Oltretorrente
| Oltretorrente | |||
![]() Héraldique |
|||
Plaques commémorant les barricades de 1922 | |||
| Administration | |||
|---|---|---|---|
| Pays | Italie | ||
| Région | Émilie-Romagne | ||
| Province | Parme | ||
| Ville | Parme | ||
| Code postal | 43125 | ||
| Démographie | |||
| Population | 8 473 hab. (2019[1]) | ||
| Géographie | |||
| Coordonnées | 44° 48′ 13″ nord, 10° 19′ 07″ est | ||
| Localisation | |||
| Géolocalisation sur la carte : Italie
Géolocalisation sur la carte : Émilie-Romagne
| |||
L' Oltretorrente est un quartier historique de la ville italienne de Parme.
Histoire
Oltretorrente se développe au XIIIe siècle, après que les inondations de 1177 déplacent à l'ouest le cours du torrent de Parme et détruisent de nombreuses maisons dans le Capo di Ponte. Au XVIe siècle, Parme devient la capitale de l'état auquel la ville donne son nom. L'Oltretorrente voit l'aménagement de ce qui aujourd'hui le Parco Ducale . Les barricades de 1922 opposent, pendant cinq jours, la population, qui a pris les armes, aux troupes fascistes, lesquelles finissent par l'emporter.
Caractéristiques
Le quartier s'étend sur 1 km2. L'accès se fait, du centre ville, en passant le ruisseau Baganza, d'où son nom.
Le régime fasciste a remplacé l'ancien tissu urbain médiéval par un quadrillage de voies comme la Via Costituente, detinée à accueillir les grandes parades militaires qu'il affectionnait. Cete transformation continue dans l'après-guerre, remplaçant alors des quartiers anciens comme Borgo delle Carra, Borgo San Basilide, Borgo Salici et Borgo dei Minelli par des Immeuble de grande hauteur.
Pendant la guerre, les bombardement touchent l'église Santa Teresa et détruisent les vestiges anciens et le couvent. Après la guerre, sont démolis l'îlot situé entre l'église de l'Annunziata, le Borgo Poi, la Via D'Azeglio et le Borgo Marodolo, mais aussi l'église San Giovanni a Capo Ponte et son clocher, qui, en 1922, était le poste d'où la population observait les mouvements des fascistes.
Quelques maisons simples y subsistent néanmoins et rappellent au visiteur la Parme d'autrefois.
Le quartier est appelé la « Vieille Parme (Parma Vecchia) » depuis qu'au XVIe siècle, la famille Farnèse entreprend d'importants travaux de rénovation dans le centre-ville, qui devient ainsi « la Nouvelle Parme ». Les habitations souvent misérables de l'Oltretorrente ont toujours accueilli les habitants les plus divers, que ce soit, dans l'Antiquité, ceux qui ont fait appeler certains quartiers l'Écosse ou la Suisse, ou, aujourd'hui, nombre d'immigrants étrangers.
Avant meme la résistance antifasciste des barricades et des Arditi del Popolo de Guido Picelli, les autorités voyaient déjà la Parma Vecchia comme un quartier peu soumis:
« In Parma, nella parte ultra-torrente, havvi il vero proletariato, una plebe povera, viziosa, formata dall’emigrazione dei contadini dei comuni rurali, attratti alla città dalle tradizioni delle elemosine della cessata coorte di Maria Luigia che era munificentissima, dai vantaggi dei molti stabilimenti di beneficenza, e dalla facilità di poter accattare e di vivere senza grande fatica. Quella plebe in momenti di crisi può essere un pericolo, quando un agitatore audace lasciasse sperare migliori destini: essa non ha opinioni politiche di sorta, solo aspira a vivere e migliorare le proprie condizioni; essa non può essere redenta se non coll’opera civilizzatrice dell’istruzione, ed a questo tendono le cure delle Autorità, onde formare buoni e utili cittadini, sottraendoli ai deleteri influssi dei novatori politici, agli apostoli delle nuove idee sociali »
« Dans l'Oltretorrent de Parme, il y a le vrai prolétariat, une plèbe pauvre et vicieuse, faite de paysans émigrés des campagnes et attirés vers la ville par les traditions d'aumône — Marie-Louise était très généreuse —, une abondance d'établissements de bienfaisance, et la faculté d'y vivre sans guère de peine. Cette plèbe peut être un danger en temps de crise, lorsqu'un audacieux agitateur lui laisse espérer un meilleur sort : elle n'a ni opinion politique ni aspire, si ce n'est de vivre dans de meilleures conditions ; son salut ne peut lui venir que de l'œuvre civilisatrice de l'éducation, et c'est à qoui veillent les Autorités, afin de former de bons et utiles citoyens, soustraits aux influences délétères des novateurs politiques et des apôtres des "nouvelles idées sociales". »
C'est ce qu'ont prolongé, plus récemment, les geste de générosité du père Lino Maupas (it).
