Noyal (Côtes-d'Armor)

Noyal
Noyal (Côtes-d'Armor)
Mairie de Noyal.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Saint-Brieuc
Intercommunalité Lamballe Terre et Mer
Maire
Mandat
Philippe Hello
2020-2026
Code postal 22400
Code commune 22160
Démographie
Gentilé Noyalais, Noyalaise
Population
municipale
985 hab. (2023 en évolution de +8,48 % par rapport à 2017)
Densité 139 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 26′ 54″ nord, 2° 29′ 09″ ouest
Altitude 76 m
Min. 52 m
Max. 95 m
Superficie 7,09 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Lamballe-Armor
(banlieue)
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Lamballe-Armor
Législatives Troisième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
Noyal
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
Noyal
Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor
Voir sur la carte topographique des Côtes-d'Armor
Noyal
Géolocalisation sur la carte : Bretagne (région administrative)
Voir sur la carte administrative de Bretagne (région administrative)
Noyal
Liens
Site web www.noyal.fr

Noyal [nwajal] est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor en région Bretagne.

Géographie

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le Gouessant, le Gast[1] et un autre petit cours d'eau[2],[Carte 1].

Le Gouessant, d'une longueur de 41 km, prend sa source dans la commune de Trébry et se jette dans la baie de Saint-Brieuc en limite de Lamballe-Armor et de Hillion, après avoir traversé onze communes[3].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Noyal[Note 1].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[5]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[6]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[7]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[8],[9].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 726 mm, avec 12 jours de précipitations en janvier et 6,4 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Quintenic à 9 km à vol d'oiseau[10], est de 11,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 769,8 mm[11],[12]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,6 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −14,7 °C, atteinte le [Note 2].

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[13], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme

Typologie

Au , Noyal est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[14]. Elle appartient à l'unité urbaine de Lamballe-Armor, une agglomération intra-départementale dont elle est une commune de la banlieue[15],[16]. La commune est en outre hors attraction des villes[17],[18].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (91,5 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (93,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (61,6 %), prairies (22,5 %), zones agricoles hétérogènes (7,4 %), zones urbanisées (6,8 %), forêts (1,6 %)[19]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

La localité est attestée sous les formes anciennes Noal[20] et Ecclesia de Noeal en 1232[20], Parrochia de Noyal en 1290[20], Noial vers 1330[20], Noueal en 1427[20], Noeal en 1435[20], Noueal en 1473[21], en 1480[20] et en 1536[20], Noeal en 1510 et en 1586[22],[21], Noyal en 1760 et en 1771[20].

D'après ce relevé, la graphie Noyal apparaît en 1290.

Le toponyme semble provenir du gaulois *Novio (« neuf, nouveau ») et de *Ialo (« clairière, lieu défriché, essart ») désignant une « terre nouvellement défrichée »[23],[21].

Une prononciation du nom de la localité en gallo a été rapportée sous la forme « Noya » en 1954 par Henri-François Buffet[24],[25].

En breton, la forme actuelle est Noual-Pentevr, d'après les attestations du nom dans la production écrite de langue bretonne ces dernières décennies[20]. Le deuxème élément Pentevr est le nom en breton du Penthièvre, ancien comté dont la localité faisait partie[26]. Noual-Pentevr est également la forme normalisée donnée par l'Office public de la langue bretonne[20].

Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 13,0 % des toponymes de la commune sont de langue bretonne[27].

Histoire

Le XXe siècle

Les guerres du XXe siècle

Le monument aux Morts porte les noms de 21 soldats morts pour la Patrie[28] :

  • 20 sont morts durant la Première Guerre mondiale.
  • 1 est mort durant la Seconde Guerre mondiale.

Politique et administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mai 1945 août 1977
(décès)
Louis Hingant[29] (1912-1977) SFIO puis PSA
puis PSU
Maréchal-ferrant et forgeron
1977 mars 1989 Jean Parisé PCF Agriculteur
mars 1989 mars 2008 Michel Lapie PS Professeur de mécanique en lycée professionnel
Premier adjoint au maire (1983 → 1989)
Vice-président de Lamballe Communauté[30] (1995 → 2001)
mars 2008 23 mai 2020 Robert Rault PS Formateur
23 mai 2020 en cours Philippe Hello[31] DVG Ingénieur retraité
Premier adjoint au maire (1995 → 2001 et 2008 → 2020)

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[32]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[33].

