Nika Melia

Nika Melia
Fonction
Membre du parlement de Géorgie
-
Biographie
Naissance
Nom dans la langue maternelle
ნიკა მელია
Nom de naissance
ნიკანორ მელია
Nationalités
Formation
Activités
Autres informations
Partis politiques
signature de Nika Melia
Signature.

Nikanor Melia, dit Nika Melia, né le , est un homme politique géorgien qui est président du Mouvement national uni de 2020 à 2023. Il est membre du Parlement de Géorgie entre 2016 à 2019.

Biographie

Jeunesse et études

Nikanor Melia naît le à Tbilissi. Il est titulaire d'une maîtrise en relations internationales de l'Oxford Brookes University.

Débuts en politique

En , il est libéré sous caution après avoir été accusé d'avoir organisé ou géré des violences de groupe ou d'y avoir participé, lors des manifestations géorgiennes du 20 au à Tbilissi.

Il est le seul candidat de l'opposition à prendre la 1re place à l'un des tours des élections législatives géorgiennes de 2020, mais il boycotte le second tour.

En , après la démission de Grigol Vachadze, il est élu président du Mouvement national uni (United National Movement, UNM). Le , les forces spéciales et la police prennent d'assaut le bureau du MNU et arrêtent Nika Melia. Il dénonce les accusations de violence et les considère comme politiques. Il reste en prison 3 mois avant d'être libéré dans le cadre d'un accord obtenu par l'Union européenne[1].

En , Kakha Kaladze se représente au poste de maire de Tbilissi. Il arrive en tête au premier tour avec 45 % des voix et l'emporte au second tour. Nika Melia dénonce un trucage des élections[1],[2].

Fondation d'un nouveau parti d'opposition

En , il est remplacé au poste de président de l'UNM par Levan Khabeichvili, suite à quoi il accuse des cadres du parti d'avoir utilisé « des méthodes vicieuses, semblables à celles du KGB » pour le renverser. En , le nouveau président l'exclut du parti, avant que Melia ne décide de partir lui-même, pour fonder un nouveau parti[3].

En , il fonde le parti Ahali (ou Akhali), un parti libéral et pro-européen, scission de l'UNM. En vue des élections législatives d'octobre 2024, il forme la Coalition pour le changement (en) en s'alliant à d'autres partis, notamment Girchi - Plus de liberté, Droa! et le Parti républicain.

Manifestations de 2024-2025 et poursuites politiques

Après la défaite de l'opposition lors du scrutin, largement considéré comme frauduleux, et la mise en pause de la procédure d'adhésion de la Géorgie à l'Union européenne par le Premier ministre Irakli Kobakhidze, Nika Melia ainsi que de nombreux autres opposants politiques appellent à participer aux manifestations massives organisées dans le pays. Il est arrêté par la police de Géorgie lors d'une manifestation à l'entrée de Tbilissi[4], puis libéré sous caution durant la nuit. Il est accusé d'une « infraction administrative », selon son avocat, et affirme avoir été victime de coups de pied durant sa détention au commissariat. La haute représentante de l'Union pour les affaires étrangères Kaja Kallas condamne « la répression brutale de manifestants pacifiques, de journalistes et de politiciens »[5].

Il est à nouveau arrêté le . Son placement en détention provisoire a lieu à la veille d'une audience au tribunal, sans raison légale apparente selon ses avocats, alors que le délai pour payer la caution imposée par les autorités n'avait pas expiré[6]. Fin , il est condamné à 8 mois de prison et deux ans d'inéligibilité pour avoir refusé de se présenter devant la Commission Tsouloukiani, un organisme d'investigation parlementaire mis en place par le Rêve géorgien pour s'en prendre à leurs adversaires politiques du Mouvement national uni ou, plus généralement, de l'opposition[7].

Le , Nika Melia est condamné à un an et demi de détention supplémentaire pour avoir éclaboussé un juge avec sa bouteille d'eau lors d'une audience[8]. En , de nouvelles poursuites sont ordonnées contre lui, pour la quatrième fois en un an, pour « outrage au tribunal ». Il aurait insulté verbalement un juge durant une audience, ce que dément son avocat. Nika Melia risque jusqu'à deux ans de prison pour ces accusations[9].

Références

  1. (en) Andrey Ostroukh, « Georgia ruling party wins local election after arrest of ex-president », Reuters,
  2. Faustine Vincent, « En Géorgie, la crise politique s’aggrave après des élections locales contestées », Le Monde,
  3. (en) « Nika Gvaramia, Nika Melia Present “Ahali” Political Alliance », sur Civil Georgia, (consulté le )
  4. « Géorgie : deux leaders de l'opposition arrêtés lors d'une manifestation contre le gouvernement », sur France 24, (consulté le )
  5. « En Géorgie, deux représentants de l’opposition arrêtés lors d’une manifestation », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  6. (en) « Opposition Leader Nika Melia Detained », sur Civil Georgia, (consulté le )
  7. « Géorgie: un dirigeant de l'opposition brutalisé et arrêté par la police avant une 7e nuit de manifestations », sur RFI, (consulté le )
  8. (en) Yousef Bardouka, « Georgian opposition leader Nika Melia sentenced to additional 1.5 years for throwing water at judge », sur OC Media, (consulté le )
  9. (en) Xandie Kuenning, « Jailed Georgian opposition leader Melia faces new charge », sur OC Media, (consulté le )

Liens externes

  • icône décorative Portail de la politique
  • icône décorative Portail de la Géorgie