Opération Forfar

L'opération Forfar est le nom donné aux raids des commandos britanniques sur les côtes françaises durant la Seconde Guerre mondiale. Les raids font partie de l'opération Starkey, une opération de diversion destinée à faire sortir les avions de la Luftwaffe. Ces raids avaient pour but d'identifier les troupes côtières allemandes présentes sur place ainsi que leur équipement, le tout ayant pour but de simuler des opérations de reconnaissance précédant un potentiel débarquement.

Prélude

En , le Haut commandement Allié reporte l'idée d'une invasion de la France d'au moins pour un an. En avril, ils concentrent leurs efforts sur la Méditerranée. Le nouveau chef d'état-major du commandement suprême des forces expéditionnaires alliés (à ne pas confondre avec le Commandement suprême des forces alliées), le Major-Général Fredirick Morgan, est nommé pour diriger les opérations militaires d'intoxication en Europe de l'Ouest pour immobiliser les forces ennemies au nord tandis que les alliés seraient au sud. Les ordres comprenait explicitement le fait de créer un environnement pour un potentiel débarquement sur les côtes françaises pour détourner les efforts de la Luftwaffe[1].

Morgan et Bevan, a la tête de la London Controlling Section (LDC), établirent un faux plan du commandement suprême des forces expéditionnaires alliés appelé "Ops(B)". Ils ont donc commencé à planifier des opérations pour remplir les objectifs de 1943. Le ils procèdent à trois opérations (Starkey, Wadham et Tindall) sous le nom d'opération Cockade[1].

Opération Starkey

L'Opération Starkey est une opération visant à simuler une invasion de la France par le Nord-Pas-De-Calais début afin de menacer le nord de la France pour détourner l'attention de la Luftwaffe[1]. Il permettait aussi de collecter des informations[2]. Chaque raid faisait appel à environ dix commandos, principalement du No.10 et 12[3]. Â chaque fois, l'objectif est une préparation à un débarquement imminent comprenant la destruction de point défensif, la reconnaissance ainsi que la capture de soldats travaillant sur site. Les commandos laissent aussi de fausses lettres pour conforter les officiers ennemis[2].

Charles Cruickshank, dans son ouvrage Deception in World War II, et Thaddeus Holt, dans son ouvrage The Deceivers, affirment tous deux que Forfar prévoyait quatorze missions entre juillet et , mais que seules huit ont été menées à bien, l'une d'entre elles, Forfar Beer, ayant dû être abandonnée à trois reprises[4],[5]. Dans son histoire du 10 Commando, Nick van der Bijl estime le nombre prévu à treize, dont seulement six ont été menées à bien, l'une d'entre elles ayant dû être abandonnée à deux reprises[6].

Les différents raids

Nom de code Date Force en présence cible type de mission Résultat
Beer (Bière)[6] 3-4 septembre[7] Anglais : No.10 et No.12 commando

Français : No.1

Eletot Reconnaissance de la plage[8] Avorté 3 fois auparavant, la première fois le 3-5 août puis le 1-2 septembreModèle:Sfb,[7]
Dog (Chien) 5-6 juillet[7] Anglais : No.12 Biville Reconnaissance et capture de prisonniers[8] Le bateau lance-torpilles a essuyé des tirs lorsque les commandos ont débarqué[9].
Easy 3-4 juillet[7] Anglais : No.12 Onival Reconnaissance et capture de prisonniers[8].
How (comment)[10] Entre juillet et aout 1943 Quend
item (Objet)[6] 2-3 septembre[7] Anglais No.3 No.10 No.12 saint Valery en Caux Capture de prisonnier et destruction de position de projecteurs (qui permettent de mieux repérer des avions de nuit)[8] Le raid s'est soldé par un succès partiel. L'équipe réussit à atteindre sa cible, mais leur navire prit l'eau lors du départ, entraînant la perte de tout leur équipement[6].
Love (amour)[10],[11] 3-4 août[7] Anglais : Special Boat Service (SBS) Dunkerque Reconnaissance et capture de prisonniers[8] Mission avortée car l'équipe s'est faite repérée par des projecteurs[12].

Notes et références

  1. Holt 2004, p. 478–479.
  2. Holt 2004, p. 486–487.
  3. Ladd 1983, p. 69.
  4. Cruickshank 1979, p. 61–84.
  5. Holt 2004, p. 820.
  6. van der Bijl 2006, p. 22–24.
  7. Ladd 1978, p. 29.
  8. Messenger 2004, p. 15.
  9. Messenger 1985, p. 248.
  10. Anderson 2000.
  11. Courtney 1983, p. 103.
  12. Ladd 1978, p. 270.

Bibliographie

  • (en) Duncan Anderson, The Fall of the Reich: D-Day to the Fall of Berlin, Zenith Press, (ISBN 0760309221).
  • (en) G. B. Courtney, SBS in World War Two: the story of the original Special Boat Section of the Army Commandos, Robert Hale, .
  • (en) Charles Cruickshank, Deception in World War II, Oxford, Oxford University Press, (ISBN 0-19-215849-X).
  • (en) Thaddeus Holt, The Deceivers: Allied Military Deception in the Second World War, Scribner, (ISBN 0-7432-5042-7, lire en ligne Inscription nécessaire).
  • (en) James Ladd, Commandos and Rangers of World War II, Londres, Macdonald and Jane's, (ISBN 0356084329).
  • (en) James D. Ladd, SBS, the invisible raiders: the history of the Special Boat Squadron from World War Two to the present, University of Michigan, (ISBN 0-458-96890-0, lire en ligne Inscription nécessaire).
  • (en) Charles Messenger, The Commandos: 1940–1946, Londres, Kimber, (ISBN 0718305531).
  • (en) Charles Messenger, The D Day Atlas, Londres, Thames & Hudson, (ISBN 0500251231).
  • (en) Nick van der Bijl, No. 10 Inter-Allied Commando 1942–45, Osprey Publishing, (ISBN 1-84176-999-1).
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