En 2023, la commune comptait 985 habitants[Note 3], en évolution de +8,48 % par rapport à 2017 (Côtes-d'Armor : +2,18 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
454471419468578545472520543
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
515508515520524507503497490
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
463448416400393415450402390
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
443463508616754770800783838
2014 2019 2023 - - - - - -
865946985------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[34] puis Insee à partir de 2006[35].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments

Personnalités liées à la commune

Voir aussi

Notes et références

Notes

  1. ↑ Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
  2. ↑ Les records sont établis sur la période du au .
  3. ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.

Cartes

  1. ↑ « Réseau hydrographique de Noyal » sur Géoportail (consulté le 1 mai 2025).
  2. ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références

  1. ↑ Sandre, « le Gast ».
  2. ↑ « Fiche communale de Noyal », sur le système d’information pour la gestion des eaux souterraines (consulté le ).
  3. ↑ Sandre, « Le Gouessant ».
  4. Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  5. ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116,‎ (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012, lire en ligne, consulté le )
  6. ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le )
  7. ↑ « Les zones climatiques en Bretagne. », sur bretagne-environnement.fr, (consulté le )
  8. ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le )
  9. ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
  10. ↑ « Orthodromie entre Noyal et Quintenic », sur fr.distance.to (consulté le ).
  11. ↑ « Station Météo-France « Quintenic », sur la commune de Quintenic - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le )
  12. ↑ « Station Météo-France « Quintenic », sur la commune de Quintenic - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  13. ↑ « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le )
  14. ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l’Insee, (consulté le ).
  15. ↑ « Unité urbaine 2020 de Lamballe-Armor », sur insee.fr (consulté le ).
  16. ↑ Insee, « Métadonnées de la commune ».
  17. ↑ « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  18. ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  19. ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  20. « Noyal », sur la base toponymique KerOfis, Office public de la langue bretonne (consulté le ).
  21. Roger Frey, « Étymologie et Histoire de Noyal » (consulté le ).
  22. ↑ Archives des Cotes d'Armor, 1E 104 et 147
  23. ↑ Guy Souillet, Annales de Bretagne, vol. 61, 1954, pages 349-371
  24. ↑ Henri-François Buffet, En Haute-Bretagne. Coutumes et traditions d'Ille-et-Vilaine, des Côtes-du-Nord Gallèses et du Morbihan Gallo, au XIXe siècle, Paris, Librairie Celtique, , 378 p., p. 366.
  25. ↑ (br) Erwan Vallerie (1944-2022), Diazezoù studi istorel an anvioù-parrez = Traité de toponymie historique de la Bretagne : corpus, t. 2, Ar Releg-Kerhuon, an Here, , 256 p. (ISBN 2-86843-153-4 et 978-2-86843-153-0, OCLC 63764620), p. 90.
  26. ↑ Hervé Abalain, Les noms de lieux bretons, Éditions Jean-Paul Gisserot, , 128 p. (ISBN 9782877474825), p. 87.
  27. ↑ Jean-Yves Le Moing, Les noms de lieux bretons de Haute-Bretagne, Coop Breizh, , 480 p. (ISBN 2-903708-04-5), p. 376.
  28. ↑ « MémorialGenWeb Relevé », sur memorialgenweb.org (consulté le ).
  29. ↑ Notice HINGANT Louis, Marie, Eugène, Sébastien par Francois Prigent, version mise en ligne le 11 mars 2010, dernière modification le 18 mars 2014
  30. ↑ Chargé du patrimoine et des travaux.
  31. ↑ « Municipales à Noyal. Philippe Hello est le maire de la commune », Ouest-France,‎ (lire en ligne).
  32. ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  33. ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  34. ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  35. ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
  36. ↑

    « 

    D'abord « Roche-Tanguy », puis « château Le Denays », le château a pris le nom de Roche-Goyon au XIXe siècle. Il est construit en 1728 avec des réemplois d'une bâtisse du XVIe siècle. Quatre membres de la famille de Goyon, propriétaire du château, se distinguent au XIXe siècle :

    1. Augustin, comte de Goyon, est préfet des Côtes-du-Nord pendant la première Restauration.
    2. Charles, son fils, est nommé aide de camp de Napoléon III en 1853, puis devient président du conseil général en 1861 et sénateur en 1862.
    3. Son fils, Charles lui aussi, devient duc de Feltre par décret impérial en 1866, et est élu député des Côtes-du-Nord de 1876 à 1889. En 1892, il achète le Fort-la-Latte.
    4. Suit Auguste, élu président de la chambre d'agriculture des Côtes-du-Nord en 1924. »

Liens externes

  • icône décorative Portail des communes de France
  • icône décorative Portail des Côtes-d’Armor