Neon (entreprise)

Neon
logo de Neon (entreprise)

Création 13 janvier 2017
Fondateurs Tim League

Tom Quinn

Forme juridique Société à capitaux privés
Siège social New York
Activité Production et distribution cinématographique
Produits Films
Société mère 30West
Filiales BH Tilt

Decal

Effectif 90 (2026)[1]
Site web https://www.neonrated.com/

Neon, aussi stylisé NEON, est une société indépendante américaine de production et distribution cinématographique fondée en 2017 par Tom Quinn et Tim League, qui est également le cofondateur de la chaîne Alamo Drafthouse Cinema[2].

Elle distribue son premier film aux États-Unis, Colossal en 2017[3], mais connaît un succès critique et/ou commercial avec la distribution de films tels que Moi, Tonya, Parasite, Flee, Julie (en 12 chapitres), Anora ou The Monkey ainsi que les films français Portrait de la jeune fille en feu ou Anatomie d'une chute[4],[5].

Histoire

Neon est fondé en 2017 par Tom Quinn et Tim League[1]. Tom Quinn a précédemment travaillé chez Samuel Goldwyn Films et Magnolia Pictures[1]. Tim League a cofondé la chaîne Alamo Drafthouse Cinema[1].

Le studio s'associe en avec Blumhouse Productions pour gérer BH Tilt[6]. En , il s'associe avec Bleecker Street pour lancer Decal[7].

Le studio distribue de nombreux films indépendants, mais il se démarque aussi par les films d'horreur qu'il distribue : Immaculée, Presence, Longlegs mais aussi The Monkey ou Together. Le marketing de Longlegs se différencie notamment en excluant Nicolas Cage de la bande-annonce, alors qu'il est l'une des têtes d'affiche du film[8],[9],[10].

Tom Quinn a déjà travaillé en collaboration avec Bong Joon-ho[11],[12], sur trois des sept films du réalisateur : The Host, Mother, Snowpiercer[13]. La collaboration s'est poursuivie avec l'achat par Neon des droits de Memories of Murder, ou la distribution américaine de Parasite[13].

De 2021 à 2023, aucun des films distribués par Neon n'a dépassé les 7 millions de dollars au box-office américain[14], Spencer étant alors le meilleur résultat pour Neon[14].

Neon a acquis les droits nord-américains de six films lauréat de la Palme d'Or au Festival de Cannes : Parasite[15], Titane[15], Sans filtre[15], Anatomie d'une chute[15], Anora[16] et Un simple accident[17]. Avec Anora, c'est la cinquième Palme d'or consécutive remportée par un film distribué par le studio[18], puis la sixième consécutive avec Un simple accident[19],[20]. Cependant, en raison du fait que Neon achète en grande partie les droits nord-américains des films durant le festival, et de sa communication après les récompenses, des critiques émergent, la Palme d'or étant quasiment garantie via ces achats[21] (Un simple accident a été acheté quelques jours avant que le film n'obtienne sa Palme d'or)[22]. De plus, Neon est majoritairement un distributeur, et non un producteur, ce qui fait que même si le studio accompagne les films en les présentant aux Oscars, il n'a pas d'impact sur le développement de ces films[21],[23].

Au Festival de Cannes 2025, le studio possède les droits nord-américains de deux films en compétition pour la Palme d'or, Valeur sentimentale et Alpha[24]. Durant le festival, Neon achète les droits nord-américains d'Un simple accident, de L'agent secret, et de Sirāt[25],[26],[27], dans le but de renforcer ses chances de distribuer aux États-Unis un film gagnant la Palme d'or[28],[20].

Le studio compte également 39 nominations aux Oscars, et 11 victoires dont celui du meilleur film international pour Parasite et du meilleur film pour Anora et Parasite[29]. Neon a mené la campagne de Moi, Tonya aux Oscars durant six mois, en sortant une bande-annonce non censurée, sortant des conventions habituelles pour ce genre de cérémonie[30]. En 2023, le studio est critiqué par le compte officiel du film Origin pour son manque d'attention en matière de récompenses, imputant la responsabilité de Neon[30]. La campagne d'Anora pour les Oscars a coûté 18 millions de dollars au studio, tandis que la campagne de Parasite avait coûté 20 millions de dollars[31].

