Olga Lauristin

| Parlementaire du Soviet suprême de l'Union soviétique |
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| Naissance | |
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| Décès |
(à 102 ans) Tartu |
| Nom de naissance |
Olga Künnapuu |
| Nationalités | |
| Activité | |
| Conjoints | |
| Enfants |
Marju Lauristin Jaak Allik (en) |
| Parentèle |
Marin Laak (d) (petite-fille) |
| Parti politique | |
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| Distinctions |
Olga Lauristin née Künnapuu le dans la paroisse de Kolga (aujourd'hui paroisse de Kuusalu) et morte le [1], est une femme politique et collaboratrice estonienne soviétique[2].
Jeunesse
Le père d'Olga Künnapuu, Anton Künnapuu, est directeur d'école à Rapla[3],[4]. En 1919, son père, aux idées de gauche, meurt dans un accident de camion[4]. Il a combattu aux côtés du Soviet russe pendant la guerre d'indépendance estonienne[4].
Carrière
En 1920, Olga Künnapuu adhère au Parti communiste d'Estonie alors qu'elle est encore au lycée[3]. À partir d', elle étudie la philosophie à l'université de Tartu et s'engage au sein du Parti ouvrier estonien (en)[3],[1]. Au printemps 1921, elle rencontre les communistes locaux Jaan Kreuks et Vilhelmine Klementi et commence à organiser des cellules de jeunesse pour le parti communiste[4]. Elle devient organisatrice féministe au niveau national et organise en 1923, la première conférence panestonienne des femmes communistes[4].
Elle est arrêtée par la police de sécurité le [3].
Suite au procès des 149 (en), elle est condamnée aux travaux forcés à perpétuité en en raison de son appartenance au Parti communiste et est envoyée à Valga[4]. Là, elle donne des cours d'estonien, de russe, d'anglais, de géographie, d'algèbre et d'histoire aux prisonniers moins instruits[4]. Au bout d'un an, elle est renvoyée au centre correctionnel de Tallinn puis à la prison de Pärnu[4]. Libérée en 1939 grâce à une amnistie générale, elle épouse Johannes Lauristin (en), lui aussi condamné à la même époque[3],[5].
Lors de l'évacuation soviétique de Tallinn en , elle est évacuée vers la Russie et son mari meurt sur le bateau à destination de Leningrad en [5]. Elle est élue membre du Soviet suprême de l'Union soviétique cette même année[4].
De 1944 à 1947, elle est ministre des Affaires sociales à son retour en Estonie[2],[3]. En 1947, elle devient ministre du Cinéma[4]. En 1951, elle est démise de ses fonctions, accusée d'être une ennemie du peuple[4]. Elle est réintégrée à la mort de Staline[1].
Jusqu'en 1961, elle préside l'Association estonienne pour l'amitié et le développement des relations culturelles avec l'étranger puis devient la vice-présidente du Comité de maintien de la paix de la RSS d'Estonie jusqu'en 1989[1].
Famille
Son premier mari est l'homme politique Johannes Lauristin (en) et sa fille est la femme politique et chercheuse en médias Marju Lauristin. Elle épouse ensuite Hendrik Allik (en) en 1945 [3], et le couple a un fils, le critique de théâtre, metteur en scène et homme politique Jaak Allik (en), en 1946. Le couple resta marié jusqu'à la mort d'Allik en 1989[6].
Références
- (en) « In memoriam Olga Lauristin », Postimees (consulté le )
- (et) Jaan Toomla, Valitud ja valitsenud: Eesti Parlamentaarsete ja muude esinduskogude ja valitsuste isikkoosseis aastail 1917–1999, Tallinn, Estonian National Library, (ISBN 9985921720, lire en ligne)
- (et) Allar Viivik, « Olga Lauristin: «Minu ideaal on kommunismus.» », www.ohtuleht.ee, (consulté le )
- (et) Pekka Erelt, « EKSPRESSI ARHIIVIST | 100aastane Olga Lauristin: "Minu ideaal on kommunismus" », Eesti Ekspress, (consulté le )
- (en) Toomas Hiio, The Communist coup attempt in Estonia on 1 December 1924: the last but one attempt at world revolution?, vol. II, Dansk Militærhistorisk Kommission og Forsvarsakademiet (réimpr. February 12, 2018) (lire en ligne), p. 127
- ↑ Johanna McGeary, « Challenge In the East », Time Magazine, (lire en ligne [archive du ], consulté le )
Voir aussi
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