Nouvelle Pratique Artistique
La Nouvelle Pratique Artistique est un terme désignant une génération d’artistes actifs dans l’ancienne Yougoslavie à partir de la fin des années 1960 et durant les années 1970. Ces artistes déplacent leur pratique hors de l’atelier traditionnel, vers la rue, les espaces autogérés, les performances multimédias, les publications expérimentales et les interventions dans l’espace public[1].
Contexte
La Nouvelle Pratique Artistique apparaît dans le contexte culturel et politique de la République fédérative socialiste de Yougoslavie. Elle se développe notamment dans des scènes artistiques liées à des centres culturels étudiants, comme le Studentski kulturni centar de Belgrade et la Galerija Studentskog centra de Zagreb. Ces lieux jouent un rôle important dans la diffusion de formes artistiques expérimentales, en marge des institutions académiques traditionnelles[2].
Selon l’exposition Scenes from Zagreb: Artists’ Publications of the New Art Practice, organisée au Museum of Modern Art de New York en 2011-2012, le terme désigne des artistes ayant remis en question la place de l’artiste dans un contexte politique et socio-économique particulier[1].
Pratiques artistiques
Les artistes associés à la Nouvelle Pratique Artistique travaillent dans des médiums variés : art conceptuel, performance, photographie, vidéo, interventions urbaines, publications d’artistes et pratiques collectives. Leurs œuvres impliquent souvent la participation du public et brouillent les notions traditionnelles d’auteur, notamment par des activités collectives, des opérations fondées sur le hasard ou l’appropriation du langage et des images issus des médias d’État et de la culture commerciale[1].
Les publications d’artistes occupent une place importante dans ce mouvement. Elles permettent de documenter des gestes, des actions ou des idées souvent éphémères, tout en constituant des œuvres à part entière[1].
Scène de Zagreb
À Zagreb, plusieurs artistes participent à cette dynamique, parmi lesquels Goran Trbuljak, Braco Dimitrijević, Sanja Iveković, Mladen Stilinović et Vlado Martek. Bien que leurs pratiques soient diverses, ils partagent un intérêt commun pour les publications expérimentales et pour les formes artistiques situées en dehors des cadres traditionnels de l’exposition[1].
Scène de Belgrade
À Belgrade, la scène du SKC rassemble notamment : Marina Abramović ; Raša Todosijević ; Neša Paripović ; Zoran Popović ; Gergelj Urkom.
Les artistes développent des pratiques liées à la performance, au body art, à l’analyse des médias et à la critique sociale[3].
Voir aussi
- Art conceptuel
- Performance artistique
- Art vidéo
- Sanja Iveković
- Mladen Stilinović
- Studentski kulturni centar
Notes et références
- (en) « Scenes from Zagreb: Artists’ Publications of the New Art Practice », sur Museum of Modern Art, (consulté le )
- ↑ « What Is the Alternative? Ljubljana’s Škuc Gallery (1978–1984) », dans A Slow Burning Fire, The MIT Press, , 207–250 p. (ISBN 978-0-262-36142-2, lire en ligne)
- ↑ (en) Ješa Denegri, Student Cultural Center as an Artistic Scene (1971–1981), Belgrade, Studentski kulturni centar,
Liens externes
- (en) « Scenes from Zagreb: Artists’ Publications of the New Art Practice », sur Museum of Modern Art
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