Olivier de Magny

Olivier de Magny
Maison natale d'Olivier de Magny
Plaque commémorative placée à l'entrée
du 12 rue Clément Marot à Cahors.
Biographie
Naissance
Décès
Activité
Maison natale du poète dans le vieux centre de Cahors.

Olivier de Magny, né vers 1529 à Cahors où il est mort vers 1561, est un poète français.

Biographie

Né dans une famille bourgeoise du Quercy, Olivier de Magny fait ses premières études dans sa ville natale avant de monter à Paris en 1547. Il s'y attire l'attention de Hugues Salel, abbé de Saint-Chéron et poète à la cour de François Ier, qui en fait son secrétaire. Ce premier poste l'amène à fréquenter à son tour la cour, où il rencontre quelques éminents personnages de l'époque[1].

Son protecteur meurt en 1553. Olivier de Magny s'attache alors à Jean de Saint-Marcel, seigneur d'Avanson, qui l'emmène à Rome en 1555 au cours d'une mission diplomatique auprès du Saint-Siège. C'est pendant ce voyage qu'il aurait rencontré, à Lyon, Louise Labé, dont il serait tombé amoureux.

Son séjour en Italie dure trois ans. Il y fait la connaissance de Joachim du Bellay, mais il est peu séduit par la cour italienne. En 1557, il retourne en France où, le , il est nommé au poste envié de secrétaire du roi, fonction qu'il exercera jusqu'à sa mort.

Généralement considéré comme un disciple de Ronsard, il a surtout composé des sonnets. Jean du Bellay, qui l’a beaucoup connu, a dit, dans ses allusions, en vers latins, qu’il était grand d’esprit et petit de corps :

Magnus es ingenio, quamvis sis corpore parvus[2].

D’Avanson tombé en disgrâce, il doit se faire oublier. Dès lors, il n’écrit plus rien, et l’on n’entend plus parler de lui. Mort oublié, à Cahors, il a été enterré dans l'église de Notre-Dame de la Daurade, sa paroisse, située en face de la maison paternelle. On lui a érigé un mausolée où est gravée cette épitaphe en langue du pays : « Aïci Magny ficat »[2].

Le , il est remplacé par Victor Brodeau[3]. Seul un poète, son compatriote Guillaume du Buys (d), pleure sa fin prématurée, dans un sonnet écrit, à son retour de Rome, où lui-même a failli mourir à la fin de  :

La faveur qu’il fallut des grans te mendier
Au lieu de promptement au soin remédier
Qui desja s’encharnoit dans ton ame gentile,
Ne te monstra soudain le visage si doux
Que tu meritois bien au jugement de tous,
Et la mort la rendist, Magny, tost inutile[4].

Œuvres

  • Hymne sur la naissance de Madame Marguerite de France, fille du roi très chrestien Henry, en l’an 1553, Paris, Arnoul L’Angelier, , 34 p., in-8º (OCLC 1449237177, lire en ligne sur Gallica).
  • Les Souspirs d’Olivier de Magny, Paris, V. Sertenas, , 60 p., in-8º (OCLC 1254584238, lire en ligne sur Gallica).
  • Les Odes d’Olivier de Magny de Cahors en Quercy, Paris, A. Wechel, , 192 p., in-8º (OCLC 1502405217, lire en ligne sur Gallica).
  • Les Amours d’Olivier de Magny et quelques odes de luy : ensemble un recueil d'aucunes oeuvres de M. Salel, abbé de Saint-Chéron, non encore veues, Paris, E. Groulleau, , 83 p., in-8º (OCLC 1121668868, lire en ligne sur Gallica).
  • François Rouget {éd.), Œuvres poétiques, avec introduction, variantes et notes, Paris, Honoré Champion, coll. « Textes de la Renaissance », , 2 vol. in-8º (ISBN 9782745302908, OCLC 1406953976, lire en ligne sur Gallica).
  • Olivier de Magny, Les Cent Deux Sonets des amours de 1553, édition critique par Mark S. Whitney, coll. « Textes littéraires français », 164, Genève, Librairie Droz, 1970, 139 p.

Notes et références

  1. Louis-Alexandre Bergounioux (d), Un poète quercynois du XVIe siècle : essai sur sa vie & son œuvre, Paris, E. Droz, , 238 p., in-8º (OCLC 1315965, lire en ligne).
  2. Guillaume Lacoste et Louis Combarieu et François Cangardel (éds.), Histoire générale de la province de Quercy, t. 4, Cahors, J. Girma, , 466 p., 4 vol. in-8º (OCLC 1143166047, lire en ligne sur Gallica), p. 171.
  3. Jules Favre, Olivier de Magny (1529?-1561) : étude biographique et littéraire, Paris, Garnier Frères, , 447 p., in-8º (OCLC 3638878, lire en ligne), p. 107-8.
  4. Guillaume du Buys (d), Les Oeuvres de Guillaume Du Buys, Quercinois, Paris, Guillaume Bichon, , 412 p., in-12º (OCLC 404587284, lire en ligne), p. 193.

Bibliographie

  • Louis-Alexandre Bergounioux (d), Un poète quercynois du XVIe siècle : essai sur sa vie & son œuvre, Paris, E. Droz, , 238 p., in-8º (OCLC 1315965, lire en ligne).
  • Paul Cambon-Raclette, Olivier de Magny, poète de Cahors, conférence donnée le jeudi, , A. Bergon, Cahors, 1925.
  • Ferdinand Lovio, Olivier de Magny, poète cadurcien, 1527-1561 : odelette, Cahors, A. Bergon, , 156 p., in-8º (OCLC 1502401593, lire en ligne sur Gallica).

Liens externes

  • icône décorative Portail de la poésie
  • icône décorative Portail de la littérature
  • icône décorative Portail de la Renaissance