Nebsenrê

Nebsenrê
Image illustrative de l’article Nebsenrê
Jarre avec le cartouche de Nebsenrê
Nom en hiéroglyphe
M23
t
L2
t
<
N5nbsn
Z2
>
[1]
Transcription Nb.sn Rˁ[2]
Période Deuxième Période intermédiaire
Dynastie XIVe dynastie
Fonction principale roi
Prédécesseur Heribrê
Successeur ...rê

Nebsenrê (qui signifie « Leur Seigneur est  »[2]) est un pharaon égyptien de la XIVe dynastie au cours de la Deuxième Période intermédiaire. Nebsenrê règne pendant au moins cinq mois sur le delta oriental et peut-être occidental du Nil, au cours de la première moitié du XVIIe siècle avant notre ère[3]. Nebsenrê est un contemporain de la XIIIe dynastie basée à Memphis.

Attestations

Source historique

Le nom de Nesout-bity « Nebsenrê » est conservé sur la neuvième colonne, 14e rangée, selon la reconstruction de la Canon royal de Turin par Ryholt[4]. Cela correspond à la huitième colonne, quatorzième rangée de la reconstruction de Gardiner et von Beckerath[5] du Canon royal de Turin, une liste de rois écrite sous le règne de Ramsès II qui sert de principale source historique pour la Deuxième Période intermédiaire[6]. Le papyrus attribue en outre à Nebsenrê un nombre perdu d'années, cinq mois et vingt jours de règne après celui d’Heribrê[7]. Le nom du successeur de Nebsenrê est marqué comme wsf sur la liste des rois de Turin[8],[9], indiquant que son nom était déjà perdu quand le texte a été copié à l'époque ramesside[10].

Artefact contemporain

Nebsenrê est l'un des quatre[11] rois de la XIVe dynastie à être attesté par un artefact contemporain de son règne : une jarre de provenance inconnue portant son nom, qui se trouvait dans la collection privée Michailidis[12],[13],[5].

Position chronologique

Selon les égyptologues Kim Ryholt et Darrell Baker, Nebsenrê est le dix-neuvième roi de la XIVe dynastie[14], une lignée de dirigeants d'origine cananéenne régnant sur le delta oriental du Nil à partir de 1700 avant notre ère jusqu'à environ 1650 avant notre ère[note 1]. L’égyptologue Jürgen von Beckerath le considère lui, comme le quinzième souverain, en raison d'une reconstruction différente du début de la XIVe dynastie[17].

Titulature

Notes et références

Notes

  1. Ryholt date le début de la XIVe dynastie de 1800 avant notre ère[3], ajoutant cinq rois avant Néhési. Cela est réfuté par la plupart des égyptologues qui considère Néhésy comme le fondateur[15] ou le deuxième roi de la dynastie[16].

Références

  1. Baker 2008, p. 247–248.
  2. Leprohon 2013, p. 205.
  3. Ryholt 1997, p. 409.
  4. Ryholt 1997, p. 98 et 379.
  5. Baker 2008, p. 248.
  6. Ryholt 1997, p. 9–18.
  7. Ryholt 1997, p. 198.
  8. Ryholt 1997, p. 198 et 379.
  9. Ryholt 2012, p. 31.
  10. Ryholt 1997, p. 10–11.
  11. Bourriau 2003, p. 178.
  12. Kaplony 1973, pl. 10, 23 [Cat. 41], p. 15.
  13. Ryholt 1997, p. 379.
  14. Ryholt 1997, p. 98.
  15. Quirke 2001, p. 261.
  16. von Beckerath 1999, roi no 2, p. 108–109.
  17. von Beckerath 1999, roi no 15, p. 108–109.

Bibliographie

  • (en) Darrell D. Baker, The Encyclopedia of the Egyptian Pharaohs, vol. I : Predynastic to the Twentieth Dynasty (3300–1069 BC), Londres, Bannerstone Press, (ISBN 978-1-905299-37-9) ;
  • (en) Janine Bourriau (dir.), The Oxford Encyclopedia of Ancient Egypt, Oxford, Oxford University Press, (ISBN 978-0-19-280458-7, lire en ligne Inscription nécessaire), « The Second Intermediate Period (c. 1650–1550 BC) » ;
  • (de) Peter Kaplony, Beschriftete Kleinfunde in der Sammlung Georges Michailidis: Ergebnisse einer Bestandsaufnahme im Sommer 1968, Istanbul, Nederlands Historisch-Archeologisch Instituut in het Nabije Oosten, coll. « Uitgaven van het Nederlands Historisch-Archaeologisch Instituut te İstanbul », (OCLC 1064212), chap. 32 ;
  • (en) Ronald J. Leprohon, The great name: ancient Egyptian royal titulary, Atlanta, Society of Biblical Literature, coll. « Writings from the ancient world, no. 33 », (ISBN 978-1-58-983736-2, lire en ligne) ;
  • (en) Stephen Quirke (dir.), The Oxford Encyclopedia of Ancient Egypt, vol. 3, Oxford University Press, , 260–265 p. (ISBN 978-0-19-510234-5), « Second Intermediate Period » ;
  • (en) K. S. B. Ryholt, The Political Situation in Egypt during the Second Intermediate Period, c. 1800–1550 BC, Copenhague, Museum Tusculanum Press, coll. « Carsten Niebuhr Institute Publications » (no 20), , 463 p. (ISBN 87-7289-421-0, lire en ligne) ;
  • Kim Ryholt, « The Royal Canon of Turin », dans Erik Hornung, Rolf Krauss et David Warburton, Ancient Egyptian Chronology, Leiden, Boston, Brill, coll. « Handbook of Oriental Studies », , 26-32 p. (ISBN 978-90-04-11385-5, ISSN 0169-9423, lire en ligne) ;
  • (de) Jürgen von Beckerath, Handbuch der Agyptischen Konigsnamen, Mayence, Éditions Philipp von Zabern, coll. « Münchner Ägyptologische Studien (MÄS) » (no 49), , 2e éd. (1re éd. 1984), 314 p. (ISBN 3-8053-2591-6, lire en ligne).
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