Nuraxi Figus

Nuraxi Figus
Administration
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région Modèle:IT-
Province Modèle:IT-
Géographie
Coordonnées 39° 13′ 18″ nord, 8° 26′ 03″ est
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Italie
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Nuraxi Figus

Nuraxi Figus (prononcé Nurax'e Figus ) est un village qui ne comptait que 583 habitants en 2001, situé à 110 m d'altitude, à 4 km à vol d'oiseau de la mer, à 7 km de la commune de Gonnesa dont il dépend, dans la province de Sulcis Iglesiente.

Au centre du village se trouve l'église paroissiale de Saint Isidore le laboureur.

Le centre du village est situé à proximité de la mine de Monte Sinni, la seule mine de charbon qui était encore en activité en Italie en 2016.

Histoire

Le village, comme toute la région, est habité depuis les époques pré-nuragique, il y a 10 000 ans (Proto-nuraghe Is Bangius), puis à la période nuragique à l’âge du bronze et à l’âge du fer, comme en témoignent les nuraghe Sa Tuxi, Nuraxi Figus, Monte Sini, Ghillotta, Corona Maria, et le complexe nuragique de Seruci, ou le puits sacré Is Arenas.

De nombreuses découvertes archéologiques attestent également de son occupation continue aux époques phénicienne-punique et romaine : des populations s'y sont installées durablement, attirées par la richesse minérale du sous-sol (zinc, cuivre, plomb et argent)[1].

Au Moyen Âge, le territoire appartient au Judicat de Cagliari, et en particulier aux curadorias de Cixerri, de Sulcis et de Nora.

Ressources minières

Exploitation

L'histoire minière de Sardaigne commence à l'âge du bronze[2]. Depuis 4000 ans l'exploitation n'a jamais cessé, mais a évolué des métaux vers la charbon. Des gisements de plomb, de zinc et d'argent, sont encore mis en service à Ingurtosu en 1850[3]. À partir de 1875, la mine d'Ingurtosu devient l'une des mines les plus importantes d'Europe pouvant compter jusqu'à environ 1 500 mineurs en 1890. La mine de Sirai a été active pour le charbon depuis 1918. En 1936-1937, la Società Mineraria Carbonifera Sarda mène une intense campagne de prospection minière dans le bassin houiller du Sulcis découvrant et délimitant, après sondage, un vaste gisement de charbon au sud de la mine de Sirai. L'exploitation de la mine de Serbariu commence en 1939.

En 1976, la société publique Carbosulcis est créée et reprend à Enel la propriété et la gestion des mines encore en activité. La production de charbon est alors organisée dans la mine de Monte Sinni, formée à partir des anciennes mines de Nuraxi Figus et Seruci. Le lignite, la houille typique du Sulcis, est géologiquement jeune, possède un faible pouvoir calorifique, contient beaucoup de soufre et nécessite un long traitement qui le rend moins intéressant que les autres charbons[4].

Localisation

Le complexe minier de Seruci est situé dans la partie nord de la concession minière Monte Sinni, à environ 1,5 km à vol d'oiseau de la côte et environ 3,5 km au nord-ouest des deux puits de Nuraxi Figus[5]. L'exploitation minière du site de Seruci a été lancée à la fin des années 1950 par la Societé Mineraria Carbonifera Sarda (MCS), qui a conçu et géré l'activité minière avec des méthodes jugées à la pointe à l'époque[6]. La mine de Seruci, alors principal site minier du bassin du Sulcis, était l'une des mines les plus avancées et les plus modernes d'Europe.

Minière de lignite de Bacu Abis

L'exploitation du lignite pour fabriquer des briquettes précède celle de la houille dans le village voisin de Bacu Abis. À la minière, le lignite est luisant, très compact et a un grand pouvoir calorifique. La production de 1862 à 1869 a été de 7.181 tonnes. En 1884, la minière de Baccu Abbis appartient à messieurs les ingénieurs français Anselme Ronna et Cie les deux autres à la société des Mines de Montpom[7].

Mine de Monte Sinni

Les travaux souterrains se développent environ 400 mètres sous le niveau de la mer soit 500 mètres sous le niveau du sol. Les mineurs rejoignent le fond par le puits Nuraxi Figus 1. Les galeries les plus modernes ont été ouvertes par des techniques ultramodernes. Le soutènement est assuré par boulonnage[8].

Cryogénisation et argon

Le site de Seruci a été retenu pour le projet Aria qui consiste en l'installation d'une tour de distillation cryogénique haute de 350 mètres dans le puits Seruci 1[9]. Elle permettra de produire des isotopes stables comme l'argon 40 pour des programmes de recherche sur la matière noire, ou bien encore des isotopes d'intérêt commercial comme le carbone 13, l'azote 15 ou l'oxygène 18[10].

Notes

Chiffres issus du recensement de la population de 2001.

Notes et références

  1. Jeannine Léon Leurquin, Atlas préhistorique et protohistorique de la Sardaigne, L'Harmattan, , 252 p. (ISBN 978-2-2963-2948-5)
  2. Roissard de Bellet, La Sardaigne à vol d'oiseau en 1882, Plon Nourrit, , 339 p., p. 138
  3. IchnoSpace, « Bâtiment de gestion de la mine d'Ingurstosu en 3D », (consulté le )
  4. Sébastien Berrut, « Bassin houiller du Sulcis (Sardaigne) » Accès libre, (consulté le )
  5. Lonely Planet, Sardaigne, Lonely Planet, , 306 p. (ISBN 978-2-8161-7386-4), p. 245
  6. (en) Nanni Balestrini, Carbonia (we Were All Communists) [« Carbonia (eravamo Tutti Comunisti) »], Hatje Cantz Verlag GmbH, , 48 p. (ISBN 978-3-7757-4939-8)
  7. Cyriaque Helson, La sidérurgie en France et à l'étranger, Paris, E.Bernard et Cie,imprimeurs-éditeurs, , 1515 p. (ISBN 978-2-4180-2937-8), p. 907
  8. (en) G. ROSSI, G. SARDU, E. DEL NEGRO, D. SORGO, D. NIETO, P. PODDA, Seismic tomography in Monte Sinni (Sardinia, Italy) coal mine, vol. 51 (Bulletin of Geophysics) (lire en ligne), A, p. 223-238 :

    « This paper presents the results of a seismic tomographic survey done in 2006 in the Monte Sinni mine, SW Sardinia, Italy. The tomographic velocity field obtained is compared with the coal-lithologies thickness after coal extraction. »

  9. CERN, « une tour de 350 mètres pour purifier de l'argon », (consulté le )
  10. (en) innovando news editorial staff, « "Energy Mine": Italy's breakthrough in hybrid storage is ready. : A disused mining site in Sardinia is being reborn as an experimental technology hub, driven by an innovative and sustainable transition. » Accès libre, (consulté le )
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