Nina Ricci (entreprise)
| Nina Ricci | |
| Fondateurs | Nina Ricci |
|---|---|
| Siège social | Paris |
| Activité | Mode |
| Produits | Vêtement féminin (d), parfum, joaillerie et lunettes et lentilles (en) |
| Société mère | Puig |
| Site web | www.ninaricci.com |
Nina Ricci est une entreprise française productrice de haute couture, ainsi que de prêt a porter, accessoires, parfums, et cosmétiques de luxe fondée par Maria « Nina » Ricci et son fils Robert à Paris en 1932 et appartenant au groupe espagnol de beauté et de mode Puig depuis 1998.
Historique

Dès sa création, l'enseigne bénéficie d'une réputation de qualité et de goût[1]. Elle accueille une clientèle parisienne et internationale fortunée[2].
Si Nina Ricci est fondée comme une entreprise familiale, elle attire plusieurs investisseurs au cours des années 1960[3].
Le laboratoire Sanofi fait longtemps partie des investisseurs de Nina Ricci, avant de se désengager progressivement de l'entreprise[4]. Elle procède ainsi à une restructuration de ses effectifs dans les années 1990[5]. Cela conduit à une lutte sociale au sein de l'entreprise, et à la publication d'un livre appelé Midinette militante chez Nina Ricci[6].
L'image de marque de Nina Ricci est assurée par le travail réalisé par des designers sur le design des biens vendus par l'entreprise. Joan Rebull Torroja a par exemple travaillé pour Nina Ricci[7]. Éliane Bonabel est une autre artiste (illustratrice, sculptrice, créatrice artisanale de mannequins, et auteur) qui a travaillé pour la maison depuis une jeune âge ; elle a notamment dessiné le logo de la maison des « Trois Grâces » qui figurait sur la griffe haute couture et boutique, et en forme de plaque en plâtre sur l'extérieur du bâtiment de la maison. Et en 1945 elle a conçu le concept des corps en fil de fer pour les mini-mannequins du Théâtre de la Mode, une exposition en miniature de la mode haute couture française qui voyagera à d'autres pays afin de reconquérir la place de la France, un concept original de Roberto Ricci. En 1945 et 1946, avec le sculpteur Jean Saint-Martin, elle a sculpté ces corps, d'après ses propres croquis de poses, et elle les a accompagnés dans leurs expositions internationales, pour réparer et re-poser en scène les mannequins (et leurs têtes en plâtre d'après des sculptes de Joan Rebull).
Notes et références
- ↑ Historiens et géographes, Association des professeurs d'histoire et géographie., (lire en ligne)
- ↑ Didier Grumbach, Histoires de la mode, Editions du Regard, (ISBN 978-2-84105-223-3, lire en ligne)
- ↑ Béatrice Collin et Jean-François Delplancke, L'Oréal, La beauté de la stratégie, Dunod, (ISBN 978-2-10-072989-0, lire en ligne)
- ↑ Jeune Afrique, Groupe Jeune Afrique, (lire en ligne)
- ↑ Le Droit ouvrier, Confédération générale du travail., (lire en ligne)
- ↑ Nicolle Roux, Midinette militante chez Nina Ricci, L'Harmattan, (ISBN 978-2-296-01458-9, lire en ligne)
- ↑ Alexandra Mendoza-Caminade, L'entreprise et l'art, Presses de l’Université Toulouse 1 Capitole, (ISBN 978-2-37928-065-8, lire en ligne)
Liens externes
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