Neurotechnologie
La neurotechnologie désigne toute technologie ayant une influence fondamentale sur la manière dont sont compris le cerveau et ses fonctions supérieures, les différents aspects de la conscience et de la pensée. Elle inclut également les technologies visant à réparer, voire améliorer le fonctionnement du cerveau ainsi que celles qui permettent aux chercheurs et cliniciens de visualiser le cerveau.
Histoire
Elles peuvent être utilisées en milieu scolaire pour accompagner l'apprentissage des enfants, notamment en cas de troubles de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), avec selon Catherine Vidal (neurobiologiste et membre du Comité d'éthique de l'Inserm des expériences en ce sens faites aux États-Unis et en Chine, avec une efficacité encore à démontrer (en 2026) et des questions éthiques et juridiques à la clé (notamment pour le neurofeedback et la stimulation transcrânienne dont l'efficacité reste non démontrée, notamment dans le TDAH où les études manquent de rigueur (pas d'étude en double aveugle, faibles effectifs, protocoles hétérogènes), ce qui fait que les autorités sanitaires (HAS, American Academy of Pediatrics) ne recommandent plus ces techniques pour les enfants, sachant qu'en outre, les données cérébrales pourraient permettre un suivi fin de certains états mentaux, mais en exposant les enfants à des risques d'atteinte à la vie privée, de manipulation ou d'usages détournés ; les interventions sur le cerveau en période de développement pourraient aussi perturber la formation des circuits neuronaux, avec des effets cognitifs ou émotionnels négatifs. Des menaces de neuronormalisation et de neurodiscrimination envers les profils atypiques existent, surtout si les standards reposent sur des populations non représentatives[1].
Entreprises
L'une des entreprises phares dans le domaine est Neuralink, une startup américaine de neurotechnologie qui travaille actuellement sur cette technologie depuis sa création en 2016. Son créateur est Elon Musk, le célèbre entrepreneur, investisseur et businessman milliardaire. Elle est spécialisée dans le développement des implants cérébraux d'interfaces directes neuronales. Les travaux sont en cours à travers des recherches, des tests et des analyses[2].
Éthique
Dans la fiction
Les technologies qui modifient le cerveau et le système nerveux sont présentes dans de nombreuses œuvres de science-fiction en particulier : littérature, cinéma, séries, bandes dessinées, mangas ou encore jeux vidéo.
En 1937, André Maurois publie la nouvelle La Machine à lire les pensées, chez la maisons d'édition Gallimard.
Dans les années 1980, les neurotechnologies sont notamment associées au mouvement cyberpunk, inspiré par le développement de l'informatique, la culture psychédélique et les désillusions politiques des années 1970[3]. Elles sont alors de moyen de connecter le cerveau et les pensées avec des ordinateurs, comme dans Neuromancien de William Gibson, publié en 1984. La saga cinématographique Matrix popularise l'idée en 1999 en synthétisant plusieurs œuvres cyberpunks et des notions de métaphysique[4].
Références
- ↑ Catherine Vidal, « Neurotechnologies : les cerveaux de nos enfants sont-ils sous surveillance ? », sur The Conversation, (consulté le ).
- ↑ (en) « Neuralink », sur Neuralink (consulté le ).
- ↑ Antoine Daer, « 🤘 Qu'est-ce que le cyberpunk ? (définition) », (consulté le )
- ↑ imane sefiane, « De « Neuromancien » à « Matrix », les particularités de l’esthétique cybernétique – Imane SEFIANE | », sur industrie-culturelle.fr, (consulté le )
Annexes
Articles connexes
Liens externes
- « Qu’est-ce que l’intelligence artificielle (IA) ? », sur ibm.com (consulté le )
- https://www.futurebusinesstech.com/
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