Opération Djebel Zekri

Opération Djebel Zekri

Informations générales
Date 29 août 1956
Lieu Djebel Zekri, à 20 km de Nedroma (Algérie)
Issue Indécise
Belligérants
Flag_of_Algeria_(bordered2) Armée de libération nationale Drapeau de la France France
Commandants
Inconnu Capitaine de frégate de Joybert [1]
Unités impliquées
Éléments de la Wilaya V 2e et 3e bataillons de la DBFM
Forces en présence
Inconnu 800 à 1000 soldat
avions T-6 Texan
Pertes
60 morts dont 50 civils 23 morts et de nombreux blessés[2]

Guerre d'Algérie

Batailles

L'opération Djebel Zekri, qui se déroule le , à 20 km de Nedroma, est un affrontement opposant la marine française aux Algériens de l'Armée de libération nationale pendant la guerre d’Algérie.

Contexte

L'opération se déroule dans le massif des Trara, une zone montagneuse accidentée située près de la frontière marocaine, dans le secteur d'Oran. En 1956, ce secteur est considéré comme une zone de transit vitale pour l'Armée de libération nationale (ALN), qui y achemine des combattants et du matériel depuis le Maroc, devenu indépendant quelques mois plus tôt.

Pour contrer ces infiltrations, l'armée française déploie la Demi-brigade de fusiliers marins (DBFM) dans le cadre de la mission de surveillance de la frontière. Fin , des renseignements signalent la présence d'un fort contingent de l'ALN retranché dans le Djebel Zekri. La Marine nationale décide alors de lancer une opération de ratissage pour déloger ces unités et sécuriser la région de Nemours (actuelle Ghazaouet).

Déroulement

Le , dès l'aube, la Demi-Brigade de Fusiliers Marins (DBFM) lance une opération de ratissage d'envergure dans le massif du Djebel Zekri. La manœuvre mobilise plusieurs unités, notamment des éléments des 2e et 3e bataillons. La progression se fait dans un environnement extrêmement difficile, marqué par des parois escarpées et une végétation dense qui favorisent les actions de guérilla.

Aux alentours de 8 heures, les premières unités engagées sur les lignes de crêtes sont violemment prises à partie par des combattants de l'ALN solidement retranchés dans des grottes. L'intensité du feu adverse est telle que les fusiliers marins se retrouvent cloués au sol, ne pouvant progresser ni reculer. Le Capitaine de frégate de Joybert ordonne alors un déploiement en tenaille, mais la résistance algérienne est acharnée, transformant chaque rocher en en point d'appui.

Face à ce blocage, l'armée française engage un appui feu massif pour briser le verrou adverse. Des avions de type T-6 Texan effectuent des passages répétés pour pilonner les anfractuosités, tandis que l'artillerie de marine tente de couvrir les mouvements des troupes au sol. Malgré ce soutien, les combats se prolongent durant toute la journée sous une chaleur accablante, se réglant souvent à très courte distance, au FM 24/29 et à la grenade, avant que les sommets ne soient finalement sécurisés en fin d'après-midi.

Conséquences

L'opération met en lumière la complexité des combats dans le massif des Trara, où les grottes et les failles naturelles servaient de véritables blockhaus à l'ALN. La capacité des combattants algériens à se dissimuler et à maintenir le contact à très courte distance a neutralisé, pendant une partie de la journée, l'avantage technologique de l'armée française. Cette bataille reste l'un des engagements les plus meurtriers pour la Marine nationale durant le conflit, illustrant la difficulté de verrouiller la frontière marocaine face à des unités mobiles et déterminées connaissant parfaitement le terrain.

Ces combats menèrent à un renforcement des dispositifs de surveillance de la Frontière entre l'Algérie et le Maroc.

Notes et références

  1. TESTE, « L'operation djebel zakri », sur forumperso.com, DBFM 3 éme BATAILLON, (consulté le ).
  2. « France and the Algerian War, 1954-62 » [livre], sur Google Books (consulté le ).
  • icône décorative Portail de l’Algérie
  • icône décorative Portail de la France
  • icône décorative Portail de l’histoire militaire