Odette Jarassier-Boubou

Odette Jarassier-Boubou, née Odette Jarassier et devenue Odette Boubou après son mariage, est une résistante française née le à Limoges et morte à Tours le [1].

Biographie

Sa famille arrive à Tours en 1916 où son père travaille au chemin de fer à Saint-Pierre-des-Corps. Elle travaille en usine[2] de 1924 à 1928 puis en tant qu'employée hospitalière[3],[4]. Au printemps 1928, elle rencontre un cordonnier, Renée Boubou qu'elle épouse le .

Militantisme

En , elle s'engage avec son mari dans le parti communiste français[4]. Ils s'impliquent dans le Front Populaire et soutiennent les républicains espagnols[2]. Elle devient l’une des dirigeantes du comité départemental des femmes contre la guerre et le fascisme[4]. Elle est élue en 1937 membre du comité régional du PCF jusqu'à sa dissolution en 1939[4].

L'engagement

Dès , elle entre en résistance[5]. Son mari, Henri Boubou, travaille clandestinement dans un réseau communiste d’impression et de distribution de journaux clandestins du PCF. Il est arrêté et fusillé comme otage le au Mont-Valérien (Suresnes)[6],[4]. Il est décoré de la médaille de la Résistance française à titre posthume[7].

L'arrestation et la déportation

Le , elle est arrêtée par la police française. Elle est emprisonnée par les nazis à la Prison de la Santé et à Romainville[5]. Elle aurait dû faire partie du convoi des 31 000 du 24 janvier 1943, mais elle est hospitalisée à l’hôpital militaire du Val-de-Grâce lors de la formation de ce convoi à destination du camp de femmes de Birkenau[8]. Elle est déportée dans le convoi de femmes suivant, le , parti de Compiègne vers Ravensbrück (convoi I.95)[4],[9]. Elle porte le matricule 19244[3],[9]. Elle y passe deux ans et est libérée par la Croix rouge suédoise en [2],[10].

Retour à la vie civile

Elle vit la majeure partie de sa vie à Saint-Pierre-des-Corps. Elle décède à Tours le . Elle lègue son corps à la science[6].

Vie privée

Elle se marie avec Henri Boubou (1904-1942)[4].

Veuve, elle se remarie le avec Stéphane Doumas à Saint-Martin-le-Beau (Indre-et-Loire), dont elle divorce en 1966[4].

Elle était mère de trois fils[4],[10].

Distinctions et hommages

Bibliographie

Notes et références

  1. Relevé des fichiers de l'Insee
  2. Sylvie Pouliquen, Femmes de l'ombre en Touraine, PBCO éditions, (ISBN 978-2-35042-050-9), page 137
  3. fred37, « Hommage à une déportée = Odette Boubou-Jarassier », sur Le blog de fred 37 (consulté le )
  4. Paul Delanoue, « BOUBOU Odette », dans née JARASSIER Odette, Maitron/Editions de l'Atelier, (lire en ligne)
  5. « Odette Jarassier dans le livre d'or de la Déportation », La Nouvelle République,‎ (lire en ligne)
  6. « Émouvant hommage à Odette Jarassier », La Nouvelle République,‎ (lire en ligne)
  7. Ordre de la Libération - base des médaillés de la Résistance française, « Fiche Henri Boubou » (consulté le )
  8. « Mémoire Vive – Marcel BOUBOU – 45276 », sur www.memoirevive.org (consulté le )
  9. Fondation pour la mémoire de la déportation, « Liste du convoi I.95 » (consulté le )
  10. http://familles-de-fusilles.com/wp-content/uploads/2016/02/241.pdf
  11. « Journée à la mémoire des victimes de la Déportation, ce dimanche 25 avril », sur ADIRP 37-41 (consulté le )
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