Nuages lointains

Nuages lointains

Titre original 遠い雲
Tōi kumo
Réalisation Keisuke Kinoshita
Scénario Keisuke Kinoshita
Zenzō Matsuyama
Musique Chūji Kinoshita (ja)
Acteurs principaux Hideko Takamine
Keiji Sada
Takahiro Tamura
Takeshi Sakamoto
Yōko Katsuragi
Sociétés de production Shōchiku
Pays de production Drapeau du Japon Japon
Genre Mélodrame
Durée 99 min
Sortie 1955

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.

Nuages lointains (遠い雲, Tōi kumo) est un film japonais de Keisuke Kinoshita sorti en 1955.

Synopsis

Keizo retourne passer quelques jours dans sa ville natale de Takayama avant une nouvelle mutation à Hokkaidō. Il y retrouve Fuyuko, son ancien amour, devenue veuve après un mariage malheureux. Bien que leurs sentiments renaissent, Fuyuko vit toujours avec sa fille dans la famille de son défunt mari, où le frère cadet de celui-ci, Shunsuke, souhaite l'épouser. Sous la pression des rumeurs, de la famille et des obligations sociales, Fuyuko hésite à suivre Keizo qui lui propose de partir avec lui. Au moment décisif, à la gare, elle renonce finalement à s'enfuir et repart avec Shunsuke, laissant Keizo partir seul et leur amour inaccompli.

Fiche technique

Ces informations proviennent du générique du film [1], de la base IMDb[2], de la fiche Wikipedia japonaise, de la base de données japonaise JMDb[3] et du livre Japanese Film Directors d'Audie Bock[4].

  • Titre français : Nuages lointains
  • Titre original : 遠い雲 (Tōi kumo)
  • Titres anglais : The Tattered Wings / Distant Clouds[4]
  • Réalisation : Keisuke Kinoshita
  • Assistant réalisateur : Yoshikazu Ōtsuki
  • Scénario : Keisuke Kinoshita, Zenzō Matsuyama
  • Photographie : Hiroshi Kusuda (ja)
  • Direction artistique : Kazue Hirataka
  • Montage : Yoshi Sugihara
  • Musique : Chūji Kinoshita (ja)
  • Son : Hisao Ōno
  • Producteur : Kōzō Kubo
  • Société de production :Shōchiku (Ofuna Studio)
  • Pays de production : Japon
  • Langue originale : japonais
  • Format : noir et blancformat standard35 mm
  • Genre : mélodrame
  • Durée : 99 minutes (métrage : 10 bobines - 2 719 m[3])
  • Date de sortie :

Distribution

  • Hideko Takamine : Fuyuko Terada
  • Keiji Sada : Shunsuke Terada
  • Teiji Takahashi : Kōjirō Ishizu, le frère de Keizo
  • Takahiro Tamura : Keizō Ishizu
  • Akira Ishihama : Ryōichi
  • Masami Taura : Matsumoto, un vendeur
  • Yōko Katsuragi : la Geisha Sennari
  • Toshiko Kobayashi (en) : Tokiko Nojima, la sœur de Fuyuko, standardiste
  • Kuniko Igawa : Kimiko Nojima, l'autre sœur de Fuyuko
  • Hiroko Nakagawa : Takaeko Ishizu
  • Eijirō Yanagi : Sonosuke Terada, le père de Shunsuke
  • Takeshi Sakamoto : Yayoshi, le père de Fuyuko
  • Kazuko Okada : la mère
  • Shizue Natsukawa : Oichi
  • Ushio Akashi : le gérant du magasin Teradaya
  • Haruyo Ichikawa : Otsugi, la domestique et mère de Ryo
  • Takashi Miki : Kitamura
  • Mariko Ueki : Kinuko, la petite fille de Fuyuko (troupe Gekidan Wakakusa (ja))
  • Raymond Conde et son orchestre "Gay Septette" : lui-même, clarinettiste de jazz

Tourné avec la coopération de la ville de Takayama

Récompenses

Autour du film

« Une histoire d'amour mélodramatique se déroulant dans le cadre de la vieille ville fortifiée de Takayama. Après de nombreuses années, un homme rentre chez lui avant d'être muté pour un nouvel emploi et tombe amoureux d'une jeune veuve du village. Elle aussi est attirée par lui, mais les rumeurs, les sabotages et l'anxiété de la famille s'unissent pour la retenir auprès de la famille de son défunt mari. » Audie Bock, Japanese Film Directors, 1978, p 212-213[4]

« Le thème de la réminiscence de personnages évoquant leur passé revient encore dans Tōi kumo (Nuages lointains, 1955), dont le récit est enchâssé entre deux trains, où un homme rentre au furusato (pays natal) et y retrouve la femme qu'il a jadis aimée (toujours Hideko Takamine, une des grandes vedettes des années 50 et 60). Après l'avoir relancée en vain, il finit par repartir, et le film se termine sur… le livre d'André Gide La Porte étroite ! (Rappelons à ce propos que l'influence de la littérature française était considérable dans le Japon d'après-guerre). » Max Tessier, Images du cinéma japonais, 1981 (réédité en 1990), Éditions Henri Veyrier p 211[7]

Le festival de Takayama est mis en valeur à plusieurs moments du film, notamment dans la séquence précédant le générique et au milieu du film.

Keizō fait à plusieurs reprises référence au livre La Porte étroite d'André Gide publié en 1909 et traduit en 1923 au Japon sous le titre Semaki mon (狭き門). Il cite notamment une phrase du livre : « Alissa ! [m'écriai-je,] pourquoi t'arraches-tu les ailes ?[8] » en s'adressant à Fuyuko, ce qui explique peut-être le titre anglais The Tattered Wings (« Les Ailes déchirées »).

Notes et références

  1. (en) Hayley Scanlon, « The Tattered Wings (遠い雲, Keisuke Kinoshita, 1955) », sur Windows on Worlds,‎ (consulté le ).
  2. « Nuages lointains » (présentation de l'œuvre), sur l'Internet Movie Database.
  3. « base de données japonaise JMDb », sur www.jmdb.ne.jp (consulté le ).
  4. Audie Bock, Japanese film directors, New York : Published for the Japan Society by Kodansha International, (ISBN 978-0-87011-304-8, lire en ligne).
  5. (ja) « 第6回 ブルーリボン賞 » [« 6e cérémonie des Blue Ribbon Awards »], Version archivée (consulté le ).
  6. (ja) « 毎日映画コンクール 第10回(1955年) » [« 10e cérémonie des prix du film Mainichi - (1955) »], sur mainichi.jp (consulté le ).
  7. Max Tessier, Images du cinéma japonais, [Paris] : H. Veyrier, (ISBN 978-2-85199-513-1 et 978-2-85199-523-0, lire en ligne).
  8. André Gide, La Porte étroite, Mercure de France, (lire en ligne).

Liens externes

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