de Mahtessian ne figurent cependant dans aucun des groupes de Garcia et vice versa.

Notes et références

Notes

  1. Diamètre dans les bandes RC3 D_25; R_25 (blue).

Références

  1. (en) Courtney Seligman, « Celestial Atlas Table of Contents, NGC Objects: NGC 4550 - 4599 » (consulté le )
  2. « Revised NGC and IC Catalog by Wolfgang Steinicke, NGC 4500 à 4599 », sur astrovalleyfield.com (consulté le )
  3. (en) « Results for object NGC 4578 », NASA/IPAC Extragalactic Database (consulté le ).
  4. « Your NED Search Results, Distance Results for NGC 4578 », sur ned.ipac.caltech.edu (consulté le )
  5. (en) « NGC 4578 sur HyperLeda » (consulté le )
  6. Sungsoon Lim, Eric W. Peng, Patrick Côté et et coll., « The Spatial Distribution of Globular Cluster Systems in Early Type Galaxies: Estimation Procedure and Catalog of Properties for Globular Cluster Systems Observed with Deep Imaging Surveys », The Astrophysical Journal Supplement Series, vol. 276, no 2,‎ , p. 20 pages (DOI 10.3847/1538-4365/ad97b7, Bibcode 2025ApJS..276...34L, lire en ligne [PDF]).
  7. (en) « NGC 4578 -- Galaxy towards a Group of Galaxies », Simbad (consulté le )
  8. Eric W. Peng, Andrés Jordán, Patrick Côté et et col., « The ACS Virgo Cluster Survey. XV. The Formation Efficiencies of Globular Clusters in Early-Type Galaxies: The Effects of Mass and Environment », The Astrophysical Journal, vol. 681, no 1,‎ , p. 197-224 (DOI 10.1086/587951, Bibcode 008ApJ...681..197P, lire en ligne)
  9. Davor Krajnović, Michele Cappellari, Richard M McDermid et et col., « A quartet of black holes and a missing duo: probing the low end of the MBH–σ relation with the adaptive optics assisted integral-field spectroscopy », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 477, no 3,‎ , p. 3030-3064 (DOI 10.1093/mnras/sty778, lire en ligne [PDF]).
  10. Zachary Byrne, Michael J Drinkwater, Holger Baumgardt et et col., « Supermassive black holes in a mass-limited galaxy sample », Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, vol. 526, no 1,‎ , p. 1095-1111 (DOI 10.1093/mnras/stad2771, lire en ligne [PDF]).
  11. A.M. Garcia, « General study of group membership. II -Determination of nearby groups », Astronomy and Astrophysics Supplement Series, vol. 100 #1,‎ , p. 47-90 (Bibcode 1993A&AS..100...47G, lire en ligne)|format=PDF.
  12. Abraham Mahtessian, « Groups of galaxies. III. Some empirical characteristics », Astrophysics, vol. 41, no 3,‎ , p. 308-321 (DOI 10.1007/BF03036100, lire en ligne, consulté le ).
  13. (en) « Cosmos, Virgo Cluster » (consulté le ).
  14. (en) P. Fouque, E. Gourgoulhon, P. Chamaraux, G. Paturel, « Groups of galaxies within 80 Mpc. II - The catalogue of groups and group members », Astronomy and Astrophysics Supplement, vol. 93,‎ , p. 211-233 (Bibcode 1992A&AS...93..211F, lire en ligne).
  15. (en) Tully, R.B., « The LocalSupercluster », Astrophysical Journal, vol. 257,‎ , p. 389-422 (DOI 10.1086/159999, Bibcode 1982ApJ...257..389T, lire en ligne).

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

  • icône décorative Portail de l’astronomie