En , la société signe un accord de premier regard avec Phobos, la société de production nouvellement créé par Osgood Perkins, réalisateur de Longlegs et The Monkey, qui constituent deux des plus gros succès commerciaux de Neon[32].

En 2026, Neon compte 90 collaborateurs[1].

Comparaison avec A24

Malgré la rivalité avec A24[33],[34], Tom Quinn déclare que leur plus gros concurrent est Netflix, car les deux studios ont participé à une guerre d'enchères pour des films tels que Moi, Tonya, Portrait de la jeune fille en feu, Hit Man, ou May December[35],[36]. Neon a également essayé d'acheter les droits nord-américain de The Brutalist, car Tom Quinn considérait le film comme un « chef-d'œuvre absolu », mais Brady Corbet a choisi A24 à la suite d'un désaccord sur la projection du film[31].

Neon est comparé à A24 par son marketing, sa manière de gérer la campagne de ses films aux Oscars[37], et sa volonté de proposer des films indépendants, même si A24 commence à distribuer des titres comme Civil War, s'éloignant des documentaires ou film internationaux[37],[30]. Neon a distribué treize films durant sa huitième année, tandis qu'A24 en a distribué douze[37]. Les deux studios entretiennent tous les deux de fortes relations avec certains réalisateurs, tels que Alex Garland ou Ari Aster pour A24 et Osgood Perkins ou Sean Baker pour Neon[38],[30].

