Noël Garnier-Duplessix
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(à 67 ans) Nice |
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Noël Marie Joseph Louis Garnier-Duplessix (né le à Rennes et mort le à Nice) est un officier général français.
Il est reconnu pour ses actions lors de la Première Guerre mondiale et ses engagements dans les campagnes coloniales françaises, notamment au Maroc et en Cilicie.
Biographie
Jeunesse et formation
Issu d’une famille d'ancienne bourgeoisie bretonne[1], Noël Garnier-Duplessix s'engage dans l'armée française en intégrant l'École spéciale militaire de Saint-Cyr le , d'où il sort en 1882, classé 2e de sa promotion[2]. Ayant fait le choix des Troupes coloniales, il fait sa carrière en Algérie, au Maroc et en Tunisie, atteignant le grade de colonel, le , à 52 ans.
Carrière militaire
Avant la Première Guerre mondiale, Garnier-Duplessix sert en Algérie et au Maroc, où il combat dans le Rif et devient bras droit du maréchal Hubert Lyautey. Il est colonel du 5e régiment de tirailleurs indigènes et commande la région de Tadla-Zaian au Maroc, se distinguant notamment lors de la prise de Khénifra en [3].
En , il prend le commandement de la 2e division d'infanterie et participe à la Première bataille de la Marne. Il retourne ensuite au Maroc pour participer à la Guerre des Zayans, où il se distingue lors de la marche de 48 heures pour secourir Khénifra après la bataille d'Elhri[3].
En , il prend le commandement de la 37e division d'infanterie et participe à la bataille de Verdun, capturant plus de 11 000 prisonniers. Il commande ensuite sa division lors de l'Offensive Nivelle en .
En , il est nommé commandant du 9e corps d'armée. Sous son commandement, le corps remporte la bataille d’Amiens, et participe à la bataille de la Meuse-Argonne, intégrant des unités américaines telles que le 372e régiment d'infanterie afro-américain[4].
Engagements coloniaux et après-guerre
Après la guerre, Garnier-Duplessix est affecté en Cilicie (actuelle Turquie) lors de la Guerre franco-turque (1918–1921). Il dirige une force interarmes et s'oppose à un retrait précipité, protégeant la population chrétienne locale. En 1920, il est élevé au grade de grand officier de la Légion d'honneur. Il meurt à Nice le [4].
Distinctions
Grand officier de la Légion d'honneur[5]
Croix de guerre - avec palme
Médaille coloniale avec agrafe Maroc
Officier du Nichan Iftikhar.
Postérité
- A Rennes, le Square Général-Garnier-du-Plessix rend hommage depuis 1960 au vainqueur de Douaumont[6].
- Une biographie publiée en 1932 par l’abbé Th. Malley retrace sa vie et sa carrière militaire.
Bibliographie
Ouvrages sur Noël Garnier-Duplessix
- Th. Malley, Le général Garnier-Duplessix : sa vie, sa carrière, Éditions du Cerf, Paris, 1932, 256 p.
Ouvrages sur la bataille d'Amiens
- Brereton Greenhous, La bataille d'Amiens, 8-11 août 1918, Musée canadien de la guerre, Ottawa, 1995, 312 p.
- Gregory Blaxland, Amiens 1918: Victory from Disaster, Pen & Sword Books, Barnsley, 2020, 224 p.
- Alistair McCluskey, Amiens 1918: The Black Day of the German Army, Pen & Sword Military, Barnsley, 2019, 192 p.
Références
Voir aussi
- Première Guerre mondiale
- Maroc
- Tunisie
- Cilicie
- École spéciale militaire de Saint-Cyr
- Offensive Nivelle
- Bataille d'Amiens
Liens externes
- Archives conservées par : Service historique de la Défense (GR 9 YD 693, FRSHD_PUB_00000355.pdf)
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