Okwiri Oduor

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Okwiri Oduor, née en 1988 ou 1989 à Nairobi, est une écrivaine kényane de langue anglaise[1]. Elle a remporté en 2014 le Prix Caine[2].
Biographie
Née à Nairobi, Okwiri Oduor fait les études de droit « sans conviction » comme elle le dit dans l'interview au The Mail & Guardian (2014)[3]. Plus tard, elle sera boursière à MacDowell Colony et à Art Omi (en), et écrivaine invitée au Lannan Center de l'Université de Georgetown. Elle est titulaire d'une maîtrise en création littéraire de l'Iowa Writers' Workshop[4].
Okwiri est le nom que l'autrice a reçu à la naissance, un nom qu'elle avait « toujours considéré comme rude, laid et inacceptable »[3],[5]. Pendant de nombreuses années elle écrit sous le nom de plume de Claudette Oduor, des nouvelles comme Le bindi rouge à Diwali, Les tentacules d'une même pieuvre et Le marché de la plaidoirie, publiées en ligne[5]. Il y a aussi ses nouvelles intitulées Christopher dans la revue Saraba et Les enfants des ténèbres dans l'anthologie Fresh Paint : Vignettes littéraires de femmes kenyanes[5].
Son roman The Dream Chasers (Les Chasseurs de rêve) est remarqué en 2012 par le Commonwealth Book Prize. Sa nouvelle My Father's Head (La Tête de mon père) obtient en 2014 le Prix Caine pour l'écriture africaine[2]. Elle est le troisième Kényane à gagner ce prix après Binyavanga Wainaina en 2002 et Yvonne Adhiambo Owuor en 2003[6],[7]. En tant que lauréate, elle a l'opportunité de passer jusqu'à un mois en résidence d'écriture au Lannan Center for Poetics and Social Practice de l'Université de Georgetown à Washington. Elle est également invitée à participer à des festivals littéraires au Cap, à Nairobi (Kenya) et au Nigeria[8]. Grâce aux recettes de son prix Caine, elle fonde le collectif d'écrivains panafricains Jalada, une plateforme publique numérique régionale pour l'écriture contemporaine[9].
En , elle figure avec son récit Rag Doll (Poupée de chiffon) lors du Hay Festival dans la liste du projet Africa39 qui désigne 39 auteurs particulièrement prometteurs, ayant moins de 40 ans, originaires d'Afrique subsaharienne et de sa diaspora ; sa nouvelle est éditée par Ellah Allfrey dans l'anthologie Africa39 : new writing from Africa South of the Sahara[10].
En 2022, elle publie son second roman, Things They Lost, l'histoire d'Ayosa, une fille de douze ans, qui vit à Mapeli, une ville imaginaire de la vallée du Rift, au Kenya, n'ayant pour seule compagnie un transistor et ses compagnes imaginaires « créatures du grenier, mi-filles, mi-rêves »[11],[12]. Á l'occasion de la sortie du roman, l'auteure donne un interview à la revue World Literature Today où elle mentionne qu'elle vit en Allemagne[13]. Toujours en 2022, Harper's Magazine publie sa nouvelle L'autre Rosalie[14].
Principales publications
- The Dream Chasers, MasterPublishing, 2012
- My Father's Head, Simon & Schuster, 2014
- Rag Doll, Africa39, 2014
- Things They Lost, Simon & Schuster, 2022 (ISBN 978-1668000984), 368 p.
- The Other Rosalie, Harper's Magazine, 2022
Références
- ↑ Bruno Meyerfeld, « Les Africains veulent lire des auteurs africains : effet de mode ou lame de fond ? », sur Le Monde Afrique, .
- « Okwiri Oduor récompensée par le prestigieux Caine Prize for African Writing », sur Africa vivre (consulté le ).
- (en) « Okwiri Oduor unapologetic about being herself », The Mail & Guardian, (lire en ligne)
- ↑ (en) « Okwiri Oduor », sur bookbrowse.com
- (en) Aaron Bady, « Breathless babbling and blathering about Okwiri Oduor », The New Inquiry, (lire en ligne)
- ↑ (en) Felicia R. Lee, « Okwiri Oduor Wins Caine Prize for African Writing », The New York Times, (lire en ligne).
- ↑ (en) « Okwiri Oduor wins 2014 Caine Prize for African writing », The Guardian, (lire en ligne)
- ↑ (en) « Okwiri Oduor Wins Caine Prize for African Writing », The New York Times, (lire en ligne)
- ↑ (en) Duncan McColl Chesney, « An Essay against Global Literature: Literature and the Global Public », Literary and Cultural Studies, , p. 18 (lire en ligne)
- ↑ (en) « "Reading the Africa39 Anthology: 'Rag Doll' by Okwiri Oduor », sur Africa 39 (consulté le )
- ↑ (en) Lizzy Attree, « Things They Lost by Okwiri Oduor review – a magical debut », The Guardian, (lire en ligne)
- ↑ (en) Ainehi Edoro, « “The Writing is Magic” - Review of Things They Lost by Okwirri Oduor », Brittle Paper, (lire en ligne)
- ↑ (en) Anderson Tepper, « New African Novels: A Conversation with Eloghosa Osunde and Okwiri Oduor », World Literature Today, (lire en ligne)
- ↑ « The Other Rosalie », Harper's Magazine, (lire en ligne)
Liens externes
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