Odette Jarassier-Boubou

| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 102 ans) Tours |
| Nom de naissance |
Odette Jarassier |
| Nationalités | |
| Activités |
Couturière, couturière, aide-soignante |
| Conflit | |
|---|---|
| Lieux de détention | |
| Distinctions |
Odette Jarassier-Boubou, née Odette Jarassier et devenue Odette Boubou après son mariage, est une résistante française née le à Limoges et morte à Tours le [1].
Biographie
Sa famille arrive à Tours en 1916 où son père travaille au chemin de fer à Saint-Pierre-des-Corps. Elle travaille en usine[2] de 1924 à 1928 puis en tant qu'employée hospitalière[3],[4]. Au printemps 1928, elle rencontre un cordonnier, Renée Boubou qu'elle épouse le .
Militantisme
En , elle s'engage avec son mari dans le parti communiste français[4]. Ils s'impliquent dans le Front Populaire et soutiennent les républicains espagnols[2]. Elle devient l’une des dirigeantes du comité départemental des femmes contre la guerre et le fascisme[4]. Elle est élue en 1937 membre du comité régional du PCF jusqu'à sa dissolution en 1939[4].
L'engagement
Dès , elle entre en résistance[5]. Son mari, Henri Boubou, travaille clandestinement dans un réseau communiste d’impression et de distribution de journaux clandestins du PCF. Il est arrêté et fusillé comme otage le au Mont-Valérien (Suresnes)[6],[4]. Il est décoré de la médaille de la Résistance française à titre posthume[7].
L'arrestation et la déportation
Le , elle est arrêtée par la police française. Elle est emprisonnée par les nazis à la Prison de la Santé et à Romainville[5]. Elle aurait dû faire partie du convoi des 31 000 du 24 janvier 1943, mais elle est hospitalisée à l’hôpital militaire du Val-de-Grâce lors de la formation de ce convoi à destination du camp de femmes de Birkenau[8]. Elle est déportée dans le convoi de femmes suivant, le , parti de Compiègne vers Ravensbrück (convoi I.95)[4],[9]. Elle porte le matricule 19244[3],[9]. Elle y passe deux ans et est libérée par la Croix rouge suédoise en [2],[10].
Retour à la vie civile
Elle vit la majeure partie de sa vie à Saint-Pierre-des-Corps. Elle décède à Tours le . Elle lègue son corps à la science[6].
Vie privée
Elle se marie avec Henri Boubou (1904-1942)[4].
Veuve, elle se remarie le avec Stéphane Doumas à Saint-Martin-le-Beau (Indre-et-Loire), dont elle divorce en 1966[4].
Elle était mère de trois fils[4],[10].
Distinctions et hommages
Officier de la Légion d'honneur (2000)[2],[4],[10]
Médaille militaire[2],[10]
Croix de guerre -[2],[10]
Croix du combattant volontaire de la Résistance[2],[10]
Croix du combattant[3]
Médaille de la déportation pour faits de Résistance[2],[10]- Le , un hommage lui est rendu pendant une cérémonie de journée à la mémoire des victimes de la déportation[11]
Bibliographie
- Sylvie Pouliquen, Femmes de l'ombre en Touraine, PBCO Editions, 2015
Notes et références
- ↑ Relevé des fichiers de l'Insee
- Sylvie Pouliquen, Femmes de l'ombre en Touraine, PBCO éditions, (ISBN 978-2-35042-050-9), page 137
- fred37, « Hommage à une déportée = Odette Boubou-Jarassier », sur Le blog de fred 37 (consulté le )
- Paul Delanoue, « BOUBOU Odette », dans née JARASSIER Odette, Maitron/Editions de l'Atelier, (lire en ligne)
- « Odette Jarassier dans le livre d'or de la Déportation », La Nouvelle République, (lire en ligne)
- « Émouvant hommage à Odette Jarassier », La Nouvelle République, (lire en ligne)
- ↑ Ordre de la Libération - base des médaillés de la Résistance française, « Fiche Henri Boubou » (consulté le )
- ↑ « Mémoire Vive – Marcel BOUBOU – 45276 », sur www.memoirevive.org (consulté le )
- Fondation pour la mémoire de la déportation, « Liste du convoi I.95 » (consulté le )
- http://familles-de-fusilles.com/wp-content/uploads/2016/02/241.pdf
- ↑ « Journée à la mémoire des victimes de la Déportation, ce dimanche 25 avril », sur ADIRP 37-41 (consulté le )
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