Non serviam

La chute de Lucifer, illustration de Gustave Doré pour Le Paradis perdu de John Milton.

Non serviam est la locution latine signifiant « Je ne servirai pas ». Elle est traditionnellement attribuée à Lucifer, qui aurait dit ces mots pour exprimer le rejet de servir Dieu dans le royaume céleste. Dans le langage courant, non serviam est une expression utilisée pour exprimer un point de vue radicalement opposé aux croyances communes établies et acceptées par la majorité.

Origine et usage

Dans la Vulgate, Jérémie déplore que le peuple d'Israël clame « non serviam » pour exprimer son rejet de Dieu. Ces mots sont devenus une expression générale pour rejeter Dieu, tel que l'a fait Satan lors de sa chute. Cette expression lui a donc été attribuée.

Le thème du « non serviam » est présent dans les écrits intransigeants du XIXe siècle, où ils permettent d'établir un lien entre Satan et la Révolution[1].

Le titre Non serviam est donné à un recueil de critiques littéraires de Georges Bataille publié en 2025 : « Il importe de définir ce que met en jeu la littérature, qui ne peut être réduite à servir un maître. Non serviam est, dit-on, la devise du démon. En ce cas, la littérature est diabolique. »

Références

  1. Baptiste Roger-Lacan (dir), Nouvelle histoire de l'extrême-droite. France 1780-2025, Paris, Seuil, , p. 81

Articles connexes

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