Oléoduc d'Île-de-France

Oléoduc d'Île-de-France
Informations géographiques
Pays Drapeau de la France France
Tracé Grand port maritime du Havre – raffinerie de Grandpuits
Image illustrative de l’article Oléoduc d'Île-de-France
Pétrole brut et raffineries en France.
Informations générales
Mise en service 1968
Longueur 262 km
Propriétaire(s) Total

L'oléoduc d'Île-de-France (abrégé PLIF, pipeline d'Île-de-France) achemine du pétrole brut depuis le grand port maritime du Havre jusqu'à la raffinerie de Grandpuits via Gargenville dans les Yvelines[1].

Historique

L'oléoduc d'Île-de-France entre en service en 1968. Il a appartenu à Antar, qui s'est fait racheter par Elf.

L'oléoduc connaît une fuite souterraine en 2014 au niveau de la commune de Saint-Vigor-d'Ymonville (estuaire du Havre)[2].

Le une fuite est détectée sur l'oléoduc qui est mis à l'arrêt. 900 m3 de brut sont déversés sur une dizaine d'hectares de champs sur les communes d’Autouillet, Vicq et Boissy-sans-Avoir[3]. L'Institut de soudure a expertisé l'incident[4]. Un rapport établit que « la rupture est due à une perte de résistance du tube suite à la propagation d'une fissure de corrosion ; le pipeline s'est rompu à partir de la fissure lorsque celle-ci a atteint la moitié de l'épaisseur du tube ». Les inspections sur les tubes étaient alors effectuées tous les cinq ans. En , un arrêté préfectoral autorise la remise en route de l'oléoduc. Les associations France Nature Environnement et Jonction des associations de défense de l'Environnement se sont opposées à cette décision[5]. Il est depuis resté fermé, le temps que Total évalue la rentabilité des coûts de réparation. En , les syndicats de la raffinerie de Grandpuits annoncent l'intention de Total de reconvertir la raffinerie dans le cadre du projet Galaxie de l'entreprise[6].

À la suite de cet incident, le ministère de la Transition écologique et solidaire a suggéré des mesures de renforcement de la sécurité des pipelines en France[7].

Description

L'oléoduc d'Île-de-France est long de 260 km. Il a une capacité de 11,5 millions de tonnes/an et transporte en 2000 environ 6 millions de tonnes de pétrole brut et de produits pétroliers chaque année.

L'oléoduc rejoint le réseau Trapil au niveau d'Étiolles[8].

L'oléoduc appartient aujourd'hui à l'entreprise Total à la suite de la fusion avec Elf[1].

Surveillance

Un avion survole le pipeline une fois par semaine pour vérifier toute anomalie[9].

Notes et références

  1. « Le pétrole en Ile de France »,
  2. ↑ Richard Plumet, « Fuite de pétrole brut sur un pipe-line près du Havre », sur France 3 Normandie, (consulté le )
  3. ↑ Rémi Barroux, « Dans les Yvelines, opérations de dépollution en urgence après la rupture d’un pipeline de Total », sur Le Monde.fr, Le Monde, (ISSN 1950-6244, consulté le ).
  4. ↑ « Le Groupe Institut de Soudure a expertisé le pipeline Île-de-France », sur www.isgroupe.com (consulté le )
  5. ↑ Maxime Fieschi, « Yvelines : cinq mois après la mini marée noire, le pipeline d’Ile-de-France va rouvrir », sur leparisien.fr, (consulté le )
  6. ↑ Guillaume Guichard, « Total va arrêter le raffinage à Grandpuits, en Île-de-France », sur Le Figaro, (consulté le )
  7. ↑ « Le gouvernement veut renforcer le contrôle des gazoducs et oléoducs | Connaissances des énergies », sur www.connaissancedesenergies.org, (consulté le )
  8. ↑ Préfecture de l'Essonne, « Dossier départemental des risques majeurs », sur Essonne.gouv.fr, (consulté le )
  9. ↑ « Un pipeline de Total a failli être éventré », sur leparisien.fr (consulté le )

Voir aussi

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