Napier Nomad

Napier Nomad
Vue du moteur coté droit.

Constructeur
Années de production
Production
prototypes
Application
Caractéristiques techniques
Cylindrée
41,1 L
Disposition
Alésage
152 mm
Course
187 mm
Alimentation
Suralimentation
Refroidissement
Performances
Puissance max.
3 045 cv
Puissance massique
1,87 cv/kg
Taux de compression
27:1
Dimensions
Dimensions (L × l × H)
3 029 × 1 429 × 1 016 mm
Masse
1 625 kg

Les Napier Nomad I et II sont des moteurs d'aviation conçus à la fin, des années 1940 par la société britannique Napier & Son. Ces moteurs sont à turborécupérateur (aussi appelé turbo-compound), une architecture très rare dans l'histoire de la motorisation aéronautique. Il s'agit d'une extrapolation du moteur turbocompressé dans laquelle la turbine d'échappement ne fait pas qu'actionner le compresseur, elle fournit aussi un couple sur l'arbre principal, ou, comme dans le cas du Nomad, sur un arbre séparé. En outre, ce sont des moteurs Diesel à deux temps, ici aussi une particularité peu commune dans le monde aéronautique.

Moteur Nomad I

Napier Nomad exposé au National Museum of Flight, en Écosse.
Principe de fonctionnement.

Le Nomad est un moteur à plat conçu sous la direction d'Ernest Chatterton comme moteur très économique pour les vols courrier. Sa puissance dans ses derniers développements est de 3 045 cv[1]. C'est un moteur d'une architecture extrêmement complexe, correspondant en quelque sorte à l'assemblage d'un moteur à pistons Napier Sabre et d'un turbopropulseur Napier Naiad[2]. L'air admis est compressé par deux étages, avec un compresseur axial puis un compresseur radial montés sur le même arbre (entre les deux se trouve un intercooler). Ensuite, il nourrit un moteur deux temps Diesel douze cylindres à plat, d'une cylindrée de 41,1 litres[1]. L'échappement est réchauffé par addition de carburant supplémentaire, avant d'activer une turbine. Il y a deux hélices contrarotatives : l'une actionnée par le vilebrequin, l'autre par l'arbre de la turbine. La construction du moteur fait appel à des matériaux très avancés, notamment, pour le carter, à un alliage magnésium-zirconium.

Les ensembles compresseur et turbine du Nomad ont été testés en 1948 et l'unité complète a été mise en service en . Les premiers essais en vol, dans le nez d'un bombardier Avro Lincoln modifié, ont lieu en 1950[3],[4]. Il est présenté au public lors du Farnborough Air Display le .

Il est un temps envisagé d'utiliser ce moteur sur le Bristol Britannia[5].

Moteur Nomad II

Après l'abandon du premier Nomad, est développé une version simplifiée, qui conserve le compresseur axial et la turbine, mais renonce aux hélices contra-rotatives et à la réchauffe. Le projet est finalement abandonné en , au profit des turbopropulseurs[3].

Notes et références

  1. (en) « Napier Nomad Model E. 145 Horizontally-Opposed Diesel Engine », sur airandspace.si.edu (consulté le ).
  2. (en) « Napier Nomad », sur npht.org (consulté le ).
  3. (en) Bill Gunston, World Encyclopaedia of aero engines, Stephens, (ISBN 978-1-85260-163-8).
  4. Raymond Brun, Science et technique du moteur diesel industriel et de transport. Tome 1., Editions TECHNIP, (ISBN 978-2-7108-1052-0, lire en ligne).
  5. (en) Charles Woodley, Bristol Britannia, Crowood Press, coll. « Crowood aviation series », (ISBN 978-1-86126-515-9).

Voir aussi

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