Nicolas-Médard Audinot

Nicolas-Médard Audinot
Fonction
Directeur de théâtre
Théâtre de l'Ambigu-Comique (d)
-
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nationalité
Activités

Nicolas-Médard Audinot, né le à Bourmont et mort le 1er prairial an IX à Paris 6e, est un acteur et dramaturge français.

Par dérision du Théâtre-Italien, il imagina un spectacle de marionnettes qui fit sa fortune.

Biographie

Nicolas-Médard Audinot est né, le , à Bourmont[1]. Il était le fils de Pierre Audinot, chantre au chapitre de Bourmont, et de son épouse, Agnès Labourot.

Il joue d'abord au Théâtre-Italien. Il élève en 1762, à la foire Saint-Germain, un petit théâtre de marionnettes, dont chaque figure imitait un acteur de la Comédie-Italienne. Ses comédiens de bois attirèrent la foule, et bientôt Audinot put fonder la salle de l'Ambigu-Comique, où il substitua des enfants à ses marionnettes.

En 1772, il fait représenter de grandes pantomimes, qui firent sa fortune.

Il a écrit, en collaboration avec François-Antoine Quétant, le livret du Tonnelier, opéra-comique en un acte sur une musique de Gossec, Philidor et Trial, créé le au Comédiens italiens ordinaires du Roi, à Paris. Une nouvelle version a été créée le , à l'Opéra-Comique (salle Favart), à Paris, sur une musique de Nicolas Isouard.

Nicolas-Médard Audinot mourut le 1er prairial an IX () à Paris[2].

Jugements

En 1781, Mayeur de Saint-Paul, pamphlétaire acerbe, dit de lui :

« Audinot, né en Lorraine de parents pauvres, gardait les vaches de ses voisins pour se faire un petit revenu avec lequel il subsistait, ainsi que ses parents qui cultivaient quelque peu de terre. Mais las de faire un tel métier, & ayant entendu dire aux veilles du voisinage qu'on ne faisait jamais fortune dans son pays, proverbe qui s'effectua pour lui par la suite, il partit un beau matin de Lorraine, ses sabots aux pieds, une paire de souliers dans la poche d'une grande veste de bure, la tête cachée sous un épais bonnet de laine, un mauvais chapeau par-dessus, à la main une gaule qui, appuyée sur son épaule, soutenait un paquet de quelques chemises de toile grise. Il avait alors ce teint frais & vermeille qu'ont nos villageois ; gras, bien portant, un peu hâlé, à la vérité, mais malgré cela d'une figure assez revenante. Quelle différence ! Aujourd'hui maigre, décharné, le teint plombé, les joues enfoncées, un regard hypocrite, un corps qui ne respire que par le souffle de l'envie, enfin une existence si éphémère qu'on croit, en le fixant, voir un spectre animé ; avec cela un mouchoir toujours à la bouche pour cacher une lèvre humide qui distille le mercure, fruit d'une débauche infâme. »

Bibliographie

Notes et références

  1. Acte de baptême de Nicolas-Médard Audinot, Registre des baptêmes, mariages, sépultures de Bourmont (1666-1737), cote E dépôt 928, Archives départementales de la Haute-Marne, 592 p. (lire en ligne), p. 557
  2. Acte de décès de Nicolas-Médard Audinot, Actes de l'état-civil reconstitué de Paris (21/05/1801), cote 5Mi1 1148, Archives de Paris, 51 p. (lire en ligne), p. 31

Liens externes

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