Filmographie

Notes et références

  1. Maroussia Dubreuil, « Avec six Palmes d’or, le distributeur américain Neon champion des films indépendants » Accès payant, sur lemonde.fr, (consulté le )
  2. (en-US) Mike Fleming Jr, « Tom Quinn & Tim League Launch Distribution Shingle Neon For Sundance », sur Deadline, (consulté le )
  3. (en-US) Brian Brooks, « Neon’s ‘Colossal’ Bows Big; STX’s ‘Their Finest’ Solid – Specialty Box Office », sur Deadline, (consulté le )
  4. « Comment l’équipe d’« Anatomie d’une chute » a mené sa campagne dans le marathon pour les Oscars », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  5. Geoffrey Crété, « Le nouveau roi d'Hollywood : de Parasite à Anatomie d'une chute, l'ascension folle du distributeur Neon », sur www.ecranlarge.com, (consulté le )
  6. (en) Elbert Wyche2017-09-07T17:25:00+01:00, « Blumhouse, Neon join forces on BH Tilt label », sur Screen (consulté le )
  7. (en-US) Anthony D'Alessandro, « NEON & Bleecker Street Launch Joint Home Entertainment Distribution Company DECAL », sur Deadline, (consulté le )
  8. (en-US) Brian Welk, « Neon’s Latest Marketing Stunt: Free ‘Longlegs’ Tickets to Anyone with a Birthday on the 14th », sur IndieWire, (consulté le )
  9. (en-US) Cody Mello-Klein, « Horror movie ‘Longlegs’ has gone viral with its creepy marketing campaign. But is it more than just a stunt? », sur Northeastern Global News, (consulté le )
  10. (en-US) Ryan Lattanzio, « ‘Longlegs’ Director Oz Perkins Says the Wild Marketing Campaign Is All Neon: ‘I Would Be a Jackass to Take Too Much Credit’ », sur IndieWire, (consulté le )
  11. La rédaction, « Une cinquième Palme d'or pour Neon: on vous raconte l'histoire de ce minuscule studio américain de cinéma qui a du flair », sur Nice-Matin, (consulté le )
  12. (en-US) Diana Lodderhose, « How Tom Quinn’s Indie Label Neon Is Shining Bright With Its Pandemic-Proof Business Model », sur Deadline, (consulté le )
  13. (en-US) Brent Lang,Claudia Eller, « ‘Parasite’: How This Year’s Wildest, Buzziest, Most Unexpected Breakout Hit Came to Life », sur Variety, (consulté le )
  14. (en-US) Kaare Eriksen, « Distributor Neon Poised to Regain Its Glow Thanks to Strikes », sur Variety, (consulté le )
  15. (en-US) « Cannes, the Neon Film Festival - Decision. Magazine », sur Decision. Magazine - The Business Development Magazine, (consulté le )
  16. « Festival de Cannes 2024 : Neon, le petit studio dénicheur de Palmes d'or », sur Franceinfo, (consulté le )
  17. « Cannes : et à la fin c’est le distributeur Neon qui gagne », sur www.telerama.fr, (consulté le )
  18. (en-US) Andreas Wiseman, « Fantastic Five! Neon Makes It Five Palme d’Or Winners In A Row As ‘Anora’ Scoops Cannes Top Prize », sur Deadline, (consulté le )
  19. (en-US) Peter Debruge, « Cannes Awards: Jafar Panahi Vindicated With Palme d’Or for ‘It Was Just an Accident,’ Marking Sixth Consecutive Cannes Win for Neon », sur Variety, (consulté le )
  20. (en-US) Anthony D'Alessandro, « Neon Shines Brightly With Six For Six Palme d’Or Winners After Jafar Panahi’s ‘It Was Just An Accident’ », sur Deadline, (consulté le )
  21. « Ce distributeur US s'attribue une 6e Palme d’or consécutive avec Un simple accident », sur Premiere.fr, (consulté le )
  22. (en-US) Mel Wang, « Neon Just Won Its 6th Cannes Palme d‘Or. Is it Luck? », sur rollingstonephilippines.com, (consulté le )
  23. (en-US) Pete Hammond, « Cannes Winners Are Again Good For Neon But Create Confusing Picture For Oscar Race – Which Films Could Place In Both? », sur Deadline, (consulté le )
  24. (en-US) Robert Dougherty, « Can NEON Keep Its Cannes Palme D'Or-Winning Streak Alive With "Sentimental Value?" », sur Next Best Picture, (consulté le )
  25. (en-US) Andreas Wiseman, « Neon Buys Jafar Panahi’s Cannes Competition Film ‘It Was Just An Accident’ », sur Deadline, (consulté le )
  26. (en-US) Etan Vlessing, « Cannes: Neon Picks Up Wagner Moura’s ‘The Secret Agent’ Political Thriller », sur The Hollywood Reporter, (consulté le )
  27. (en-US) Brent Lang,Elsa Keslassy, « Neon Buys Oliver Laxe‘s Immersive Road Adventure ‘Sirât’ Following Cannes Debut (EXCLUSIVE) », sur Variety, (consulté le )
  28. (en-US) Kyle Buchanan, « If This Movie Wins the Palme d’Or, It Will Extend a Staggering Streak », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le )
  29. (en-US) Brent Lang,Tatiana Siegel, « Inside ‘Anora’s’ Oscar Victory: How Scrappy Indie Neon Pulled Off Its Second Best Picture Win in 5 Years », sur Variety, (consulté le )
  30. (en) « How Neon Lit Up Indie Cinema in the Letterboxd Era », sur www.theringer.com, (consulté le )
  31. « La campagne d'Anora aux Oscars a coûté 18 millions de dollars à Neon », sur Premiere.fr, (consulté le )
  32. (en-US) Aaron Couch, « ‘Longlegs’ Filmmaker Osgood Perkins Launches Banner, Inks First-Look With Neon », sur The Hollywood Reporter, (consulté le )
  33. (en-US) Pamela McClintock, « Behind Neon’s Banner Year and Rivalry With A24 », sur The Hollywood Reporter, (consulté le )
  34. David Mikanowski, « « Parasite », « Anatomie d’une chute », « Anora » : comment le studio NEON a conquis le cinéma mondial », sur Le Point, (consulté le )
  35. (en) « Anora's studio Neon says A24 isn't their biggest competitor, it's Netflix. Here are the 6 movies they competed for », sur Popverse, (consulté le )
  36. (en-US) « Netflix—not A24—is Neon's biggest competitor », sur AV Club (consulté le )
  37. (en) Jack Harper, « Let’s All Admit That Neon Is the New A24 », sur Collider, (consulté le )
  38. Dylan Podlinski, « The rise of Neon and A24, examined », sur Massachusetts Daily Collegian (consulté le )

Liens externes

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