Non-lieu
Le terme non-lieu peut désigner :
- la cessation d'une action judiciaire en cours de procédure :
- En procédure pénale, la décision d'un juge d'instruction (qui ne doit pas être confondu avec le classement sans suite, qui est décidé par le procureur) par laquelle il est mis fin à des poursuites pénales avant que la procédure ne soit arrivée à son terme[1], terme utilisé soit de façon générale, soit en lien spécifique avec la procédure pénale française.
- En contentieux administratif français, la décision par laquelle il est mis fin à un litige avant un jugement sur le bien-fondé (« le fond »). Le non-lieu se décline en deux groupes :
- Le non-lieu « absolu » ou classique, lorsqu'il n'y a plus rien à juger[2],[3]. C'est notamment le cas si l'administration revient directement ou indirectement sur sa décision, qui est contestée, et la remplace par la décision souhaitée par le requérant[4],[5].
- Le non lieu « en l'état », qui n'est pas, absolu, mais « suspend l’instance sans dessaisir définitivement le juge, et permet sa reprise en cas de survenance d’un évènement donné »[6], lorsqu'il n'est plus possible de juger l'affaire. Ce non-lieu relatif peut être prononcé lorsqu'une requête est « adirée » (égarée[7]) ou en cas de décès du requérant.
- un espace interchangeable où l'être humain reste anonyme : non-lieu selon l'anthropologue Marc Augé.
Références
- ↑ Patricia Plassat, « Comment reprendre les investigations après une ordonnance de non-lieu ? », sur SEBAN AVOCATS, (consulté le )
- ↑ Le Conseil d'État, « Glossaire », sur Conseil d'État (consulté le )
- ↑ « Contentieux administratif- Deuxième Partie-Titre I-Chapitre II », Revue générale du droit, (lire en ligne [archive du ], consulté le )
- ↑ « Conseil d'Etat, 2 / 1 SSR, du 19 avril 2000, Borusz, n° 207469, publié au recueil Lebon - Légifrance » [archive du ], sur www.legifrance.gouv.fr (consulté le )
- ↑ sophie neveu, « Précisions sur le non-lieu à statuer en contentieux de l’urbanisme », sur SEBAN AVOCATS, (consulté le )
- ↑ Jean Lessi, « Conclusions du rapporteur public devant le Conseil d'État sur l'affaire CE, Sect., 5 mai 2017, Société Sérénis, n° 393268 » [PDF], sur ArianeWeb,
- ↑ « | Devant la juridiction administrative, rien ne se perd, mais tout peut s’adirer », sur blogdroitadministratif.net (consulté le )