Neuromancer (jeu vidéo)

Neuromancer est un jeu vidéo d'aventure développé et publié par Interplay Productions en 1988 et distribué par Mediagenic. Conçu par Bruce Balfour, Brian Fargo, Troy Miles et Michael Stackpole, il est adapté du roman Neuromancer de William Gibson de 1984.

Synopsis

Le scénario du jeu est inspiré du livre. Le jeu se déroule en 2058 à Chiba, près de la baie de Tokyo. Le protagoniste est un cow-boy (pirate informatique), et s'aperçoit vite que les cow-boys disparaissent un à un ; il décide alors de mener l'enquête.

Système de jeu

Le jeu combine des élements de jeu d'aventure et de jeu vidéo de rôle[3],[1].

Le jeu se joue pour la plupart du temps comme un point-and-click, avec un personnage que l'on déplace à la souris, ainsi que des icônes servant à utiliser des objets, discuter, etc. Il est possible de parler à des personnages non-joueur, avec un système de répliques à choisir d'un clic de souris ; on peut se lier d'amitié avec les PNJ, ce qui permet par la suite d'obtenir des mots de passe pour accéder à certains systèmes[3].

Il est également possible d'acheter des puces électroniques qui s'implantent dans le cerveau du protagoniste pour donner de nouvelles capacités[3].

Le jeu incorpore également de nombreuses interfaces informatiques, comme des serveurs (notamment de messagerie, ou d'information sur le monde), ou des consoles informatiques auxquelles on peut se connecter pour explorer un réseau et combattre les protections du serveur pour avancer[3].

Accueil

Neuromancer est plutôt bien accueilli par les critiques. La critique du magazine Génération 4 est positive, lui attribuant une note de 90% ainsi qu'un "Gen d'Or" ; elle note que la réalisation du jeu est de qualité, que le jeu est très complet au niveau des possibilités d'action et assez complexe, mais note également que le jeu est entièrement en anglais et rebuterait peut-être les non-initiés au cyberpunk.

Du côté des magazines anglophones, le magazine Computer Gaming World salue notamment son scénario, son système de combat et le fait que les affrontements octroient des récompenses sous forme d’informations. Les seuls reproches fais par le journaliste Douglas Seacat concerne les réponses prédéterminées des conversations et les trop fréquents changements de disquettes que nécessite le jeu[4]. De son côté, Keith Farrell du magazine Compute! salue en particulier ses graphismes, son interface et sa bande originale mais critique l’humour, pas toujours adapté au scénario, du jeu[5]. En 1989, le jeu est élu « jeu d’aventure de l’année » par le magazine Computer Gaming World et le magazine Compute! l’inclut dans sa liste des neuf meilleurs jeux de l’année[6],[7]. En 1996, le magazine Computer Gaming World l’inclut dans son classement des 150 meilleurs jeux de tous les temps[8].

Notes et références

  1. (en) Neal Roger Tringham, Science Fiction Video Games, CRC Press, , 536 p. (ISBN 978-1-4822-0389-9, lire en ligne), « Computer Role Playing Games », p. 135.
  2. (en) « Neuromancer », sur lemon64.com (consulté le ).
  3. « Test de Neuromancer (version Amiga) », Génération 4, no 25,‎ , p. 38-39
  4. (en) Douglas Seacat, « Cyberspace Rider », Computer Gaming World, no 57,‎ , p. 40, 51.
  5. (en) Keith Farrell, «  Neuromancer  », Compute!, no 107,‎ , p. 63.
  6. (en) «  Game of the Year Awards  », Computer Gaming World, no 64,‎ , p. 8.
  7. (en) Dan Gutman, « Nine for '89 », Compute!, no 110,‎ , p. 19.
  8. (en) «  150 Best Games of All Time  », Computer Gaming World, no 148,‎ , p. 64-80.

Liens externes

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