-
L'Oltretorrente par une journée d'hiver
-
Borgo Paglia. À gauche, église San Giuseppe. -
Église de Santa Maria del Quartiere.
-
L'Oltretorrente vu du Lungoparma. À droite, le Ponte di Mezzo.
Monuments et lieux remarquables
-
Parc ducal
-
Monument au syndicaliste révolutionnaire Filippo Corridoni -
Hercule et Antée
-
Fontaine du Trianon -
San Giacomo Maggiore
-
Palazzo della Pilotta -
Porte Saint-François et barrière Bixia
- Bâtiments d'intérêt architectural et historique
- ancien hôpital et son oratoire Sant'Ilario
- palais ducal (disparu)
- le parc ducal
- le palais Eucherio Sanvitale
- maison où est né Arturo Toscanini
- la porte de la Sainte-Croix
- la Porta San Francesco
- la barrière de Bixio
- la tour Visconti
- Via della Salute
- orangeries du Palazzo Del Giardino
- Les palais privés de certaines familles de Parme, comme les comtes Sanvitale, les Grossardi et les Casanova
- Églises
- Sainte-Croix
- Santa Maria del Quartiere
- Saint Joseph
- Très Sainte Annonciation
- Notre-Dame de Grâce
- Saint Jacques
- Sainte-Catherine
- La Toussaint
- Les églises désacralisées
- Santa Maria del Tempio (ou Santa Maria della Pace, ou Santa Maria Maddalena)
- Sainte Cécile
- Santa Maria del Fiore
- Saint François de Paule (des Paolotti)
- Saint Job
- Saint Basilide (disparue)
- Église Sainte-Marie-de-Borgo Taschieri (disparue)
Gastronomie
Depuis le XIXe siècle, l'Oltretorrente a de nombreux restaurants historiques [2] et auberges [3],[4],[5] (portant autrefois l'enseigne typique Vino e cucina ), mais aussi boutiques et épiceries étroitement ancrées dans la tradition populaire [6],[7].
Expositions
- Oltretorrente. Livres : préserver, consulter, écrire et lire comme tradition, caractère, valeur et opportunité . —
Commissaires : Guido Conti, Luca Farinotti. — Contributions : Antonio Riccardi, Tobias Jones, Paolo Cioni ( Mattioli 1885 ), Manuela Cacchioli (MUP Editore), Cecilia Mutti (Berti Editore), Roberto Spocci.
- Parme, la ville dorée, Fondation Cariparma [8]
Notes
- ↑ (it) « Bilancio Demografico »,
- ↑ (it) « Operaviva », sur Make Me Italy,
- ↑ (it) Repubblica.it, « Anna del Molinetto, quella di "al me' pipèin d'or" », sur La Parma di Giò
- ↑ (it) « Chiude Aldo «il matto», un pezzo di parmigianità », sur www.gazzettadiparma.it,
- ↑ (it) Repubblica.it, « Osterie di una volta: venerdì e sabato passeggiata in Oltretorrente », sur Parma Oltretorrente
- ↑ (it) « L'Oltretorrente in una guida di viaggio: itinerari e racconti alla scoperta del quartiere mito », sur la Repubblica,
- ↑ (it) « Drogheria Viani », sur Parma Made In
- ↑ (it) « Libri », sur Fondazione Cariparma
Bibliographie
- Pino Cacucci, Oltretorrente, les jours mémorables des barricades du 22. Feltrinelli Editore, 2005. (ISBN 88-07-81869-8), (ISBN 978-88-07-81869-1) .
- Manuela Catarsi, Ilenia Malavasi, L'Oltretorrente de Parme romaine : Nouvelles données des fouilles archéologiques de Borgo Fornovo. Maison d'édition "All'Insegna del Giglio".
- Antonella Iaschi, Beatrice Fontana et Fabrizio Frabetti, le propriétaire de l'ancien hôpital (et autres histoires de quartier) . Maccari Editeur, 2004.
- Margherita Becchetti, « Feux au-delà du pont : émeutes et conflits sociaux à Parme, 1868-1915 », DeriveApprodi, Rome 2013.
Articles connexes
- Informations sur Parme
- Évolution urbaine de Parme
- Histoire de Parme
- Portail de la géographie
- Portail de l'Émilie-Romagne


