Nematostella vectensis

Anémone étoilée

Nematostella vectensis
Description de cette image, également commentée ci-après
Anémone étoilée
Classification
Règne Animalia
Classe Anthozoa
Division Actiniaria
Famille Edwardsiidae
Genre Nematostella

Espèce

Nematostella vectensis
Stephenson, 1935[1]

Synonymes

  • Nematostella pellucida (Crowell, 1946)[2]
  • Nematostella pellucida Crowell, 1946[1]

Statut de conservation UICN

( VU )( VU )
VU A1ce : Vulnérable

Nematostella vectensis, l'Anémone étoilée, est une espèce d'anémones de mer.

Répartition

Nematostella vectensis est originaire de la côte des États-Unis mais des populations ont été introduites le long des côtes du sud de l'Angleterre et de la côte ouest des États-Unis[3] et d'autres populations ont été découvertes en Nouvelle-Écosse au Canada.

Description

L'Anémone étoilée possède à l'une de ses extrémités un bulbe basal et est constituée d'une colonne contractile d'environ 2 cm (mais moins de 6 cm) qui lui permet de s'agripper à la vase. En haut de cette colonne se trouve un disque oral qui contient une bouche entourée de deux rangées de tentacules (généralement 16 mais pouvant aller jusqu'à 20). La couleur générale est gris-clair tirant sur le blanc, mais l'ingestion récente de nourriture peut temporairement affecter la pigmentation.

Même des animaux comme les méduses et les anémones de mer, qui n'ont pas de cerveau ni d'autre centre nerveux, ont des périodes de sommeil. Comme les humains, Nematostella vectensis dort environ un tiers de la journée, ce repos étant concentré à l'aube. Les dommages à l'ADN de ses neurones augmentent pendant l'éveil et régressent pendant le sommeil[a] : ce besoin de réparation de l'ADN des neurones pourrait être à l'origine du sommeil chez tous les animaux[4],[5]

Le génome de Nematostella vectensis a été séquencé en 2007[6].

Publication originale

(en) Thomas Alan Stephenson (en), The British Sea Anemones, vol. 53, t. 2, Londres, The Ray Society (en), .

Notes et références

Notes

  1. Si l'on provoque des dommages supplémentaires à l'ADN à l'aide d'une privation de sommeil, de rayonnements ultraviolets ou de mutagènes, les animaux étudiés réagissent en dormant davantage[4],[5].

Références

  1. World Register of Marine Species, consulté le 10 mars 2019.
  2. BioLib, consulté le 10 mars 2019.
  3. (en) C. Hand & K.R. Uhlinger, « The unique, widely distributed estuarine sea anemone, Nematostella vectensis Stephenson: a review, new facts, and questions », Estuaries, Coastal and Estuarine Research Federation, vol. 17, no 2,‎ , p. 501–508 (DOI 10.2307/1352679, JSTOR 1352679)
  4. (en) Lynne Peeples, « Jellyfish sleep like humans — even though they don’t have brains », Nature,‎ (DOI 10.1038/d41586-026-00044-7 Accès libre).
  5. (en) Raphaël Aguillon, Amir Harduf, Dana Sagi, Noa Simon-Blecher, Oren Levy et Lior Appelbaum, « DNA damage modulates sleep drive in basal cnidarians with divergent chronotypes », Nature Communications, vol. 17,‎ , article no 3 (DOI 10.1038/s41467-025-67400-5 Accès libre).
  6. (en) Putnam NH, Srivastava M, Hellsten U, Dirks B, Chapman J et al., « Sea anemone genome reveals ancestral eumetazoan gene repertoire and genomic organization », Science, vol. 317, no 5834,‎ , p. 86–94 (PMID 17615350, DOI 10.1126/science.1139158, Bibcode 2007Sci...317...86P)

Voir aussi

Liens externes

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