Noyalo
| Noyalo | |
L'église Sainte-Anne de Noyalo. | |
![]() Héraldique. |
|
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Bretagne |
| Département | Morbihan |
| Arrondissement | Vannes |
| Intercommunalité | Vannes agglo - Golfe du Morbihan |
| Statut | Ancienne commune |
| Code postal | 56450 |
| Code commune | 56150 |
| Démographie | |
| Gentilé | Noyalais, Noyalaise |
| Population | 780 hab. (2013) |
| Densité | 158 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 47° 36′ 40″ nord, 2° 40′ 47″ ouest |
| Altitude | 15 m Min. 0 m Max. 22 m |
| Superficie | 4,93 km2 |
| Élections | |
| Départementales | Séné |
| Historique | |
| Fusion | |
| Intégrée à | Theix-Noyalo |
| Dissolution | |
| Localisation | |
Noyalo [nwajalo] est une ancienne commune française située dans le département du Morbihan, en région Bretagne, devenue, le , une commune déléguée de la commune nouvelle de Theix-Noyalo. Le conseil municipal enterine en la suppression de la commune délégué au [1].
Géographie
Noyalo se situe au sud-est de Vannes, au bord du golfe du Morbihan, dans le pays Vannetais. Le bourg s'est établi sur une petite hauteur dominant l'ancien bras de mer de Noyalo, que franchit la route de Vannes à Port-Navalo. Ce bras de mer vaseux, pénétrant profondément dans les terres (vers Theix d'une part et Surzur d'autre part) constituait l'estuaire commun de plusieurs rivières du pays jusqu'en 1964, date à laquelle il fut fermé par un barrage au Pont-Noyalo, afin de créer la réserve d'eau potable de la ville de Vannes rendue nécessaire par son développement. Cent quarante hectares de vasières, rivières et prairies furent alors inondés, formant l'actuel étang (d'eau douce) de Noyalo.
D'une superficie modeste (5 km2), la commune de Noyalo s'étendait sur la rive gauche de la rivière éponyme, l'un des trois cours d'eau qui alimentent le golfe du Morbihan en eau douce (avec celles d'Auray et de Vannes). Peu vallonné, le territoire ne dépasse pas quinze mètres d'altitude, maximum obtenu à la limite de la commune de Surzur.
L'ancien territoire communal comptait une petite île, nommée parfois Île du Château ou Inizen. Située immédiatement à l'ouest du village L'Isle, elle est reliée au continent par deux digues qui encadrent un ancien marais salant. Les deux tiers de sa surface sont boisés ou en friche, le reste est une ancienne pâture. L'altitude maximale n'y excède pas 7 mètres.
Toponymie
La localité est attestée sous les formes Noyalou en 1261[2], Noyealo en 1427[3], Pont Noyallo en 1464[2], Noealo en 1467[2], Noyalo en 1513[3], Noyallo en 1536[3], Noillo en 1554[2], Noyello en 1636[2], Noyalo en 1760[3], Nojalo en 1771[3] et Noyalo en 1843[3].
Selon Erwan Vallerie, Noyalo est un toponyme d'origine gauloise dérivé de l’étymon nouioialon, désignant une terre nouvellement défrichée[2]. Hervé Abalain identifie l'attestation Noyalou de 1261 comme un pluriel pour « terre nouvellement défrichée »[4].
William B.S. Smith restitue la forme bretonne Noaleu[5] en 1940, qu'Erwan Vallerie présente comme forme vernaculaire en breton[2]. Il s'agit de la forme vannetaise[3], employée par Loeiz Herrieu et apparaissant dans le dictionnaire d'Emile Ernault ainsi que dans le vocabulaire de Le Goff et Guillevic[6]. Noaleu est attesté jusqu'aux années 1960[7],[3].
La forme bretonne a été recueillie sous les prononciations [ˌnwaːlœy] et [nojalœw] respectivement à Camors et Vannes[6].
