Ordonnance du 18 octobre 1940
L’ordonnance du est une pièce centrale des restrictions des droits des Juifs et de la censure sous l'occupation allemande en France En zone nord, sous contrôle allemand, elle place sous séquestre les entreprises et biens appartenant aux Juifs absents ou arrêtés. L'ordonnance du impose aussi aux personnes souhaitant fonder un journal de fournir des preuves de leur « aryanité » depuis au moins trois générations[1].
Prolongements et conséquences

Le , un avis de la préfecture de police de Paris prolonge l'ordonnance nazie du . Le préfet de police, Roger Langeron, précise aux commerçants et chefs d'entreprises juives qu'ils ont l'obligation de rédiger eux-mêmes leur déclaration, sous leur responsabilité, et de la déposer au commissariat de leur quartier, ou de leur circonscription, dans les communes du département de la Seine[3].
Les commerçants doivent alors apposer, en évidence, l'affichette imprimée en noir sur fond jaune, avec l'inscription, en français et en allemand : « Entreprise juive » / « Jüdisches Geschaeft ». Au même moment, Raphaël Alibert crée une commission de révision des 500 000 naturalisations prononcées depuis .
Le retrait de la nationalité concerne 15 000 personnes dont 40 % de Juifs, tandis que l'abrogation du décret Crémieux prive 100 000 Juifs d'Algérie de la citoyenneté française.
Notes et références
- ↑ Laurent Martin, La presse écrite en France au XXe siècle, Paris, Le Livre de poche, coll. « Références / histoire » (no 610), , 256 p. (ISBN 2-253-11541-X), p. 104.
- ↑ « Israël est désormais exclu de toute fonction publique », Le Matin, 57e année, no 20660, , p. 1 (lire en ligne).
- ↑ « Les commerces juifs », sur histoire-en-questions.fr (version du sur Internet Archive).
Voir aussi
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