Nahr el-Kalb

Nahr el-Kalb
Illustration
Le général Harry Chauvel et son épouse, devant l'inscription commémorant l'occupation de Beyrouth et Tripoli en octobre 1918
Caractéristiques
Longueur 30 km
Bassin 237 km2
Embouchure Mer Méditerranée
Géographie
Pays traversés Drapeau du Liban Liban

Nahr el-Kalb, connu sous le nom de Fleuve Lycus dans l'Antiquité (en arabe (ar) نهر الكلب ou « Fleuve du Chien »), est un fleuve côtier du Liban. Il se jette dans la Méditerranée au Nord-Est de Beyrouth. Il n'est pas navigable.

Géographie

Le fleuve prend naissance d'une source issue de la Grotte de Jeita, et reçoit l'apport saisonnier de torrents nés en amont dans le Mont-Liban. Le fleuve est quasiment sec en été[1],[2]. Ce n'est donc pas un cours d'eau navigable, dans la mesure où il n'est pas pérenne[3].

Sa longueur est d'environ 30 km[1]. La superficie de son bassin versant est d'environ 237 km²[4].

Sites archéologiques

L'ensemble du site de la vallée du Nahr el-Kelb avec les sites archéologiques qu'elle recèle est classé sur la liste indicative du patrimoine mondial de l'UNESCO[5].

Le site archéologique situé à l'embouchure du fleuve est connu pour les nombreuses stèles qu'on y retrouve. Ces stèles dépeignent l’histoire du Liban depuis le XIVe siècle av. J.-C. jusqu’à nos jours, à travers les inscriptions laissées par la succession d’armées pharaoniques et assyro-babyloniennes[6] puis plus tard des armées grecques, romaines, arabes, françaises et anglaises[7]. Elles sont inscrites au registre Mémoire du monde de l'UNESCOdepuis 2005[7].

Plus en amont, sur les contreforts du mont Sannine, à une altitude de 1500 m, se trouve le site de Qalaat Faqra qui comporte des vestiges de temples et d'autels romains ainsi que d'une basilique protobyzantine[8].

Liens externes

Voir aussi

Notes et références

  1. (en) « Al-Kalb River | Middle East, Lebanon, Source », Encyclopedia Britannica,‎ (lire en ligne [archive du ], consulté le )
  2. (en) « Multidimensionnal analysis of two Lebanese surface water quality: Ibrahim and El-Kalb rivers. » [archive du ] [PDF], sur ResearchGate, (consulté le ), p. 2778-2779
  3. Virginie Serna, « Le concept de navigabilités des rivières », Supplément à la Revue archéologique du centre de la France, vol. 43, no 1,‎ , p. 25–28 (lire en ligne, consulté le )
  4. Aurore Assaker, Hydrologie et biogéochimie du bassin versant du fleuve Ibrahim : Un observatoire du fonctionnement de la zone critique au Liban, Institut National Polytechnique de Toulouse, (lire en ligne)
  5. « Unesco - Ensemble du site naturel de la Vallée du Nahr el Kelb avec les monuments et les sites archéologiques qui s'y trouvent » (consulté le )
  6. Catherine Saliou, Le Proche-Orient : De Pompée à Muhammad, Ier s. av. J.-C. - VIIe s. apr. J.-C., Belin, coll. « Mondes anciens », , 608 p. (ISBN 978-2-7011-9286-4, présentation en ligne), chap. 2 (« Économies locales, économies mondiales »), p. 106.
  7. UNESCO Centre du patrimoine mondial, « Le site archeologique de Nahr el-Kalb », sur UNESCO Centre du patrimoine mondial (consulté le )
  8. Julien Aliquot, « « Liban-Nord ». La Vie religieuse au Liban sous l’Empire romain », sur books.openedition.org, (consulté le )
  • icône décorative Portail des lacs et cours d'eau
  • icône décorative Portail du Liban