En breton, le nom actuel est Noaloù, d'après les attestations du nom dans la production écrite de langue bretonne depuis 1950 [3],[8],[4]. C'est également l'entrée principale dans le dictionnaire diachronique du breton Devri[7]. Nolaoù est aussi la forme normalisée donnée par l'Office public de la langue bretonne[3].
Histoire
Temps modernes
Le moulin à marée de Noyalo, appelé aussi "moulin du Pont" ou "moulin de Kerentrech", existe depuis au moins le XVIe siècle[9].
Le XIXe siècle
Benjamin Girard écrit en 1889 que « la petite commune de Noyalo que découpent plusieurs bras de mer, fait partie de la presqu'île de Rhuys, et n'en est pas la partie la moins fertile. Une partie de ses habitants se livre à l'agriculture ; l'autre partie se compose de marins et de pêcheurs »[10].
Le XXIe siècle
Ancienne commune française, située dans le département du Morbihan intégrée à la commune de Theix-Noyalo en .
Politique et administration
La création de la commune nouvelle de Theix-Noyalo entraîne la création d'une commune déléguée gérée par un maire délégué :
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[15].
En 2013, la commune comptait 780 habitants[Note 1], en évolution de +8,64 % par rapport à 2007 (Morbihan : +4,33 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Culture et patrimoine
Lieux et monuments
- L'église Sainte-Anne.
Héraldique
![]() |
Les armoiries de Noyalo se blasonnent ainsi : |
Personnalités liées à la commune
Notes et références
Notes
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2016, millésimée 2013, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2015, date de référence statistique : 1er janvier 2013.
Références
- ↑ Le conseil de Theix-Noyalo entérine la suppression de la commune déléguée de Noyalo
- (br) Erwan Vallerie (1944-2022), Diazezoù studi istorel an anvioù-parrez = Traité de toponymie historique de la Bretagne, t. 2, Ar Releg-Kerhuon, an Here, , 256 p. (ISBN 2-86843-153-4 et 978-2-86843-153-0, OCLC 63764620, lire en ligne), p. 128 ; 486-488.
- « La base toponymique KerOfis », Office public de la langue bretonne. (consulté le ).
- Hervé Abalain, Les noms de lieux bretons, Éditions Jean-Paul Gisserot, , 128 p. (ISBN 9782877474825), p. 88.
- ↑ William B. S. Smith, « De la Toponymie Bretonne Dictionnaire Etymologique », Language, vol. 16, no 2, , p. 92 (ISSN 0097-8507, DOI 10.2307/522121, lire en ligne, consulté le )
- (br) Herve ar Bihan, Anvioù parrezioù ar Mor-Bihan, Hor Yezh (no 162), , p. 62.
- « Noaloù », sur Devri. Le dictionnaire diachronique du breton, sous la direction scientifique de Herve Le Bihan et Divi Kervella (consulté le ).
- ↑ « Étymologie des noms de villes de Bretagne : résultats concernant Noyalo », sur le portail géographique et cartographique de Bretagne Geobreizh.bzh (consulté le )
- ↑ Gilles Pouliquen, "Moulins en Bretagne", éditions Coop Breizh, Spézet, 2005, (ISBN 2-84346-259-2)
- ↑ Benjamin Girard, "La Bretagne maritime", 1889, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5744832r/f407.item.r=Benjamin%20Girard
- ↑ « Arrêté du 5 novembre 2015 portant création de la commune nouvelle de Theix-Noyalo à compter du 1er janvier 2016 », Recueil spécial des actes administratifs de la préfecture du Morbihan, (lire en ligne [PDF]).
- ↑ « Theix-Noyalo. Yves Questel, élu maire de la nouvelle commune », sur Ouest-France, (consulté le )
- ↑ « Theix-Noyalo. « Une commune dynamique où il fera bon vivre » », sur Ouest-France, (consulté le )
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2004, 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012 et 2013.
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
- Site de la mairie de Theix-Noyalo
- Ressources relatives à la géographie :
- Noyalo sur le site de l'Institut géographique national
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