Nicolas-Joseph Hüllmandel

Nicolas-Joseph Hüllmandel
Biographie
Naissance
Décès
(à 67 ans)
Londres
Nationalité
Activités
Père
Michel Hüllmandel (d)
Conjoint
Camille-Aurore Ducazan (d)
Enfants
Charles Joseph Hullmandel
Evalina Hüllmandel (d)
Autres informations
Mouvement
Instrument
Maîtres
François-Xavier Richter, Joseph Garnier (d)

Nicolas-Joseph Hüllmandel, né à Strasbourg le et mort à Londres le , est un compositeur, claveciniste, pianiste et joueur d’harmonica de verre alsacien.

Biographie

Né dans une famille de musiciens, il est le fils de Michel Hüllmandel, violoniste à la cathédrale de Strasbourg et le neveu, du côté maternel, du violoniste et corniste Jean-Joseph Rodolphe[1].

Hüllmandel entame ses études musicales avec soit Joseph Garnier soit Franz Xaver Richter, soit les deux, maîtres de chapelle de la cathédrale de Strasbourg. C’est tout ce que l’on sait à propos de son éducation musicale ; Fétis mentionne que Hüllmandel aurait étudié avec Carl Philipp Emanuel Bach, mais ceci reste à prouver.

Vers l’âge de 20 ans, Hüllmandel s’installe à Paris où il rencontre un succès immédiat dans les cercles aristocratiques et salons privés[2] comme l’attestent les dédicataires de ses premiers opus : Marie-Antoinette, la baronne Talleyrand et le duc de Guines. Il enseigne notamment à George Onslow, Hyacinthe Jadin, ou encore Madame de Villeblanche, à laquelle il dédie un recueil de trois sonates en 1782[3],[4].

Hüllmandel est l'ami de Charles Nodier, qui parle de lui ainsi, dans Promenades de Dieppe aux montagnes d'Écosse : « notre inappréciable ami, M. Hulmandell, dont la sollicitude pour nos besoins et pour nos plaisirs passe toutes les expressions. ».

Lors de la Révolution, Hüllmandel s’expatrie à Londres où il vit jusqu’à sa mort.

Hüllmandel a composé 12 numéros d’opus, tous pour clavier solo (clavecin ou piano-forte) ou avec accompagnement ad libitum ou obligé ; ces œuvres ont toutes été éditées à Paris entre 1773 et 1788, sauf la dernière, publiée à Londres en 1796. On peut se demander pourquoi il a apparemment cessé de composer après cette date. Hüllmandel a également rédigé les articles « clavecin » et « forte-piano » de l’Encyclopédie méthodique.

Liste des œuvres

  • Opus 1 : 6 sonates
  • Opus 2 : 6 divertimentos
  • Opus 3 : 3 sonates
  • Opus 4 : 3 sonates pour clavier
  • Opus 5 : Petits airs d'une difficulté graduelle
  • Opus 6 : 3 sonates
  • Opus 7 : 6 divertissement
  • Opus 8 : 3 sonates
  • Opus 9 : 3 sonates
  • Opus 10 : 3 sonates
  • Opus 11 : Sonate en sol majeur
  • Opus 12 : Chiefly Calculated for the Piano Forte or Harpsichord with Progressive Lessons

Notes et références

  1. Schmitt, Michel,, L'Alsace et ses compositeurs de la Renaissance à nos jours, t. 1 (ISBN 978-2-7521-0238-6 et 2-7521-0238-0, OCLC 957633975, lire en ligne), p. 321
  2. Théodore Gérold, « Nicolas-Joseph Hüllmandel », L'Alsace française : revue hebdomadaire d'action nationale,‎ , p. 63 (lire en ligne)
  3. Dominique Salva, « Madame de Villeblanche, sonates pour une amante défunte », sur Enquêtes d'identité, (consulté le )
  4. Nicolas-Joseph Hüllmandel, Trois Sonates pour le piano forte ou le clavecin avec accompagnement d’un violon ad libitum pour les deux premières et obligé pour la troisième, dédiées à Madame de Villeblanche… Gravées par Mme Oger…, 1782 [lire en ligne]

Voir aussi

Bibliographie

Liens externes

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