Obambou

Obambou

Créature
Autres noms Obambo
Groupe Folklore populaire
Sous-groupe Esprit (surnaturel)
Caractéristiques mauvais esprit, Démon (esprit)
Habitat imaginaire, bois, Forêt
Origines
Origines Folklore Africain
Région Afrique centrale
Première mention 1920[1]

Un Obambou ou Obambo est un être surnaturel appartenant au folklore des tribus d'Afrique centrale[2]. Il est représenté comme une figure maléfique, capable de faire le bien comme le mal[3]. On lui attribue également la capacité de posséder, de causer des maladies ou d'inciter les populations à lui construire une maison. Dans certaines tribus africaines, l'Obambou est considéré comme un diable ou comme l'esprit d'une personne qui n'a pas été enterrée convenablement, d'où son errance sur terre[4]. Il n'existe aucune représentation visuelle connue de l'Obambu, que ce soit sous forme d'idole ou de symbole.

Attributions et manifestations

Selon les croyances de la tribu Commi, lorsqu'une personne est gravement malade, un Obambou est probablement coupable[3]. L'Obambou résiderait dans les entrailles des humains jusqu'à ce que les proches de la personne possédée ne l'entourent et provoquent un vacarme en chantant, dansant, criant ou entrechoquant des objets ensemble. Ce grand bruit a pour but de chasser l'Obambou[5],[6]. Les tribus croyant à l'Obambou, comme les M'pongwe , pensent que les personnes atteintes d'un trouble psychique sont nées avec l'esprit de cet être surnaturel[7],[8].

Autres croyances

Selon une autre interprétation, l'Obambou réside dans la brousse et, dans certains cas, n'a pas été enterré correctement. Mais il finit par se lasser d'errer et apparaît alors à un proche parent, lui demandant de lui construire une maison près de la sienne. Afin de lui permettre d'avoir une bonne mort, les femmes du village se réunissent alors pour danser et chanter. Le lendemain, une idole à l'éffigie du défunt est fabriquée à l'emplacement de sa tombe. Une petite hutte est ensuite érigée près de la maison de la personne à laquelle l'Obambou a rendu visite. Enfin, le cercueil, sur lequel le défunt aura été transporté, est placé à l'intérieur de la hutte avec un peu de la poussière de la tombe. Un tissu blanc est ensuite drapé sur la porte[9],[10],[3].

Autres médias

  • An Encyclopaedia of Occultism of "Lewis Spence (en)", 1920

Voir aussi

Références

  1. (en) An Encyclopaedia of Occultism of Lewis Spence, (présentation en ligne)
  2. (en) Lewis Spence, An Encyclopaedia of Occultism, Courier Corporation, (ISBN 978-0-486-42613-6, lire en ligne)
  3. M. Du Chaillu, « Observations on the People of Western Equatorial Africa », Transactions of the Ethnological Society of London, vol. 1,‎ , p. 305–315 (ISSN 1368-0366, DOI 10.2307/3014202, lire en ligne, consulté le )
  4. (en) Henry W. Ruoff, The century book of facts, The King-Richardson company, (lire en ligne)
  5. « The Project Gutenberg eBook of Stories of the Gorilla Country, by Paul Du Chaillu. », sur www.gutenberg.org (consulté le )
  6. (en) John Nichols, « The Gentleman's magazine. », magazine,‎ 1731-1907, p. 303 v. (lire en ligne Accès libre, consulté le )
  7. « OBAMBOU - the Nkomi/Camma Demon (African mythology) », sur Godchecker - Your Guide to the Gods (consulté le )
  8. « Travels in West Africa », sur www.gutenberg.org (consulté le )
  9. (en) Theresa Bane, Encyclopedia of Spirits and Ghosts in World Mythology, McFarland, (ISBN 978-1-4766-6355-5, lire en ligne)
  10. « The Project Gutenberg eBook of Curiosities of Superstition, by W. H. Davenport Adams », sur www.gutenberg.org (consulté le )
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